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  • : L'Univers d'Arielle
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  • : J'aime les mots, les affiches anciennes, les BD, les dessins animés, la mer et tant d'autres choses ! En bref, j'aime la vie. Je suis fan de Brassens, Jean De La Fontaine, Brel, Rimbaud, Gainsbourg, Pierre Perret, Renaud....
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Un p'tit plus !


 

annuaire du pépère

 

Référencement gratuit
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J’ai vécu tous mes instants avec passion. 
Dédicace
 

A mon sang si délicatement canalisé par le fruit d’un amour….  à mes parents. 

A mon sang si généreusement reconduit dans leurs veines…...  à mes enfants. 

A mon sang qui trop souvent n’a fait qu’un tour………………  à mes amants. 

A mon sang qui me donne le bonheur d’écrire………………..  à mes enseignants. 

A mon sang qui pourtant me fait peur………………………...  à la vie. 

 

ET enfin à tous ceux qui à travers ces aventures s’identifieront, car issus d’un même troupeau, nous sommes faits d’analogies quelles soient biologiques ou purement extrapolantes.  

Celui qui ne se trouve pas se cherche encore : la Vie n’est pas une fin en soi. 

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Cours de dessin

Le Prof.............    cyril.jpeg   ................ C'est mon fils !
Ses élèves de la MJC de Saint Egrève (38) et de la MPT de Saint Jean de Moiran (38) ont participé activement à l'illustration de mon 2ème recueil "Laisser son empreinte", auto édité ce mois d'octobre 2007.
Si le coeur vous en dit,  jeremy.jpg   Venez les rejoindre ! noemie.jpg
camille.jpgcarla.jpg
Sur Coublevie(38) Association Art et Création
,
salle Belledonne et la Sure:

Cours de dessin INITIATION avec la réalisation de compositions, de natures mortes, utilisation principale du crayon à papier et du pastel......le vendredi de 17h à 19h.

Cours de dessin APPROFONDISSEMENT avec le vivant: réalisation de la perspective, de personnages et d'animaux, d'élèments du visage(nez, yeux..) et du corps(les mains, pieds) de portraits et approche des techniques mixtes(lavis-encre de chine).....le mardi de 19h à 21h.

Cours de peinture INITIATION avec les bases de la couleur et apprentissage de l'acrylique......le mercredi de 18h à 20h.

Cours de peinture CREATIVE et TECHNIQUES d'ATELIERS avec une approche personnelle des thèmes libres et variés( peinture à l'huile, gouache, acrylique etc)......le vendredi de 19h à 21h.

Sur St-Egrève(38) près de Grenoble à la MJC Prédieu:

*Dessin initiation et perfectionnement de 18h30 à 20h30 le lundi

*Découverte artistique pour les enfants de 7 à 12 ans le lundi de 17h30 à 18h30.

*Peinture découverte et créative le jeudi de 18h30 à 20h30.

Stages de modèles vivants, d'aérographie initiation, sur sites naturels(paysages), de modelage en terre d'argile, et rencontres d'artistes pendant l'année.

Contact : Cyril CHEVALIER 06.78.27.11.35

Jeudi 8 mai 2008

 

Je me sentais heureuse…happy, you know ? J’appréhendais beaucoup ce retour de vacances car  je pensais que Fr….. ne serait pas pressé de me revoir et je n’attendais pas grand chose de cette journée. Je m’étais trompée. Il était encore plus amoureux que moi et maintenant, après ces trois semaines de séparation, je savais…nous savions à quel point nous tenions l’un à l’autre. Il n’y avait aucun doute possible. Nos retrouvailles furent grandioses et j’en ai encore le goût sucré qui parcoure mon corps et me fait frissonner. Cet homme faisait mon bonheur, j’espérais que cela  durerait éternellement et même au delà. Notre amour était parfaitement réciproque : nous étions sur la même longueur d’ondes. Lors de ces retrouvailles, j’ai compris lorsqu’il m’a déclaré « j’avais oublié à quel point c’est bon » qu’il m’était resté fidèle tout ce long temps. S’il avait oublié, c’est qu’il n’y avait pas eu droit. Et puis sa manière de me toucher, ses regards, ses mots parlaient mieux qu’un livre. Mes vacances avaient été merveilleuses et pourtant il m’avait tellement manqué….j’osais imaginer celles que nous passerions ensemble, plus tard et j’avais hâte que ce vœu se réalise.

