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J’ai vécu tous mes instants avec passion. 
Dédicace
 

A mon sang si délicatement canalisé par le fruit d’un amour….  à mes parents. 

A mon sang si généreusement reconduit dans leurs veines…...  à mes enfants. 

A mon sang qui trop souvent n’a fait qu’un tour………………  à mes amants. 

A mon sang qui me donne le bonheur d’écrire………………..  à mes enseignants. 

A mon sang qui pourtant me fait peur………………………...  à la vie. 

 

ET enfin à tous ceux qui à travers ces aventures s’identifieront, car issus d’un même troupeau, nous sommes faits d’analogies quelles soient biologiques ou purement extrapolantes.  

Celui qui ne se trouve pas se cherche encore : la Vie n’est pas une fin en soi. 

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Cours de dessin

Le Prof.............    cyril.jpeg   ................ C'est mon fils !
Ses élèves de la MJC de Saint Egrève (38) et de la MPT de Saint Jean de Moiran (38) ont participé activement à l'illustration de mon 2ème recueil "Laisser son empreinte", auto édité ce mois d'octobre 2007.
Si le coeur vous en dit,  jeremy.jpg   Venez les rejoindre ! noemie.jpg
camille.jpgcarla.jpg
Sur Coublevie(38) Association Art et Création
,
salle Belledonne et la Sure:

Cours de dessin INITIATION avec la réalisation de compositions, de natures mortes, utilisation principale du crayon à papier et du pastel......le vendredi de 17h à 19h.

Cours de dessin APPROFONDISSEMENT avec le vivant: réalisation de la perspective, de personnages et d'animaux, d'élèments du visage(nez, yeux..) et du corps(les mains, pieds) de portraits et approche des techniques mixtes(lavis-encre de chine).....le mardi de 19h à 21h.

Cours de peinture INITIATION avec les bases de la couleur et apprentissage de l'acrylique......le mercredi de 18h à 20h.

Cours de peinture CREATIVE et TECHNIQUES d'ATELIERS avec une approche personnelle des thèmes libres et variés( peinture à l'huile, gouache, acrylique etc)......le vendredi de 19h à 21h.

Sur St-Egrève(38) près de Grenoble à la MJC Prédieu:

*Dessin initiation et perfectionnement de 18h30 à 20h30 le lundi

*Découverte artistique pour les enfants de 7 à 12 ans le lundi de 17h30 à 18h30.

*Peinture découverte et créative le jeudi de 18h30 à 20h30.

Stages de modèles vivants, d'aérographie initiation, sur sites naturels(paysages), de modelage en terre d'argile, et rencontres d'artistes pendant l'année.

Contact : Cyril CHEVALIER 06.78.27.11.35

Mardi 25 novembre 2008

Triste bilan du mois de mars ! Nous n’avons pas passé un week end ensemble http://www.grisy.net/article-24976601.html , nous n’avons pas pris un repas du midi ensemble alors que c’était devenu un rite et je ne savais que rarement quel en était le motif. Je n’ai eu droit qu’à un seul câlin et c’était après une dispute. Nous n’avons pas eu de moment de tendresse le matin alors que c’était bien ancré dans nos moeurs………Tout ceci sans aucune explication.

Je ne savais pas ce qui se passait dans sa tête : il ne me disait rien. Bien sûr, il était là tous les soirs en semaine mises à part ses supercheries du début de mois mais il rentrait à n’importe quelle heure et sans prévenir. Ma fille avait remarqué qu’il y avait un problème et elle me posait des questions. J’essayais de prendre la défense de Fr…… en prétextant son divorce mais elle n’était pas dupe et voyait bien que je souffrais en secret. Mon fils qui habitait pourtant en province, avait lui aussi constaté que Fr…… me délaissait souvent. Ma nièce aussi avait senti un problème lorsque je l’avais eue au téléphone pour son anniversaire, elle l’avait senti dans ma voix et m’avait posé des questions. Personne ne comprenait……..moi non plus. Je ne méritais pas ce comportement. Le soir en semaine, il était bien et semblait heureux d’être ici. Alors pourquoi ce détachement lancinant et perturbateur ? Pourquoi m’infliger tant de souffrances ? Si au moins j’avais pu comprendre, j’aurais peut être trouvé la force de sourire mais hélas…..je vivais un cauchemar, complètement repliée sur moi même et dans l’ignorance. Je n’osais plus aborder ce sujet avec lui de peur qu’il m’inflige encore une de ses leçons si injustes. Alors je m’écrasais, je l’accueillais avec gaieté du mieux que je pouvais et ne lui posais pas de question mais quand il n’était pas là, je passais ma vie à pleurer et me demandais si j’allais tenir le coup jusqu’à l’aboutissement que j’espérais positif., car rien ne justifiait ce comportement.

