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  • : L'Univers d'Arielle
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J’ai vécu tous mes instants avec passion. 
Dédicace
 

A mon sang si délicatement canalisé par le fruit d’un amour….  à mes parents. 

A mon sang si généreusement reconduit dans leurs veines…...  à mes enfants. 

A mon sang qui trop souvent n’a fait qu’un tour………………  à mes amants. 

A mon sang qui me donne le bonheur d’écrire………………..  à mes enseignants. 

A mon sang qui pourtant me fait peur………………………...  à la vie. 

 

ET enfin à tous ceux qui à travers ces aventures s’identifieront, car issus d’un même troupeau, nous sommes faits d’analogies quelles soient biologiques ou purement extrapolantes.  

Celui qui ne se trouve pas se cherche encore : la Vie n’est pas une fin en soi. 

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Cours de dessin

Le Prof.............    cyril.jpeg   ................ C'est mon fils !
Ses élèves de la MJC de Saint Egrève (38) et de la MPT de Saint Jean de Moiran (38) ont participé activement à l'illustration de mon 2ème recueil "Laisser son empreinte", auto édité ce mois d'octobre 2007.
Si le coeur vous en dit,  jeremy.jpg   Venez les rejoindre ! noemie.jpg
camille.jpgcarla.jpg
Sur Coublevie(38) Association Art et Création
,
salle Belledonne et la Sure:

Cours de dessin INITIATION avec la réalisation de compositions, de natures mortes, utilisation principale du crayon à papier et du pastel......le vendredi de 17h à 19h.

Cours de dessin APPROFONDISSEMENT avec le vivant: réalisation de la perspective, de personnages et d'animaux, d'élèments du visage(nez, yeux..) et du corps(les mains, pieds) de portraits et approche des techniques mixtes(lavis-encre de chine).....le mardi de 19h à 21h.

Cours de peinture INITIATION avec les bases de la couleur et apprentissage de l'acrylique......le mercredi de 18h à 20h.

Cours de peinture CREATIVE et TECHNIQUES d'ATELIERS avec une approche personnelle des thèmes libres et variés( peinture à l'huile, gouache, acrylique etc)......le vendredi de 19h à 21h.

Sur St-Egrève(38) près de Grenoble à la MJC Prédieu:

*Dessin initiation et perfectionnement de 18h30 à 20h30 le lundi

*Découverte artistique pour les enfants de 7 à 12 ans le lundi de 17h30 à 18h30.

*Peinture découverte et créative le jeudi de 18h30 à 20h30.

Stages de modèles vivants, d'aérographie initiation, sur sites naturels(paysages), de modelage en terre d'argile, et rencontres d'artistes pendant l'année.

Contact : Cyril CHEVALIER 06.78.27.11.35

Vendredi 22 décembre 2006

Me voici étendue sous un énorme spot qui, à lui seul, me fait déjà frémir. Tout s’agite autour de moi. On apporte ce que je pense être un goutte à goutte pour me redonner des forces ou bien pour m’anesthésier, mais non ! on installe une poche de sang et je comprend que je vais être transfusée. Je panique, je me sens mal. En une fraction de seconde, je vois défiler mon fils, mon père, ma mère……..tous les gens que j’affectionne puis………plus de son………plus d’image. Je me réveille je ne sais combien de temps après dans une chambre d’hôpital. Je me renseigne sur ce qu’on m’a fait, sur ce que j’ai bien pu avoir comme maladie. On m’a transfusé 2 litres de sang, on m’a fait une cellioscopie puis un curetage. J’avais tout simplement fait une anémie. Me voici rassurée et je commence à avoir faim. Je réclame à manger. « non, non ! vous ne mangerez que ce soir ! « ………… Oh rage, Oh désespoir ! A la tête de mon lit, est suspendue une poubelle. Je trouve cet emplacement pour le moins, pas très hygiénique au sein d’un hôpital. Par curiosité, j’ouvre la poubelle et je crois halluciner ! des centaines de moucherons, heureux d’être libérés, s’envolent et tournent au dessus de ma couche. Je suis soudain prise d’une envie folle de me sauver. Le toubib arrive et m’affirme que je serais chez moi dans 3 jours. OUF ! je suis donc retournée dans mes pénates, une ordonnance à la main. Point de médicaments prescrits. Cette ordonnance m’indiquait de manger de la viande de cheval crue midi et soir pendant 3 mois……..original non ? cela me plaisait. J’ai appliqué ce régime à la lettre et j’ai été sauvée. Merci à ce toubib ingénieux qui, pour une fois, allait dans le sens de mes pensées.