Cette première semaine de septembre restera à jamais grâvée dans ma mémoire et dans mon cœur tant mon amour me comblait. C’était comme s’il avait eu un déclic, une révélation. C’était certainement le résultat de nos trois semaines d’éloignement. L’apothéose fut lorsque, pris d’un besoin vital d’être près de moi, il se débrouilla pour m’emmener à Merlimont http://www.grisy.net/article-16737374.html  un week end entier ! Trois jours ! ! Et c’était lui qui avait provoqué cette situation. C’était la première fois en quarante six ans que l’homme que j’aimais faisait des pieds et des mains pour être à mes côtés. Je n’avais rien eu à demander et je pensais avoir rêvé ce trop plein de bonheur que l’on pourrait presqu’appeler miracle. Il avait prit des risques inconsidérés, s’était disputé avec sa femme, était passé prendre les clefs chez sa mère et avait débarqué à la maison en pleine nuit. N’étant pas sûre qu’il viendrait car n’y croyant pas vraiment vu les obstacles que sa femme lui fourrait en permanence dans les pattes, je m’étais couchée, triste.

Il s’en passe des choses pendant notre sommeil ! Fr……. arriva donc à la maison vers deux heures du matin, trouva porte close, sonna et resonna une vingtaine de fois….rien à faire : quand je dors, je dors ! Je suis sourde comme un pot. Il arriva à pénétrer dans la petite cour qui me servait de jardinet (il m’avait dit avoir trouvé le portail ouvert ce dont je doutais car j’étais certaine de l’avoir fermé comme tous les soirs avant de me coucher mais peut être que dans mon subconscient j’avais délibérément omis de verrouiller ! je ne savais plus) puis se heurta à la porte d’entrée de la maison, bien cadenacée, celle là. Il frappa aux carreaux, lança des cailloux…..rien à faire : je roupillais. Tenace, mon amour ! Il entreprit l’escalade vers la fenêtre de ma fille I……, restée à entrebâillée à l’espagnolette http://fr.encarta.msn.com/dictionary_2016006511/espagnolette.html . Il fallait monter sur la table de jardin déjà bancale puis sur le petit toit en bois. Il y parvint mais son quintal le trahit ….. le bois céda, il était vermoulu, pas bon pour des goujats et tranché en fines lamelles. Mon amour se cassa la figure du toit. Meurtri mais toujours déterminé à emmener sa belle, il réquéquépèta depuis le zébut (repart à zéro), tailla un bout de bois en biseau pour faire sauter l’espagnolette et cette fois fit une entrée triomphale en plongeant sur le lit d’I……. qui fort heureusement dormait chez son mecton ce soir là.

Notre héros ne se sentit plus de joie et pénétra illico dans ma chambre, me trouvant ronflante, ronflante, ronflante. Il avait soif et traversa la maison pour se servir une bière bien fraîche puis refit son apparition : dans mon lit cette fois. C’est là et seulement là que je me suis réveillée ! « I…… ? » balbutiais je pensant dans mon sommeil qu’elle était revenue, puis très vite mes neurones firent un tour « C’est toi ! Tu es venu ! »……la maison entière retentissait de ma liesse. « J’avais tellement envie de te voir ! Je voulais tellement t’emmener à Merlimont ! » Ce furent ses premiers mots qui claquèrent comme une déclaration d’amour, si belle et forte à la fois. Nous nous sommes enlacés. Le bonheur était à son comble.

Deux ou trois fois, il me dit « tu es prête ? On y va ? » « Oui » puis nos baisers nous clouaient dans le lit et vers quatre heures trente du matin, il s’endormit alors que j’allais me taper le bout de camembert qui siégeait au fin fond du frigo….l’amour : ça donne faim.

Nous nous réveillâmes vers dix heures. Je fis le p’tit déj. Le temps d’être fin prêts à prendre la route : il était déjà treize heures quinze. Il avait volontairement oublié son portable chez lui, ainsi elle lui foutait la paix.