Après une semaine qui enfin redevenait normale par l’opération de je ne sais quel saint esprit et où je me sentais revivre dans le bonheur, nous nous sommes à nouveau disputés. C’était la fin, la bérézina, la grande déroute http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9r%C3%A9zina .  IL  partit avec ses affaires. J’allais en crever. La cause première était, à mon avis, l’alcool.

Il revint très bientôt.

Fr….. buvait de plus en plus et me disait des choses très méchantes lorsqu’il était dans cet état là. ET puis il m’avait fait tellement de mal au mois de mars que mes nerfs étaient à vif. IL couronna le tout le samedi 5 avril. Nous étions partis pour enfin passer ce week end ensemble et tout allait à merveille. Il  resta avec moi jusqu’au samedi 19h pour aller finir de réparer sa voiture car il devait repasser le contrôle technique avant le 12 avril et qu’il y avait beaucoup de points à refaire. Il se mit donc en route, me promettant de revenir en fin de soirée. Ce samedi midi, un coup de fil malheureux m’avait quelque peu perturbée. Il paraît que c’était son pote Allan, un alcoolique, vieux, con, divorcé et seul à 50 balais….un vieux beauf qui entrainait Fr….. dans des soirées plutôt louches. Je dis bien il paraît car depuis quelques temps, Fr….. sortait dans le jardin où dans la rue lorsqu’il recevait des coups de fil, chose qu’il ne faisait pas avant. Il me cachait forcément quelque chose. Enfin bref…il revint et me dit que son pote a besoin de lui pour visiter un appartement à Houilles demain dimanche. Les larmes me montent aux yeux…c’était trop beau qu’il passe le week end entier avec moi. Puis il ajoute : « es tu prête à recevoir Allan demain midi pour manger ? ».  Sur ces paroles, la joie m’envahit : aurait il enfin l’intention de ne plus me cacher ? « Oui, je suis prête, évidemment ! ». Fr….. partit donc samedi soir et pendant qu’il bricolait sa voiture, je me dirigeais toute contente à la Fnac https://www.adherent-solidaire.fnac.com/offre.php , récupérer les places que j’avais réservées pour un spectacle d’humoriste qui se déroulait le jeudi 10 avril. Je reviens, je fais à manger et attends Fr…… avec impatience. Là dessus ma fille I….. arrive avec son copain Dd. Ils viennent pour la 2ème tentative, montrer les photos de leur voyage au Maroc à Fr….. car la 1ère fois, il n’était pas là. « Patientez un peu, il va venir. Mais comme il arrivera tard, je vous propose de manger avant ». « Ok, maman. TU manges avec nous ? » « Non, j’attends Fr…… ». La soirée se passe bien mais plus le temps passe et plus je comprends que Fr….. ne viendra pas. Il est 23h et je n’ai pas de nouvelle. Je l’appelle et tombe, bien évidemment, sur son répondeur. J’essaie de faire devant ma fille bonne figure mais elle voit bien que je suis contrariée et me dit « quand même, il pourrait au moins te prévenir ! ». ET oui, il se payait encore ma tête mais je tentais de sourire malgré tout. I….. et Dd décidèrent de ne plus attendre et rentrèrent chez eux. ET me voilà repartie dans de lourdes larmes à nouveau mais je me consolais en me disant que demain je recevrais son pote.

Le lendemain matin – toujours pas de nouvelles de Fr…… – mais bon, tant pis, je pars faire quelques courses et me mets à préparer un bon repas. 13h : aucune nouvelle. Je l’appelle et tombe à nouveau sur son répondeur. 14h : il m’appelle pour m’annoncer qu’il ne viendra pas manger avec son pote, qu’ils sont encore occupés. De rage, je frappe le mur avec beaucoup de violence et je passe mon après midi à pleurer, pleurer, pleurer.

19h40 : il me rappelle pour me dire qu’il a fini avec Allan et qu’il arrive. Je sèche mes larmes, fais le repas et l’attends. I……, sentant bien que je n’allais pas bien, revint ce soir là et me vit encore attendre Fr……. 21h : pas plus de Fr…… que de beurre en branche et toujours pas de nouvelles. Je le rappelle et tombe sur le répondeur mais cette fois, c’est différent. Je sais qu’il a coupé le téléphone quand j’ai appelé. J’ai reconnu cette manipulation pour l’avoir déjà pratiquée moi même. Alors je n’insistais plus et passais ma nuit dans un cauchemar entre douleur et idées de violence. Il me faisait beaucoup trop souffrir. J’étais à bout.

