Quelques jours avant le mariage, J……(voir « J….. mon sauveur « 44 ème épisode dans ma biographie) vînt me voir à l’improviste. Il avait eu mon adresse par ma petite sœur, avec laquelle il était resté en contact. Il venait me demander de recommencer avec lui. Conformément à mes engagements, je lui explique que je vais me marier et donc que la chose n’est pas envisageable. J’en avais gros sur le cœur car ce type comptait beaucoup pour moi mais ce qui est dit est dit. Je devais tenir ma promesse à mon futur. Je suis du style assez fidèle lorsque la situation est claire. Vous verrez par la suite que j’ai été longuement fidèle à chacun. Je veux dire plusieurs relations en même temps mais sincère avec chacun….. J…. fut très déçu de cette décision et encore plus lorsqu’il vit le futur ! il me connaissait bien et me dit « tu fais une bêtise ». « oui, je le sais mais je me suis engagée ». J…. passa l’après midi avec moi, m’expliqua que maintenant, il était dans un école de tir non loin de chez moi et qu’à l’occasion, il s’arrêterait dire bonjour. J’ai appris quelque temps après qu’il était parti faire un petit voyage à Sahorre (voir « militaire en vue mariage » 24 ème épisode dans la catégorie biographie) avec ma petite sœur. C’est certainement pour ça que je ne l’ai jamais revu. J’avais eu un pincement au cœur quand j’ai su qu’ils étaient sortis ensemble mais je ne pouvais pas leur en vouloir puisque je ne voulais plus de lui. Il aura certainement eu mauvaise conscience.
Ayant tiré un trait sur ce passé, je me suis présentée devant le maire en ce mois de novembre. Je n’avais pas chaud dans ma jolie robe vieux rose toute en dentelle. Sur les marches de l’hôtel de ville, pour la photo, nous ressemblions à des bonbons………moi en rose, lui vêtu d’un costume en velours…….vert bouteille ! c’était déjà le reflet d’une grotesque erreur. Le repas a eu lieu dans le pavillon des beaux parents. Toute la belle famille était présente et fortement envahissante. De mon côté, il y avait ma sœur E….., ma petite sœur Ghislaine et Mara B….., une amie roumaine de ma petite sœur. Mara m’avait fait un beau cadeau. Elle avait confectionné spécialement pour l’occasion des poteries car elle donnait des cours à l’université américaine, boulevard raspail à Paris. J’étais allée la voir une fois et m’étais essayée à cet art mais ce n’était pas mon truc ! par contre, j’adore tout ce qui est fait main………..mais par les autres ! je ne suis pas très manuelle. Cette belle famille me gonflant, je me suis isolée plusieurs fois au cours de la soirée. Tout le monde s’en fichait pal mal et ne s’en apercevait à peine. Ils faisaient la fête entre eux. Seul P…., un des frères de mon époux (époux stoufflant !) s’inquiétait et m’avait rejointe pour discuter un peu. Et puis mes sœurs et Mara, bien sûr. P…. a vite pigé qu’il y avait comme un os !
Le lendemain, nous entamions une vie banale de couple banal, comme la plupart des gens. C’était métro, boulot, dodo. Quelques soirées chez des amis que j’ai vite perdus à cause du comportement de mon stoufflant …..je veux dire époux.
...........57ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................
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................ C'est mon
fils !



Mon psy
Je ne suis pas facilement influençable. Je ne crois les ragots uniquement lorsque j'ai trouvé la preuve de la véracité. Je suis un peu têtue, bornée, certes.........mais la vie m'a apprit la méfiance. Dans le cas présent, j'ai hélas, fait confiance à la mauvaise personne. Nous menions une vie de couple tout à fait normale. Ma petite soeur nous rendait visite régulièrement. Elle n'aimait pas mon mec, elle non plus mais me respectait. Un soir de délires, j'ai lancé comme ça "et si on se mariait ?", m'attendant bien évidemment à une réponse négative, vu le peu de sérieux que les hommes avaient envisagé avec moi jusque là. "oui, d'accord !"..........merde ! il a dit oui........quelle idiote ! tant pis. Trop tard.....on ne badine pas avec l'amour et je suis trop fière pour faire marche arrière. Après tout, on s'entendait bien, alors pourquoi pas ? le seul truc qui me dérangeait était les dimanches dans sa famille. Systématiquement et régulièrement, il fallait aller manger en famille le dimanche. Le pavillon de ses parents grouillaient de ses frères et soeurs. Nous passions le dimanche entier à table. En bout de cette immense tablée, trônait la matronne, sa maman. Elle était russe et s'était mariée avec un français au cours de la dernière guerre mondiale. C'était elle qui tenait les rennes, telle la plus grande des poupées russes avalant les petites. Nous l'appelions Mutti. Ces dimanches étaient interminables et je m'ennuyais profondément. La seule affinité que j'y trouvais, était avec le chat mamouska. Mutti cuisinait très bien. Le plus fort des forts était le repas pascal, selon la tradition russe. Mutti était également une grande artiste. Elle avait fait de hautes études de médecine et d'art dans son pays. Elle peignait des tableaux dignes d'être exposés au Louvre mais elle refusait toute vente ou publicité. Elle les gardait chez elle, accrochés aux murs.
La 1ère chose que je fis avant de rentrer chez moi, à ma sortie d'hôpital, fut de récupérer mon fils que la nourrice avait gardé pendant mon absence. Elle s'en occupait très bien, trop bien ! et suggéra de lui laisser encore un mois ou deux, afin que je puisse me rétablir au mieux. Ceci partait d'un bon sentiment, sans aucun doute, mais j'ai à nouveau senti le piège. Qu'est ce qu'elles avaient toutes ces femmes, à vouloir me piquer mon enfant ? (voir épisodes 46 à 48 dans la catégorie biographie). J'ai repris mon enfant sur le champ et ai cherché une autre nourrice pour quand je reprendrais mon travail. J'avais le temps ! le docteur m'avait prescrit 3 mois d'arrêt. Pendant ces 3 mois, mon pote de responsable (voir 51ème épisode), retentait sa chance. Il a fallu que je lui reexplique que je ne voulais pas de lui. Je suis très en colère après les gens qui s'entêtent alors qu'on leur dit "non". J'estime parler français et ne pas parler à tort et à travers. J'aimerais que l'on comprenne une bonne fois pour toutes que quand je dis "non" : cela signifie "non", sinon je dirais autre chose ! c'est logique quand même ! enfin bref........ça, c'était un petit coup de gueule en passant. Il finit par me laisser tranquille. 