Nous sommes arrivés à Merlimont vers quinze heures trente, avons fait une halte à Etaples http://www.grisy.net/article-13720410.html sur le port, acheté le repas du soir : nous avons pris du bon temps au soleil et dans les dunes aussi. J’adorais lorsqu’il me promenait dans les endroits qu’il fréquentait avec son père. J’avais tout aimé de cette journée. Le soir, il me fit un festin d’huitres et barbecue. Nous avons joué à un jeu de société que je ne connaissais pas (notez qu’il faut une bonne dose d’amour pour me faire participer à ces jeux car en général, cela ne me branche pas des masses). Nous étions heureux et pourtant il était perturbé car à peine avions nous mis les pieds dans la maison que le téléphone sonnait tant qu’il pouvait. Il a fini par répondre : c’était sa mère. Elle s’inquiétait. Forcément, dans notre délire, nous n’avions pas pensé aux autres. Il n’avait pas appelé chez lui ni prévenu sa mère qu’il était bien arrivé. Tout le monde le cherchait si bien que les voisins avaient été alertés et avaient confirmé ne pas l’avoir vu. Rappelons qu’il aurait dû arriver dans la nuit et que nous avons ouvert la maison seulement vers dix sept heures ! « Tu as découché ! Avec qui es tu ? » : Ce furent les premiers reproches de sa maman. Puis il a dû affronter son boulet de femme et là : ça se corsait. La crainte qu’elle débarque l’a envahit et je le sentais tendu mais cela n’a pas gâché notre soirée. Couchés à trois heures trente, nous avons fait durer le plaisir une bonne partie de la nuit, bien décidés à nous lever pas trop tard car il  avait prétexté d’arranger la maison et il fallait bien qu’il s’affaire quelque peu pour être un tantinet crédible.

Neuf heures : no problemo. Je descendis faire le p’tit déj puis après que nous soyons lavés je partis faire quelques courses pour lui laisser le temps de bosser un peu. Pour sortir et entrer dans la maison, je devais me cacher à cause des voisins et Fr…… m’a avoué en avoir assez que nous soyons obligés de faire attention aux autres, de dissimuler notre amour. Cette nouvelle déclaration me fit plaisir. Enfin ! Quelqu’un qui voulait me montrer ! J’eus le sentiment d’être reconnue pour moi même et j’ai savouré cette sensation.

......214ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie..............

par Arielle publié dans : Biographie
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Lundi 5 mai 2008

La basilique Einhard  J’étais au mille onzième km depuis mon départ et j’ai vu Seligenstadt.

Seligenstadt signifie ville bénie. Il fallait le mériter ce détour ! j’ai galéré pour trouver mon chemin aux alentours de Frankfort encore une fois. Les autoroutes sont gratuites et foisonnent. Il faut comprendre leur logique. Finalement elles sont construites comme les phrases allemandes : nous avons une première indication au début puis il ne faut pas dévier jusqu’au verbe final sinon on y perd son latin ! pas évident lorsqu’on est français ! si on dévie, on se perd dans des adjectifs à rallonge et on tourne en rond. Finalement, pour mener une affaire rondement : il faut y aller carrément !

Le stress de ce dédale aidant, je commençais à douter de la valeur de mes efforts pour Fr……. Mon chemin était si difficile à trouver et j’appréhendais de déboucher sur une ville sans intérêt hormis les quelques photographies que je prendrais pour  fabriquer une trace indélébile de son grand père. Et puis….pas un coup de fil depuis Sedan http://www.sedan.fr/ssctg.php?c=1&s=2 et ma motivation commençait à perdre de sa force. Est ce que mon amour méritait vraiment que je l’aime aussi fort ?Je me raisonnais en pensant que certainement, il ne pouvait pas appeler depuis l’Espagne mais quand même… ! j’avais tellement besoin au moins de l’entendre.

Je m’arrêtais dans la foret aux abords de Seligenstadt pour manger un bout. Je me suis vite aperçue que cette foret est une vaste maison de passe ! Ces cornouillards de mecs sont tous les mêmes, dans toutes les langues ! Ils n’ont pas pigé que je faisais du tourisme et commençaient à me tourner autour avec des yeux dignes de Tex Avery…  http://www.cottet.org/avery/avloup.htm sortant de leurs orbites ! je remballais donc mes quatre tomates et m’installais dans l’autre foret à la sortie de la ville.

En traversant Seligenstadt, j’eus un premier aperçu qui me remonta le moral. Ca avait l’air assez joli. J’y retournais donc pour digérer et cette fois, décidais d’y passer la journée. J’ai découvert une ville magnifique http://fr.wikipedia.org/wiki/Seligenstadt  et j’ai eu la chance de tomber en pleine brocante, juste devant l’auberge dont Fr….. m’avait parlé…celle de son grand père ?..enfin, je pense que c’était celle là : sur la place de l’hôtel de ville, non loin de la cathédrale. Les maisons sont très typiques, très colorées (beaucoup de vert) et ressemblent un peu au style normand http://www.ac-nancy-metz.fr/ia88/CPLangues/imagesetdecouvertes.html . Les cathédrales sont souvent en pierre rouge, mastoques et pourtant si raffinées. Les rues sont toutes pavées, mes talons peinaient !