........ 262ème épisode.......... à suivre..........dans la catégorie "biographie"

par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Jeudi 20 novembre 2008

suspicion.jpg  A ma grande surprise, il  rentra mardi soir après le resto avec Gigi  http://www.grisy.net/article-24761724.html . Il  rentra comme si de rien n’était, me demandant quand même si j’avais le moral. J’étais, je ne sais pas par quel miracle, très détendue et sereine. Cela l’a étonné et il a bien vu que je ne m’inquiétais pas. Il a insisté lourdement : « Ca va ? Tu as le moral ? ». Cela prouve combien il était conscient du mal qu’il me faisait. Il se savait fautif mais je ne tombais pas dans son piège à vouloir provoquer chez moi des dissentiments. Mercredi fut une journée normale sans encombre et nous avons repris nos parties de pétanque. Le printemps arrivait. Je commençais à croire qu’il arrêtait enfin ses blufferies cérébrales et voilà que le jeudi soir, il remis çà sur le tapis. Vers 16h, il m’annonça très maladroitement et avec beaucoup d’agressivité que je ne le verrais pas le soir. Je savais qu’il avait prévu d’aider un pote à déménager pendant le week end et qu’ il récupérait ses filles. Donc je m’attendais à ne pas le voir et j’avais bien accepté cette situation car elle était clairement définie mais j’étais loin de m’imaginer qu’il rajouterait 24h d’absence et de surcroît, sans me dire pourquoi. Je ne sais même pas ce qu’il fit ce soir là, ni avec qui, ni où. C’était le silence le plus noir. Il ne m’avait même pas rappelée. Moi non plus d’ailleurs. J’étais lasse de ses fourberies et lui poser des questions était tout à fait inutile….il pouvait raconter n’importe quoi. Voilà donc cette fichue semaine ! Je ne le vis que très peu et le seul soir qu’il me consacra en entier…il s’’endormit à table car épuisé de ses sorties.

J’avais trop de peine et je décidais de ne pas aller travailler. Il s’intéressait tellement à moi qu’il ne le savait même pas.  J’espérais que mon acompte soit là le lendemain matin,  car j’aurais peut être pu faire un tour à Merlimont http://www.grisy.net/article-18168849.html . Puisqu’il me délaissait, autant bouger sans lui. Il jouait un jeu dangereux et je souhaitais pour lui, pour nous ! Que je ne ferais pas de nouvelle rencontre car là…il allait trop loin et il en fallait peu pour que je cherche un peu de réconfort ailleurs. C’est humain non ? Je ne pouvais pas souffrir sans arrêt alors que je ne le méritais pas. Il fallait et il devait y avoir une certaine justice.  

Finalement, je ne suis pas allée à Merlimont mais à Rethondes dans l’oise http://fr.wikipedia.org/wiki/Rethondes  . Sa grand mère habitait non loin de là et Fr…… m’avait beaucoup parlé de cette région qu’il affectionnait. Dans la clairière de Rethondes, il y a le wagon dans lequel fut signée l’armistice qui mit fin à la guerre en 1918 http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichelieu.php?idLieu=1355&idLang=fr . Aller à Merlimont ou à Rethondes – seule – était pour moi une manière d’être près de Fr….. puisque ce sont deux régions qui lui tiennent à cœur. Donc, quand il me manquait d’affection, je me reportais sur ce qu’il chérissait. Il m’avait téléphoné le samedi après midi. Encore une fois, les efforts de réconciliation furent de mon fait mais qu’importe ! Ce que je voulais, c’était le retrouver comme nous étions avant cette dispute : complices et amoureux. Il était à Merlimont avec les deux petites. A son retour, le dimanche soir, il semblait très content de me voir. Je ravalais mes doutes et nous avons passé une bonne soirée. Cependant il me restait un os en travers ! Il m’avait tout détaillé ses activités depuis vendredi matin mais lorsque je parlais du jeudi soir….il ne sut pas ou ne voulut pas me répondre. « Qu’est ce que j’ai fait jeudi soir ? Je ne m’en souviens même plus ! Je perds la tête »….je n’ai pas cru un mot de cette soi disant amnésie et sa tête, je lui aurais bien mise au carré ! Je ne sais pas et ne saurais jamais ce qu’il a fait ce soir là ni pourquoi j’ai souffert et j’ai  beaucoup de mal à tirer un trait sur cet épisode. Rester dans le flou ou l’ignorance est une insulte que je n’arrive pas à avaler. J’avais besoin de combler ce vide. Pour ma part je pense qu’il n’avait rien fait d’extraordinaire ce jeudi là. IL aura simplement voulu aller au bout de la leçon de liberté qu’il avait décidé de m’infliger. Mais il me mettait le doute en  passant cette soirée sous silence, toutes mes imaginations étaient possibles : la jalousie entre autres car je lui avais dit clairement que s’il me délaissait, il serait cocu. Donc je crois qu’il voulait orienter mes pensées dans ce sens pour bien marquer le coup et me « dresser » ! Je ne suis pas tombée dans son piège et je n’ai posé aucune question. Nous sommes passés à un autre sujet et les choses semblaient rentrer dans l’ordre mais je restais quand même dubitative et avais beaucoup de mal à lui faire confiance malgré tout mes efforts.  