 

...........52ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................     

par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Mercredi 20 décembre 2006

Ce travail à la chaîne ne me plaisait pas du tout et je commençais à chercher un autre travail, surtout après ma petite mésaventure (voir épisode précédent). J’avais ouï dire que la grande distribution de la porte de la villette (….. c’est là qu’on tranche le lard….), à deux pas de là, embauchait. Je n’ai pas envoyé de cv, je me suis présentée directement au service du personnel, un soir. Le lendemain matin, je commençais mon nouveau job de responsable du rayon jouets. C’était déjà plus plaisant ! cependant, j’avais tout à apprendre, non pas pour le côté visible du rayon, car faire une jolie présentation, organiser pour attirer le client……. Je faisais cela « finger in the nose » (les doigts dans l’nez !). Ce qui me posait problème était la partie « réserve ». Je devais gérer le stock, passer les commandes, ranger la réserve et là……..pas douée ! je ne connaissais rien en gestion et on ne m’avait rien appris, ni montré ! c’était système D. Mon rayon avait beaucoup de succès et de ce fait, on me pardonnait mon manque de maturité dans le domaine. Face au rayon jouets, il y avait une grande glace dans laquelle j’apercevais le rayon boulangerie. Au fil du temps, je commençais à remarquer qu’une toque blanche me regardait avec insistance. Comme je suis un peu myope, je ne voyais qu’une silhouette qui ne me déplaisait pas. Pour tenter de mieux discerner ce qui se cachait sous la toque blanche, je m’approchais du miroir et plissais les yeux……..ce qui fut interprété comme une réponse favorable aux avances ! dangereux d’être miro !  

Pendant que ce petit jeu prenait de l’ampleur, un autre responsable me faisait comprendre son amitié naissante pour moi. Il était assez bel homme et ressemblait à Johnny Halliday mais je ne ressentais aucune affinité. J’acceptais donc son amitié, sans plus. Il était très gentil. 

Mon fils avait maintenant 6 mois et j’avais une vie stable. Tout allait bien , ce qui, dans ma vie, n’est pas compatible ! j’ai commencé à aborder le retour de couches, à mon insu, et ne savais même pas ce que cela signifiait ! j’ai commencé à perdre du sang, ce que je prenais pour le retour de mes menstrualités et j’étais contente. Cela durait et durait et durait………..je perdais de plus en plus ! je maigrissais à vue d’œil. Ma silhouette s’affinait et je me disais que ce n’était pas plus mal. Au bout de 3 semaines, je ne perdais plus du liquide, non ! je perdais des trucs bizarres. On aurait dit des morceaux de foie. J’ai commencé à m’inquiéter et avais prévu d’aller voir le médecin lorsque la paie arriverait. J’ai ce gros défaut ! il faut que je sois pratiquement à l’article de la mort pour me décider à consulter. Je n’ai aucune confiance dans la médecine.  

Entre temps, on m’avait changé de poste car il fallait remplacer quelqu’un au rayon boucherie. Jamais, plus jamais, je ne prendrais un poste en boucherie ! on y travaille dans le froid et pour moi, qui ne supporte pas la vue du sang, je devais mettre en barquette des containers entiers de tranches de foie baignant dans une marre de sang plus rouge que rouge ! décidemment, sur ma foi, le foie et pour cette fois me mettais en effroi…………. Le seul côté plaisant de ce boulot ingrat, voire ingrat double pour l’occasion, était que pour filmer les barquettes, nous utilisions un appareil chauffant sur lequel je me faisais cuire des petits bouts de côtes de porc. Là : je me régalais.  

Je faiblissais de jour en jour à cause du retour de couche et un midi, j’ai fait un malaise. Mon pote de responsable m’emmena dans sa voiture à la clinique la plus proche qui m’envoya illico presto en ambulance à l’hôpital Lariboisière à Paris. Examens……….direction salle d’opération.