La vieille ville est cernée par un bras du Rhin et je pensais que c’était là, la balade en bateau que Fr…. avait faite lorsqu’il était petit. J’ai cherché des anciennes cartes postales de Seligenstadt mais n’en n’ai pas trouvé. Un commerçant m’a dit qu’à sa connaissance, c’était très rare et qu’il me faudrait faire des recherches. Je n’avais pas le temps ni l’argent pour séjourner plus longtemps ici, alors j’abandonnais cette idée.

Ensuite je suis allée me recueillir un peu sur la tombe des grands parents de Fr…….. Le cimetière est derrière la cathédrale sur les bords du fleuve. La tombe des grands parents de Fr……, est la quatrième à gauche avant la petite église. J’ai été surprise de voir qu’elle était bien entretenue. Elle était joliment fleurie et il n’y a pas de mauvaises herbes. J’ai rencontré, deux tombes plus loin, une dame qui m’a dit avoir bien connu la grand mère de Fr……. et avoir passé son dernier été avec elle. C’était cette dame qui entretenait la tombe. D’après elle, il n'y’a plus de famille R……. à Seligenstadt.

Une autre vieille dame a été charmée par l'objectif de mon voyage et m’a prise en sympathie. En quelques minutes, elle m’a apporté beaucoup d’affection. Elle semblait être la gardienne du cimetière. J’ai pris une photo de la tombe des grands parents de Fr…….,  puis je suis repartie à Morfelden http://www.campingplatz-moerfelden.de/ pour passer la nuit. Il était déjà tard et je n’avais rien acheté à manger.

Sur ma route, j’ai fait une halte dans un centre commercial heureusement ouvert jusqu’à vingt heures. Wal-Mart est impressionnant…..grandiose !  http://fr.wikipedia.org/wiki/Wal-Mart  C’est une grande surface qui fait à elle seule la longueur des " 3  fontaines » à Cergy Pontoise http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_3_Fontaines , et ceci sur deux étages. On trouve tout : de la pince à cheveux au portail en passant par la nourriture et des kilomètres de chaussures ! A l’étage, il y a largement de quoi meubler et même construire une maison ! Mirifique !

Je me suis acheté quelques wurst http://fr.wikipedia.org/wiki/Saucisse_allemande , spécialités allemandes. Ils ont le secret de la fabrication des saucisses comme nulle part ailleurs. La charcutaille allemande c’est quelque chose ! C’est donc à la nuit que je me suis fait un petit festin, à la bougie, devant ma tente et bercée par la radio allemande. S’ils sont forts en wurst, ils sont nuls en radio. J’ai été bien déçue de ne pouvoir capter que des bavardages ringards et des musiques culcul à la mords moi l’nœud !

Le lendemain midi, j’avais prévu de plier bagages et de rentrer en France car mon fils m’attendait à Voiron http://www.ville-voiron.fr/index.adml?r=1208 , chez lui.

J’avais fait ce voyage pour Fr…….. et pour moi aussi…  »à la nôtre » ! et je m’étais régalée malgré les quelques prises de tête à Frankfort. Ainsi j’avais le sentiment d’avoir à nouveau partagé quelque chose d’important avec mon amour. A travers Merlimont http://www.grisy.net/article-18014590.html  et Seligenstadt, j’étais heureuse d’être entrée un peu plus dans son fort intérieur comme si je faisais un peu plus partie de lui et j’aimais çà. J’aimais le connaître, le comprendre, le découvrir.

Disons que Merlimont était son cœur et que Seligenstadt était ses entrailles et comme ensemble nous prenions de bons pieds….l’osmose semblait presque parfaite. Il restait à toucher son âme……….. !


......212ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie..............
par Arielle publié dans : Biographie
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Mardi 29 avril 2008

germany-m.gif  Je pris donc mon temps et visitais Trier http://www.trierer-weihnachtsmarkt.de/fr/trier.php , la première ville après la frontière. Rustique et fortifiée, cette ville offrait un centre animé et très coloré. Je m’y aventurais sans souci puis repris la route pour m’approcher de Seligenstadt. Il me restait environ 130 km à parcourir. Je choisis de passer la nuit à 40 km de Mainz http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayence sur une aire  de repos de l’autoroute. J’ai beaucoup étonné les gens lorsqu’au petit matin, je sortis hirsute à mon tour, de la voiture et mis en route mon réchaud pour préparer mon p’tit déj. Certains allemands entamèrent la discussion et je pris beaucoup de plaisir.

10h du mat, les yeux emplis de soleil, je me mis en quête d’un camping sur les bords du Rhin pour suivre les traces du passé de Fr……. (il avait, étant petit, campé sur les bords du Rhin http://fr.wikipedia.org/wiki/Rhin  et, complément à ces souvenirs, mon père et son frère avaient franchi ce large fleuve à la nage, sous les balles des allemands pendant la seconde guerre mondiale).