Voilà ! Nous entamions un nouveau week end et j’étais seule encore. C’était le 4ème week end consécutif dans le genre. Nous avions pourtant passé une bonne semaine mais le jeudi soir, cela a encore pété lorsqu’il m’a annoncé « tu ne me verras pas ce week end, ma mère veut que je taille ses arbres ». Bien sûr : tous les prétextes étaient bons. La dernière fois, elle voulait aller à Merlimont…cette fois c’était le printemps et il fallait s’occuper de son jardin. Elle choisissait forcément les week end où il n’avait pas ses filles. Comme cela : elle l’éloignait de moi. Car je n’y avais pas pensé ! C’est ma fille I…… qui m’éclaira lorsque je suis allée la chercher à l’aéroport, à son retour de Marackech au Maroc http://fr.wikipedia.org/wiki/Marrakech où la mère de Dd, son copain, venait de se marier. Et oui, c’était logique ! Nous n’avions pas passé un  week end ensemble depuis notre retour de congé avec les petites. Fr….. m’avait dit qu’elles avaient beaucoup parlé de moi. Visiblement elles me réclamaient et cela générait de la jalousie dans la tête de sa mère et de son ex. Donc sa mère trouvait des prétextes bidons et comme il n’était pas encore divorcé et qu’il continuait à me cacher – moins qu’avant, c’est vrai, mais encore trop -  c’était moi la sacrifiée. J’avais tellement de déchirures dans mon cœur que plus rien ne passait. Au moindre rejet, même si je savais que ce n’en était pas vraiment un mais plutôt le souci de satisfaire tout le monde tout en restant discrets, je fondais en larmes et ne me contrôlais plus. Je souffrais énormément et tendais vers la dépression.

Je n’étais plus heureuse.

 

........ 261ème épisode.......... à suivre..........dans la catégorie "biographie"

 

par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Vendredi 14 novembre 2008

Février 2003 : On sort enfin de l’ombre http://www.grisy.net/article-24481669.html  ! Mon doux rêve se réalise….je suis comblée. Soirée choucroute dans le bled de Lulu http://www.grisy.net/article-20341279.html pour les 38 ans de Fr….., et avec les 2 petites, s’il vous plaît ! Lulu était maintenant au courant que nous refaisions notre vie ensemble. Les petites croyaient encore que nous n’étions qu’amis mais c’était bien comme cela. Il ne fallait pas les brusquer. Elles semblaient m’apprécier malgré quelques questions latentes que je sentais au fond de leur cœur. Mln…… faisait un peu de cinéma, d’ailleurs Fr…. l’appellait Mélanoche à cause du cinoche. Elles ont vu et aimé ma maison.

Vacances de Février : nous voilà partis tous les quatre pour passer une semaine de ski chez mon fils C…... Cela ressemblait à une famille : Fr……, ses filles, mon fils et moi même. J’étais heureuse. Cette semaine fut merveilleuse autant dans nos relations que dans les loisirs. Les petites pensaient encore que nous étions de  simples amis mais cela semblait se préciser dans leur esprit. D’ailleurs Mln… me confia qu’elle aimerait bien que je sois avec son père.

Tout allait merveilleusement bien……sauf ! Qu’il me cachait encore. Bien sûr, Lulu, Roger et Dias savaient maintenant qu’il vivait avec quelqu’un mais j’étais toujours seule comme une idiote lorsqu’il allait voir sa mère, ses potes proches et ami(e)s. Le divorce tardait à se prononcer. Cela faisait déjà  vingt et un mois qu’il était entamé et c’était un divorce à l’amiable ! Je hais la justice française.

Fr….. partit quelques jours avec sa mère à Merlimont. C’était un week end où il n’avait pas ses filles. Cela signifiait que le week end prochain, je serais encore seule. Cette situation me pesait beaucoup trop et je me sentais égarée lorsqu’il n’était pas là. Le fardeau était trop lourd sur mes épaules et durait depuis une éternité. Pourquoi n’avait t il pas attendu le week end prochain pour aller à Merlimont ? Il aurait emmené sa mère et ses filles et au moins nous aurions pu profiter de nos moments à nous. Je comprenais et il était normal qu’il s’occupe de sa mère mais je trouvais qu’il gérait assez mal notre couple. Il voulait faire plaisir à tout le monde et forcément, il y avait des sacrifiés…..au hasard : ma pomme.