...........51ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................     

par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Vendredi 15 décembre 2006

Je suis désormais balbynienne dans le neuf trois. Ne cherchez pas l’erreur ! j’enlève le décodeur : les balbyniens et les balbyniennes sont les habitants de Bobigny dans le 93 (neuf trois). Je vous rassure, il n’y a rien de contagieux ! J’ai beau regarder autour de moi, je ne vois plus ces vieilles pierres qui font le charme de Paris. La banlieue de ce côté ci n’est faite que de béton. Seule subsiste la vieille église avec son clocher. Elles est perdue, je dirais même cernée par des tours froides de chez froides. Elle semble irréelle ! le clocher atteind le 5ème étage du bloc d’en face. J’imagine la joie des locataires lorsque les cloches sonnent. Pour me rendre au centre ville, je dois descendre la longue petite rue. Tout en bas se trouve un arrêt de bus. Combien de fois ai je remonté cette rue, mon bébé dans un bras, mes courses dans l’autre, le souffle haletant et bravant tous les temps. A part le béton, il y avait aussi l’immense centre commercial avec son parking souterrain. C’était la seule attraction du coin.  Lors de la venue du père Noël pour animer un peu ce paysage futuriste et alors que C… commençait à peine à marcher, je me suis rendue à la banque face au supermarché. Trop chargée, C…. reste à mes côtés dans ce lieu sécurisé et joue avec des prospectus. Je remplis mes papiers et décide d’emmener C…. voir le père Noêl à une centaine de mètres, au centre du centre. A ma grande surprise, C…. a disparu ! Il n’est plus dans la banque ! Horreur et désespoir………je demande tout alentours et tous azimuts si quelqu’un l’aurait aperçu. Rien………… panique à bord. Je fais faire une annonce micro. Rien………. Personne ne se manifeste. J’arpente les multiples allées bien décorées en me fichant bien de tout ce cinéma clinquant et quelle ne fût pas ma surprise de trouver C….. dans les bras du père Noël ! La banque, ça l’ennuyait, alors il était allé voir le père Noël de son propre chef………comme un chef, du haut de ses 3 pommes. Et le père Noël n’avait pas entendu l’annonce………..ben oui ! à cet âge……..on est un peu sourdingue ! Ca : c’était pour la petite anecdote. J’étais bien dans mon F3 à Bobigny, hormis mes voisins très snobs, voire parvenus et qui me zieutaient derrière le carreau car je le rappelle : à cette époque, une mère célibataire était une tare. Alors on épiait mes moindres gestes, des fois qu’il y aurait lieu d’alerter la DASS encore une fois ! Je les ignorais mes voisins, seul moyen de ne pas être perturbée. Très vite, je me mis en recherche de travail car maintenant, je devais assumer le loyer et l’éducation de mon fils. Cela n’a pas été difficile. Je suis allée dans une boîte d’interim et commençais quelques jours après dans une usine à Pantin. Usine de parfums bien renommée mais que je ne citerais pas puisqu’il ne faut pas faire de pub. Je n’ai pas fait le pantin à Pantin. Je travaillais avec sérieux. J’avais trouvé une nourrice non loin de chez moi. Tout allait bien. Les parfums……..ça tourne la tête ! j’avais une bonne copine « I…. », un peu beaucoup réac et qui ne se laissait pas faire ! Elle habitait à Paris et nous avons bien sympathisé. Nous travaillions à la chaine. Les flacons défilaient sur un tapis roulant et il fallait avoir de bons réflexes pour mettre les bouchons sur les bouteilles ! Ce boulot était très déprimant. La même et sempiternelle chose à longueur de journée. Le quartier, heureusement, était assez sympathique. L’usine se situait près du canal de l’Ourcq, à deux pas de la gare. C’est là que nous mangions le midi. J’ai vite eu un petit ami qui travaillait lui aussi dans ces senteurs. Il avait une belle gueule. Un soir, il décide de faire une virée avec ses copains et me demande de l’accompagner. Comme je ne suis pas curieuse, j’accepte sans poser de questions. Donc : je ne sais pas où il m’emmène mais je n’en ai cure puisque je suis avec lui. Je pense être en sécurité. Il fait nuit. Nous prenons place dans la voiture de son pote. Il est à l’avant et moi : derrière avec deux de ses potes. Il m’a paru bizarre et décevant qu’il ne se mette pas à côté de moi mais bon…….je ne dis rien. Au bout de quelques km sur les petites routes longeant la nationale 1, les 2 lascars à l’arrière commencent à vouloir me tripoter. Je les remets gentiment en place. Mon ami ne bronche pas. Ils insistent lourdement. Je me fâche et demande à mon ami d’intervenir. Il ne bronche toujours pas ! je comprends alors qu’il m’a emmenée dans un traquenard. Je pique une crise de nerfs et leur demande de stopper la voiture. Je veux descendre ici. Ils se paient ma tête « on est en rase campagne ! tu vas rentrer à pieds et dans la nuit ? » « Oui ! je veux descendre ! ». Ils stoppent la voiture et je me retrouve dans le fossé……..forcément, il pleut. Ils partent sur les chapeaux de roues puis stoppent un peu plus loin, pensant que j’allais les rejoindre. C’était bien mal me connaître ! je me suis mise en route dans le sens opposé. Je n’y voyais rien. Il n’y avait pas de trottoir et il faisait froid. Ils ont fait demi tour pour me récupérer. Je me suis cachée derrière un buisson. Ils m’on cherchée et en vain, ont laissé tomber l’affaire. J’ai marché toute la nuit jusqu’à ma maison. Le lendemain, ils ont été surpris de me voir à mon poste de travail. Inutile de vous dire que je l’ai quitté ce salopard.