Finalement, les indications allemandes étant trop compliquées, je me contentais d’une ballade le long de ce magnifique fleuve après avoir visité Mainz et sa cathédrale. Je m’approchais tant bien que mal de Seligenstadt http://www.grisy.net/article-18556887.html.

Je garde de Frankfort http://fr.wikipedia.org/wiki/Francfort-sur-le-Main un mauvais souvenir. C’est la Défense en plus pollué, du moins ce que j’en ai vu. Cinquante mille autoroutes se croisent et sans comprendre, on se retrouve sur les pistes de l'aéroport. Alors on bifurque, on retrouve sa direction et toujours sans comprendre, on s’aperçoit qu’on a fait un tour gratuit ! Impossible de s’y retrouver ! J’ai vécu un vrai cauchemar à user de l’essence pour ne plus savoir sortir de ce labyrinthe, entre moteurs de camions et avions fendant l’air. Je n’avais jamais vu un tel trafic : c’est l’enfer.

J’ai donc fini par quitter l’autoroute et je suis allée frapper à une porte dans une petite ville. La dame faisait son jardin avec amour et se montra très gentille. Elle appela son mari qui se mit en quatre pour me rendre service. J’étais enfin remise sur les rails et je pouvais repartir bon pied bon œil.

Heureusement que je baragouine un peu le deutsch. Je dois cela à mon père qui avait l’amour des langues mortes ou vives ! Il m’orienta latin, puis section A5 à l’époque, soit trois langues vivantes. J’ai donc des bases de latin, d’allemand, d’anglais et d’espagnol. Mon père, quant à lui parlait couramment sept langues vivantes. Il était doué en tout, un vrai petit génie qui hélas, décéda trop tôt http://www.grisy.net/article-3845772.html  pour nous mais juste à l’heure si l’on s’en réfère au destin du tout à chacun.

Ces bases m’ont été très utiles à maintes reprises. J’ai même été capable de traduire un plan industriel en allemand, moi, la petite secrétaire qui ne payait pas de mine ! Je les ai bien dépannés chez Hispano http://www.grisy.net/article-6764040.html , alors que le traducteur se faisait attendre. Ne cherchez pas le remerciement……… il n’y en n’a pas eu mais je garde au fond de moi cette petite fierté qui m’avait « remué la petite cuiller », comme on dit.

Après avoir traversé des km et des km de forets, je trouvais enfin un terrain de camping, tout près de Langen http://www.windowslivetranslator.com/bv.aspx?mkt=fr-FR&dl=fr&lp=de_fr&a=http%3a%2f%2fde.wikipedia.org%2fwiki%2fLangen_%2528Hessen%2529 , ville où un oncle de Fr…. séjournait. C’est très cher dans cette région. Les villes allemandes sont farcies de banques. J’ai visité Langen et j’ai pris des photos pour mon amour. Le centre est mignon, le reste est banal. J’ai vu sur une sonnette le nom de Peter Ro…………. dans la bahnstrasse qui mène à l’église. Au même moment, un homme fermait son portail. Etait t-il de la famille de mon amour ? Je ne le saurais jamais.

Il était assez grand, blond, les  yeux clairs et une frimousse plutot sympathique. Je n’ai pas osé l’aborder par respect pour Fr…… car je devais rester incognito. Le soir, je suis allée boire une bière « à la nôtre » et le lendemain, j’allais enfin visiter la ville de son grand père.


......211ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................
par Arielle publié dans : Biographie
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Samedi 26 avril 2008

JewsLuxembourgStmp.jpg  Ce soir là, j’étais un peu triste. FR…… partait dans la nuit pour trois semaines vers le sud du pays puis l’Espagne http://www.rosamarhotels.com/que_fer.php?idm=4&cs=1  avec sa femme et ses enfants tandis que moi, le lendemain, je prendrais la route vers Seligenstadt http://www.grisy.net/article-18556887.html . J’étais d’autant plus contrariée qu’il m’avait longuement raconté qu’il aurait voulu venir avec moi. Il me téléphona pour me dire de ne pas m’inquiéter, qu’il m’appellera durant ces vacances. Bien sûr que si j’étais inquiète : je savais qu’il allait me manquer terriblement.

Le départ a été difficile ! Trop de travail le dernier jour. Nous ne nous sommes vus que cinq minutes et je suis partie la gorge serrée. « Qu’est ce que c’est que trois semaines dans la vie d’un homme ? » m’a t-il dit pour me consoler ! C’est vrai que trois semaines ce n’est que 21 jours et même 504 heures…seulement moi, je comptais les minutes et les secondes aussi : trois semaines de séparation : c’était un cauchemar.