La semaine suivante, il rentra tard presque tous les soirs car il était invité à droite ou à gauche et comme j’étais toujours incognito……je l’avais dans l’dos ! Le bonheur se mérite. Nous lançons souvent cette morale dans la vie courante. Sommes nous conscients de nos paroles ? Il faut les vivre pour apprécier. Etre méritant est une épreuve de force, croyez moi. J’en avais assez d’être méritante. J’aurais aimé récolter un peu de nectar.

Le retour de Merlimont vira au cauchemar. Nous avions bien entamé la soirée et étions heureux quand, au cours de notre conversation, il déclara encore que s’il laissait le pavillon de sa mère à Houilles et qu’il rachetait Argenteuil (petit appartement qu’il possédait avec sa femme et où vivaient des locataires) pour séparer les biens du ménage, il y vivrait….sans moi ! Alors que la semaine passée, il m’avait dit le contraire. Je le pris très mal. Je ne suis pas une girouette avec laquelle on fait joujou ! D’un mot à l’autre, nous en sommes arrivés à une dispute assez violente tant en paroles qu’en attitudes des deux parties. « On vit ensemble mais on n’est pas ensemble » ! Voilà ce qu’il trouva à répondre lorsque je lui dit que j’en avais marre de me cacher. S’entendre dire cela et qui mieux est, au bout de trois ans et demi d’amour et plusieurs mois de vie commune, c’était quand même très blessant. Il me fit très mal ce dimanche soir. Monsieur s’imaginait que je voulais lui mettre le grappin dessus……excusez moi, mais je ne saisissais pas bien. Le grappin dessus alors que nous vivions ensemble et qu’il était libre de tous ses gestes et mouvements. Je ne lui demandais rien lorsqu’il rentrait tard sauf… »faut il t’attendre pour manger ? », histoire de ne pas rester affamée comme une imbécile alors qu’il mangeait ailleurs. Je pensais être correcte et discrète et mes rares remarques étaient tout à fait légitimes. Monsieur avait peur que l’on touche à sa liberté. Monsieur ne me connaissait pas encore et pourtant que de sacrifices j’avais surmonté durant ces trois années ! Résultat des courses, il ne rentra pas le lendemain soir. J’avais tellement de chagrin que je ne pouvais rien avaler. De ma part, cela signifiait qu’il se passait quelque chose d’important car Arielle qui ne s’alimente pas…… c’est un vaste pléonasme !!  Cette phrase qu’il m’avait jetée comme cela en pleine figure signifiait qu’effectivement on vivait ensemble mais que rien n’était établi aux yeux des autres. Autrement dit, pour vivre heureux, vivons cachés. J’ai eu trop mal encore une fois.

Il commença à me parler de sa copine Gigi, amie de longue date puisqu’il l’avait hébergée du temps qu’il était marié, afin qu’elle se sorte d’une mauvaise passe. Il l’invita au restaurant pour ses 59 ans. Heureusement, le midi, il était venu manger avec moi. J’avais encore fermé mon caquet et lui avais donné l’impression que tout allait bien mais au fond de mon cœur, j’avais l’amertume et j’avais peur qu’il ne rentre pas encore ce soir là….juste pour me donner une leçon et me montrer que c’était lui qui portait la culotte. Je lui ai dit qu’il était trop stupide et je le pensais vraiment.

Ne vous méprenez pas ! Gigi était la chef de son ex et il l’avait beaucoup dépannée à une période où elle allait très mal. Je devais lui faire confiance et vous aussi chers lecteurs…vous croyez que je ne sais pas ce que vous pensez ? Il faut connaître Fr….. pour pouvoir se faire une idée et si je lui faisais confiance, c’était à juste titre. Je le connaissais à fond les manettes.

En attendant, ce trait de caractère m’ennuyait car il était ingérable. On ne pouvait pas lui faire de reproches, cela se retournait systématiquement à notre désavantage. Il se prenait pour le seigneur et maître et rendait au centuple mais malheureusement uniquement dans le mal. Conclusion : avec lui, il fallait accepter sans broncher et cela ne me ressemblait pas. On a le droit de ne pas être d’accord……mais il ne vaut mieux pas si l’on veut éviter la sanction. Il était terriblement méchant et injuste par moments mais je l’aimais !