Me voilà donc prête à partir.

Il se passe mille choses lorsque l’on part à l’aventure ! Mon périple n’avait que quatre jours et j’avais déjà tant à raconter !

Les ardennes http://www.ardennes.com/fr/index.Aspx m’ont bien plu. J’y ai été dirigée malgré moi – bercée par le hasard – et me suis installée au camping du lac de bairon http://champagne-ardenne.lpo.fr/balades/bairon.htm : endroit sauvage où Fr….. m’a tellement manqué ! Tout là bas lui aurait plu. Systématiquement à 22h30, des centaines d’oiseaux prenaient leur envol juste au dessus de ma tente. Leurs cris et leur multitude m’impressionnaient beaucoup. Ils volaient en escadron et semblaient accomplir une mission de reconnaissance. Le lac était paisible, argenté et bercé par le soleil couchant. Des enfants jouaient sur la plage. Sur toile de fond, les collines ajoutaient de la profondeur au décor. Les vaches s’y promenaient en rang d’oignons.

J’ai d’abord visité Rethel « porte des ardennes » http://gtiss.club.fr/rethel/index.html : le plus extraordinaire était les toits d’ardoise bleutés. En redescendant vers le  sentier nature que j’avais repéré, je me suis trouvée en pleine fête foraine avec bal à 17h. Belle ambiance qui m’a replongée dans notre folle nuit à la fête des loges…. http://www.grisy.net/article-18984194.html je n’étais pas prête de t’oublier, mon amour !

Après la foire, j’ai donc emprunté le sentier nature qui longe le canal. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je dus traverser un camp de manouches http://perso.calixo.net/~knarf/manouche/manouche.htm  ! Seule, sur un chemin isolé et loin de tout…voilà pas que je me fais draguer par un sale mec hirsute qui fabricait des paniers d’osier pour sa survie ! Pas de panique ! Je discute gracieusement et poursuis ma route en priant Dieu que le manouche m’oublie très vite. Dans sa grâce, Dieu m’a exaucée.

Le sentier nature débouchait à 5 km sur une petite île puis sur un village où des touristes se reposaient.

Le lendemain, j’ai visité Sedan http://www.sedan.fr/ssctg.php?c=1&s=3 et son château fort. C’est de là que j’ai téléphoné à Fr…… pour la 1ère fois depuis mon départ. Je m’étais installée sur les bords de la Meuse http://www.tourisme-meuse.com/les-promenades-et-autres-itineraires-en-meuse,6268,fr.html et regardais les pêcheurs. J’aime l’eau et ses rivages : cela me repose.

3ème jour : je lève le camp et me dirige sur le Luxembourg http://www.province.luxembourg.be/provlux/provlux_fr_themes/tourisme/index.html . Fascinant ce duché où les noms de rue sont en français et tout le reste en allemand. C’est un vaste rendez vous d’affaires où costumes-cravates foisonnent. Mais costumes-cravates pas si coincés qu’en France : ces bureaucrates, attaché case à la main, sucent des cornets de glaces et allongent de merveilleux sourires. Les gens sont sympathiques et détendus même dans un cahot de building supérieur à celui de la Défense à Paris http://www.ladefense.fr/ . Je n’ai fait que traverser cette zône pour le moins surprenante car je commençais à m’inquiéter pour ma halte de la nuit. J’imaginais mal trouver un terrain de camping dans cet endroit ! En désespoir de cause et après avoir tourné et retourné dans les méandres d’un périphérique, j’ose une entrée impromptue dans un café à la sortie de la ville.

A l’oblique : un comptoir où des hommes et uniquement des hommes s’enfilaient une bière. »Vous n’êtes pas de région » me lance en allemand un habitué du bistrot. « Gagné, je cherche un terrain de camping (campingplatz en allemand) ». Ils ont tous été très aimables et suis ressortie de là renseignée et détendue. Tous ces hommes étaient sains d’esprit et je n’ai eu aucune inquiétude…bonne mentalité au Luxembourg.

Je passais donc la nuit au terrain de Hesperange http://www.hesperange.lu/Default.aspx?id=6f28ff8d-23b1-4a5c-9119-c8321bbecb82 . Le Luxembourg est riche, très riche et joliment organisé. Les maisons sont bien rangées et fleuries, les gens sont accueillants.