Cette soirée de dimanche était des plus bizarres. Nous sommes passés par tous les stades : la joie, la douleur pour finir par passer la nuit presqu’entière à câliner. Il faisait sa propre justice croyant être dans la vérité. Il était orgueilleux.

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par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Jeudi 6 novembre 2008
Nous étions en juillet et en vacances. Fr……. profitait de Merlimont  avec ses filles depuis une semaine et moi, je stagnais à la maison pour l’instant. Cet éloignement me faisait énormément souffrir. J'avais l'impression qu'il était parti depuis des mois ! il me manquait le matin, le midi, après le travail, le soir, la nuit…..je ne savais plus vivre sans lui, moi qui avais passé pratiquement toute ma vie à me débrouiller seule. Heureusement il me téléphonait tous les jours mais comme il me cachait encore  , il était obligé de m’appeler en catimini et ces coups de fil me faisaient du bien certes car c’était un peu de lui avec moi, mais aussi du mal car nous ne pouvions pas parler longtemps et puis Fr…. se préservait de souffrir de ces kilomètres imposés et évitait de parler sentiments. J’en avais pourtant tellement besoin ! Lorsqu’ il se passait ne serait ce qu’un jour sans nouvelles, j’étais très triste sans même savoir pourquoi : je me disais que très certainement, il n’avait pas pu appeler. J’espérais simplement qu’il allait bien. Je m’inquiétais toujours de ses silences. Avec lui, je m’attendais à tout ! 
Cet été là fut un terrible cauchemar pour Fr…... Sa fille aînée, après lui avoir fait croire qu’elle ne voulait pas partir en vacances avec sa mère, était venue toute mielleuse à Merlimont et lui en avait fait voir de toutes les couleurs. En fait, elle avait été missionnée par sa mère pour surveiller son comportement avec les petites, pour trouver la faille afin d'alimenter le divorce. Elle fut odieuse pendant quinze jours et Fr….. a fini par craquer. Il lui a mis une claque et cela a tourné au drame. Son ex a débarqué à l’improviste avec sa mère à lui. Elles n’ont pu que constater qu’il prenait bien soin des petites, les ayant trouvées à table avec un bon repas qu’il avait mijoté. Elles s’en sont retournées bredouilles mais sa femme n’en n’est pas restée là ! En passant, je trouve un peu bizarre l’attitude de la mère de Fr….. et je me demande de quel côté elle était ?
Fr….. a eu ses vacances gâchées. Il avait pourtant prévu des tas de bonnes choses pour les petites : des visites à son oncle, à son pote Jacquot en Bretagne et surtout un super feu d’artifice dans le jardin et pour la 1ère fois de sa vie, la boîte de nuit pour les 16 ans de Ml…..., la grande.
Ml…… était repartie avec sa mère, bien avant qu’il puisse réaliser toutes ses bonnes attentions et le feu d’artifice, il le fit seul avec les petites avec comme seul réconfort, des larmes si chaudes qu’elles ressortirent à tout instant, pendant de longs mois, depuis cette mésaventure.
De retour à Houilles  , il reçut une convocation au commissariat. Sa fille et son ex avaient porté plainte contre lui pour coups et alcoolisme. Ml….. avait un certificat de complaisance de son docteur pour une incapacité de travail de 3 jours ! il paraît qu’il l’avait assommée et qu’elle avait perdu connaissance ! heureusement qu’il n’y avait que 3 jours sur le certificat car au bout de 8 jours, c’était la garde à vue. Je suis persuadée que la baffe était un peu trop forte car Fr….. est quelqu’un de brutal, qui ne sent pas sa force et poussé à bout……..j’imagine ! mais je comprenais sa réaction : j’en aurais fait autant. Sa fille était une peste capricieuse et intéressée, et qui plus est poussée par une mère sans scrupule. Pour l’instant nous ne savions pas s’il y aurait une suite à cette plainte. Le procureur devait statuer. Son ex était quand même très mauvaise car avant juillet, elle avait écrit une lettre à Fr….. pour lui signaler qu’elle allait transformer le divorce à l’amiable en divorce par défaut et qu’elle demanderait qu’on lui retire le droit de visite sur les petites. Cette lettre confirmait bien qu’elles avaient monté un coup toutes les deux (fille et mère) mais elles se mirent toutes seules en tort car pourquoi lui aurait elle laissé les deux petites s’il était si dangereux ? (elle n’avait emmené que Ml…. lors de sa visite impromptue).
En septembre, elle lui annonçait qu’elle maintenait le divorce à l’amiable et il reçut l’officialisation de la non conciliation. Ceci signifiait que le divorce serait prononcé sous peu. Il était temps car moi aussi je craquais. Fr….. me cachait toujours bien que nous vivions ensemble et que son nom soit porté sur ma boîte à lettres. Il n’y a qu’à Merlimont que je me sentais vivre car là bas, j’avais droit à une vie normale aux yeux de tous et sans tricherie. Son voisin me connaissait, tout le quartier s’habituait à ma présence et si les chevaux pouvaient parler…… ! Mais ici, il m’appellait Bruno lorsque je lui téléphonais et qu’il y avait du monde près de lui. Nous étions séparés à chaque fois qu’il voyait ses amis, ses enfants ou sa mère. Je n’en pouvais plus de me terrer. Et pourtant nous étions tellement heureux à la maison ! Pour vivre heureux, vivons cachés, dit le proverbe………… je vous garantie qu’il ne faut pas tout prendre à la lettre.
Nous avançions dans notre vie commune et nous avions ouvert un compte joint pour épargner un peu. Toute ma famille le connaissait. Je voulais tellement sortir de l’ombre ! J’espérais qu’une fois le divorce terminé, il me présenterait car au bout de trois ans quand même, j’estimais avoir le droit d’être reconnue. Mais va savoir Charles ! Fr….. est si têtu et compliqué quand il s’agit de sentiments. Je craignais de ne pas occuper une place suffisamment importante dans son cœur. Il avait besoin de moi car il était blessé mais lorsque je l’aurais bien soigné, se souviendra t il de ma bonté ? Ne me jettera t il pas à la poubelle de son passé ? Je crois que je lui en donnais trop, beaucoup trop et j’avais peur de me ramasser une veste. M’aimait il ou bien se servait il en extirpant tout ce que j’avais au fond des tripes ? Qu’adviendra t il de notre amour si fort parce né dans la souffrance ? Que seront les beaux jours ? Une épreuve de plus ? Je n’avais plus confiance en mon destin.