Le lendemain matin, Ô surprise : il fallait mettre des sous dans une boîte pour avoir de l’eau chaude ! Alors…question de principe : j’ai pris une douche froide et il m’en resta un torticoli qui prenait un malin plaisir à m’escorter pendant mes vacances. Je m’étais réservé la journée pour visiter le Luxembourg. Comme tout est payant là bas, j’ai garé la voiture rue de chicago, dans un quartier moins favorisé sur les hauteurs de la ville et suis partie à pieds. J’en ai fait des Km !

La vieille ville est magnifique. J’ai eu la chance d’assister à un spectacle de fanfare sur une place au cœur des remparts. J’ai été très surprise de voir qu’il y avait autant d’hommes que de femmes portant des grosses caisses ou jouant du clavier et ce sont les hommes qui faisaient tourbillonner en l’air leur bâton de maréchal. Ces femmes militaires semblaient appartenir à un autre monde. Puis je me suis promenée dans cette forteresse qui cerne la vieille ville. J’étais en plein conte de fées ! Je n’oublierais jamais Luxembourg et son monde merveilleux.

En fin de journée je décidais de continuer ma route vers l’Allemagne mais il fallait d’abord retrouver la voiture !…au secours …j’étais perdue ! ! J’avais heureusement récupéré un plan dans la matinée mais je n’y comprenais rien. Un homme examinait lui aussi son plan. Je m’approchais et lui demandais de m’aider. Il commença à se frotter à moi et je n’aimais pas çà du tout. Manque de pot, il allait dans ma direction et me colla un bon bout de route. C’était un chercheur grec, hirsute…décidément je les attire ! Il vivait en écrivant des livres (son dernier : l’aliénation du genre humain…..toute une philosophie dont nous discutâmes longuement) et en jouant de l’harmonica dans la rue. Il était intéressant mais ne m’intéressait pas et je cherchais le moyen de m ‘en débarrasser. Je l’ai donc accompagné jusqu’au parlement européen http://www.cegelec.fr/nos-activites/secteurs-dactivite/tertiaire/luxembourg-parlement-europeen/ qui était son point de chute et je l’ai laissé choir puis je me suis remise en quête de trouver ma voiture. Je remercie le ciel de m’être égarée dans les fortifications de cette ville car je n’aurais sans cela, jamais vu d’aussi belles choses. Ma route a été truffée de sites plus merveilleux les uns que les autres.

En fin de soirée, j’ai passé la frontière allemande. Vive l’europe ! Juste un poste de garde sans gardiens, sans contrôle, abandonné. Rien pour changer l’argent non plus (nous n’étions pas encore passés à l’euro). Alors…seule solution : dormir dans la voiture cette nuit là.


......210ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................
par Arielle publié dans : Biographie
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Mercredi 23 avril 2008
La fête des Loges au XVIIIe siècle,
dessin de Philibert Louis Debucourt (1755-1832) (source Gallica)

La fête des Loges au XVIIIe siècle, dessin de Philibert Louis Debucourt (1755-1832) (source Gallica)
  FR….. était enfin venu faire le ciment dans ma douche. Maintenant je savais comment il fallait s'y prendre. J’aime voir un homme bricoler : cela attise mes envies ! un homme qui bâtit, répare, transforme un chantier en un tour de main est un génie. Et puis j’aime apprendre ces choses de la vie. Moi aussi je veux pouvoir dire « j’ai fait et voilà le résultat ». Je trouve qu’il y a là un sentiment de puissance assez sympathique.

Après la douche, nous sommes passés à l’apéro. Je lui avais préparé un bon repas avant que nous repartions travailler. L’apéro s’éternisa et dévia en « casse croute » selon notre expression bien à nous (souvenir de Merlimont), si bien que Fr…….. décida de rester avec moi plutôt que d’aller au boulot.

Vers 17h, alors que nous passions seulement à table, les livreurs arrivèrent pour porter le lit que ma fille I…….. s’était acheté. Il fallait bien l’installer ce lit, alors nous avons testé son ancien  clic clac…..merveilleux moment de nouveau interrompu par le bruit des clefs dans la serrure ! I……. rentrait du boulot. Nous nous sommes vite resaisis et avons pris un petit temps de pause avant d'essayer le nouveau lit.

Je pensais que mon amour allait rentrer chez lui car il commençait à se faire tard. Il reprit un apéro qu’il aprécia beaucoup : pastis à l’ancienne que j’avais trouvé lorsque j’avais visité le musée de l’absinthe à Auvers http://www.auvers-sur-oise.com/content/content3539796.html . Je l’invitais à manger avec nous le soir mais il déclina…force oblige ! il allait se faire gronder par sa femme. Mais après tout : se faire cuisiner pour se faire cuisiner, il n’était plus à quelques heures près ! il nous invita au restaurant, chez Wallie à Colombes http://www.colombes.fr/fr/decouvrir-colombes/colombes-et-ses-villages/index.html . Nous voilà donc partis tous les trois….…et oui tous les trois car Cl……., le fiancé d’I………… (à cette époque) était un vieux pépère pantouflard et ne suivait jamais dans les sorties. Tant pis pour lui.. nous, on allait faire la fête.