........ 259ème épisode.......... à suivre..........dans la catégorie "biographie"
par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Lundi 3 novembre 2008
Le mois d’avril fut un vrai bonheur tant nous étions proches. Fr…… était enfin passé en conciliation  et cela se fit sans ombrage. Pour la grande, le juge lui donna le droit de visite libre c’est à dire qu’elle pouvait débarquer quand elle le souhaitait bien qu’elle avait demandé à ne plus voir son père. Je pense que le juge avait dû la raisonner car la semaine suivant la conciliation, elle débarqua effectivement et les relations avec son père furent à nouveau pleines de joie.
Fr…… se comportait avec moi d’une façon beaucoup plus « maritale » et semblait même vouloir passer le prochain nouvel an avec ses petites et moi chez mon fils C…… ! Quel bonheur ! Etait il enfin décidé à ne plus me cacher ? J’osais à peine y croire et j’avais raison car ce week end là, après deux jours magnifiques, nous eûmes une altercation qui me faisait à nouveau sombrer dans un désespoir très noir. J’étais en phase de pré ménopause et il se passait des transformations étranges dans mon corps, ce que apparemment je vivais très mal. Ma poitrine gonflait, devenait lourde et me pesait. Mon ventre avait doublé de volume et était dur comme de la pierre. J’avais la nausée…en bref : tous les symptômes de la femme enceinte. Je m’inquiétais, souffrais de cet état et me demandais parfois si je n’étais pas réellement enceinte vu que j’étais indisposée tous les trois ou quatre mois maintenant. J’avais perdu mes repères et ne comprenais plus rien à mon cycle. Fr…… me fit remarquer que j’avais beaucoup grossi depuis deux mois et me soupçonnait une grossesse. Il me titillait par ses questions comme il savait si bien le faire et je finis par lui avouer mes craintes. Là : commença un cauchemar. Il réagit très mal, crut que je lui cachais un enfant pour le piéger, ne me faisait absolument pas confiance et refusait d’admettre un dérèglement hormonal. Il se mit en colère, me reprocha les mêmes choses qu’il aurait dû reprocher à son ex lors de sa 1ère grossesse car elle l’avait bel et bien berné et c’était pour cela qu’ils s’étaient mariés. Je continuais à payer les pots cassés de l’attitude si méchante et perverse de sa femme. Pour bien me faire comprendre qu’il ne voulait pas d’enfant avec moi, il surenchérit et me redit que je n’étais qu’une passade dans sa vie…..euh…une passade de 2 ans et demi quand même ! il me dit que j’étais là parce qu’il n’était pas rétabli de son divorce. En quelques mots, j’étais la roue de secours.
Ses paroles me blessèrent profondément. Il avait une opinion de moi très décevante. Je ne suis pas comme il le disait et il le savait mais c’était plus fort que lui. Encore une fois, j’étais victime de sa vie passée. Pour être sûr que je ne sois pas enceinte, il me fit deux chèques : 1 pour passer un test de grossesse, l’autre pour prendre rendez vous chez le gynécologue. Il voulu m’accompagner à ce rendez vous. Au moins, il assurait ! Il n’envisageait qu’une seule solution : l’avortement. Je lui rétorquais que j’étais d’accord et que moi non plus, je ne voulais pas d’enfant et là, il me dit ne plus comprendre car vus mes sentiments pour lui, le contraire aurait été logique. Bien évidemment je l’aimais mais à 48 ans, je n’avais pas envie de recommencer à pouponner « réfléchis un peu, lui dis je ». J’ai soudainement cru comprendre qu’il aurait été heureux que je désire un enfant de lui ! que de contradictions ! Il me reprochait, non pas d’avoir caché mes craintes, mais d’avoir attendu si longtemps avant de réagir. Il n’avait pas tort sur ce coup là : si vraiment j’avais été enceinte, le délai pour avorter aurait été dépassé et selon sa conception de la chose, il n’aurait pas accepté que j’élève seule un enfant de lui. Donc il se sentait piégé. 
Je regrette qu’à aucun moment, il n’ait envisagé que je pouvais être mal dans ma peau, que si j’avais attendu, c’était parce que j’avais peur et aussi parce qu’à mon âge, il y avait très peu de probabilité de grossesse. J’avais d’ailleurs vu mon médecin 15 jours auparavant, qui m’avait parlé de dérèglement hormonal et prescrit un traitement, que je n’avais pas acheté. Je n’aime pas prendre des médicaments. Je n’ai pas confiance en la médecine traditionnelle. J’avais heureusement pu donner le double de l’ordonnance à Fr……. et il vit bien que je n’étais pas restée entièrement sans réagir. Quoiqu’il en soit, je ne l’aurais pas mis au courant sans être sûre de mon état. Ce n’était pas utile de l’inquiéter pour rien. Et voilà : c’est lui qui avait provoqué cette discussion et cela avait très mal tourné. Là dessus il parti en m’embrassant à peine du bout des lèvres et me dit qu’il y avait peu de chances pour que je le revoie avant son départ à Merlimont pour le pont de l’Ascension (soit le lendemain). J’étais là, en pleine dépression, avec pour reste un goût amer de dispute et ne savais quand je le reverrais. Il me faisait la tronche, comme un gamin. Je tentais de lui téléphoner plusieurs fois mais il ne décrochait pas (il savait très bien que c’était moi car mon numéro s’affichait et comme je n’aime pas tricher, je ne me mettais pas en numéro anonyme). J’ai quand même pu l’informer du résultat du test. Il était négatif. Je n’étais pas enceinte mais simplement en pleine pré ménopause. Nous nous étions déchirés pour rien.
Heureusement, nous avions déjà et à force d’épreuves diverses et variées, bien avancé dans notre couple et cette dispute resta sans lendemain. Fr….. en avait souffert et était vite revenu à de meilleurs sentiments. Depuis, les choses avaient changé. Nous vivions ensemble à 95% et  c’était un vrai bonheur malgré le caractère de Fr…… car il n’est pas évident ce mec ! Mais qu’importe, c’était avec lui que je me sentais bien.
Nous faisions de plus en plus de parties de pétanque, à cent pas de la maison, devant la MJC. Nous nous étions approprié un petit bout de terrain assez sympathique. Le clocher de l’église  sonnait nos victoires. Les passants s’arrétaient amusés, certains discutaient le bout de gras, des enfants jouaient sur la place ou bien faisaient du toboggan . Les oiseaux chantaient, les rosiers nous cernaient. Le ciel tantôt bleu tantôt nuageux ressemblait à notre jeu…… Il y avait de l’ambiance ! A nous deux, nous formions une sacrée bande. Je faisais des progrès et Fr…… commençait à perdre du terrain. Les parties étaient serrées. Quand j’étais petite, je jouais déjà à la pétanque sur la place du village à Sahorre  dans les Pyrénées orientales. Fr….. s’exerçait tout seul quand il était à Merlimont avec les filles. On allait devenir des pro ! La pétanque, c’était aussi l’apéro et ces soirées merveilleuses à la maison. Nous sortions aussi beaucoup. Ma fille I….. nous accompagna à un concert de Soldat Louis . La vie était belle ! Mais Fr…… n’était toujours pas divorcé et il continuait à me cacher dans son entourage car, quand nous étions chez moi, nous cotoyions tout le monde, au grand jour et sans vergogne ni châtiment, ce qui démontrait bien que le seul problème se situait dans le crâne de mon entété.

...............258ème épisode.......... à suivre..........dans la catégorie "biographie"
par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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