Mon amour commençait à être « bien fait » et sur l’autoroute, il nous fit quelques sueurs froides mais la route de chez Wallie, il connaissait par cœur et nous sommes arrivés sans bobo. Malgré l’heure tardive, Wallie nous servit un couscous royal de chez royal…bien arrosé encore et mon amour, plus amoureux que jamais, proposa d’aller faire un tour à la fête des loges à Saint Germain http://www.ville-st-germain-en-laye.fr/loisirs/fete-des-loges/presentation/ . Il avait passé cette journée à me faire des déclarations plus belles les unes que les autres. J’allais de surprise en surprise…de bonheur en bonheur. C’était sa manière de montrer comme il tenait à moi. Il n’avait de cesse de vouloir me faire plaisir,  juste avant ces trois semaines de vacances qui allaient nous éloigner l’un de l’autre .

Pour la seconde fois depuis que je le connaissais, il questionna  I…….. pour savoir si notre relation la gênait. Il  était soucieux de notre bonheur et je ne l’en aimais que plus.

Il déclara qu’en septembre, il quitterait sa femme. Il m’avait déjà dit chez Mado http://www.grisy.net/article-18014590.html la dernière fois, qu’en septembre il allait y avoir du changement. Je le croyais. Je pensais qu’il allait accepter cette place que son pote lui avait proposée, celle pour laquelle il m’avait dit il y a longtemps déjà « si je prends ce boulot, je divorce ». Il projetait de retourner vivre chez sa mère dans un premier  temps et je le comprenais. Chat échaudé craint l’eau froide ! il ne voulait pas d’un deuxième échec. Mais au moins il serait libre et nous pourrions de nouveau passer des nuits entières dans les bras l’un de l’autre…comme au début de notre histoire mais avec cette force d’amour qui nous liait à présent. Ce serait grandiose…j’avais hâte !

Nous sommes donc partis à la fête des loges, après avoir déposé I……….. à la maison car elle ne voulait pas venir…….…normal, elle aussi avait un lit à tester avec son mecton.

Toute la nuit, mon amour m’a serrée dans ses bras. Dans la rue il me tenait fort, on ne se cachait pas…mes rêves se réalisaient enfin !

Après quelques peluches gagnées au tir au pistolet puis à la carabine, mon amour m’emmena dans la forêt. La nuit n’était pas trop noire, on y voyait encore les flaques d’eau sur le chemin s’enfonçant vers la densité feuillue qui nous attendait. Il me coucha dans les orties….et s’endormit ! ! ses ronflements m’amusaient et je prenais du plaisir allongée à ses côtés en pleine nature. Je finis par le réveiller car je frissonnais de froid et d’orties. A peine levé, il m’enlaça et…..jusqu’à 4h du mat au clair de lune, nos lunes s’épanouirent. Bon : il m’avait réchauffée !

La sagesse dans ces 17h de folie nous imposait le retour à la maison car il fallait bien se reposer un peu avant d’attaquer une nouvelle journée de travail. J’avais une réunion à 8h30 et mon amour un rendez vous à 8h. Je lui proposais de dormir chez moi au point où il en était ! mais il déclina… »ça va gueuler ! ». Bon OK, tu fais ce que tu veux, moi je vais dormir. Il n’avait pas envie de partir et me suivit dans ma chambre. J’ai donc eu le bonheur de me réveiller dans ses bras au petit matin et lui fis son p’tit déj…j’adore çà ! nous avons dormi en tout et pour tout 1h30. La journée, bien que difficile par moments, se passa très bien et nous avions remis le couvert en fin de journée. Il eu droit à son engueulade comme prévu et même mieux ! sa fille aussi l’avait sermonné mais cela ne semblait pas le perturber outre mesure ce qui me faisait penser qu’il avait vraiment prit sa décision.

......209ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................

par Arielle publié dans : Biographie
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Qu'on se le dise.........

On entre par la terrasse d'été,

Le portail nous met déjà au parfum

par ses dessins,

On passe le petit salon fumeur

Où l'envie nous prend de s'y

installer. On peut y lire.

une charmante hôtesse nous

accueille et nous invite à prendre

place dans cette merveilleuse

salle richement décorée par des

toiles, dessins et même une statue !

On y passe une excellente soirée

Bercés par une mu