 

...........50ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................    

par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Mardi 12 décembre 2006

En 1924, trois grands mutilés de l'aviation, le Capitaine Charles, les Sergents Solignac et Chardin unissant leurs souffrances communes et leur détresse morale, forment le projet de réunir en une grande Famille tous les mutilés de l'aviation pour resserrer leurs liens d'amitié, secourir matériellement les plus malheureux, leur apporter un réconfort moral et venir en aide aux veuves, aux orphelins et aux ascendants, victimes indirectes des infortunes de l'air. Après 3 ans d'efforts, l'Association "Les AILES BRISEES" est créée officiellement le 15 mars 1926. 
Reconnue d'utilité publique (décret ministériel du 19.11.1928) et de Bienfaisance (décision du Conseil Supérieur de l'Assistance Publique du 31.12.1930) Les AILES BRISEES ont élargi leur domaine d'action à toute l'aéronautique civile et militaire, englobant progressivement outre l'Armée de l'Air, l'Aviation Commerciale, l'Aéronautique Navale, l'Aviation Légère de l'Armée de Terre, les Aéro-Clubs et les Parachutistes civils et militaires (1980).

 

Je vous le dis ! préférez les associations aux services sociaux (voir 48ème épisode dans la catégorie « biographie »). Elles sont beaucoup plus efficaces car à notre écoute. Les Ailes Brisées ont été une bénédiction dans ma vie. Lorsque j’étais à l’hôpital en train d’allaiter tous les prématurés du coin, les Ailes Brisées cherchaient un nouveau logement pour moi. Je n’étais pas au courant. C’était une action de ma sœur E…. avec cette merveilleuse association. Il valait mieux que l’on me réserve la surprise car je n’envisageais pas une seconde de quitter mon studio de la rue des solitaires. J’y étais heureuse mais il était évident que ce lieu était trop petit et manquait de confort pour recevoir mon bébé. Donc, ils ont bien fait et je n’ai pas eu mon mot à dire……..heureusement !……..suis pas toujours facile à vivre……….. On m’a maintenue 3 mois dans cet hôpital. Juste le temps de faire toutes les formalités à ma place. Par un beau jour printanier, les Ailes Brisées me contactent pour m’anoncer ma sortie tant espérée. Il faut que je me rende à Bobigny, dans la seine St Denis (le neuf trois comme on dit maintenant (93)). Je vais à la gare de Colombes avec mon bébé dans son coufin. Cela m’a paru le bout du monde ! je ne connaissais absolument pas la banlieue et j’ai marché, marché………me suis perdue…….et j’ai remarché encore. C’est lourd un coufin, même si le bébé dedans ne pèse que quelques kilos. A la gare de Bobigny, Melle B….. et ma sœur E…. m’attendaient, impatientes de me faire la surprise. Nous remontons une longue rue, débouchant sur une petite résidence HLM (Habitation à loyer modéré……..ce qui était vrai à l’époque. De nos jours, il n’y a plus rien de modéré !). 1er étage droite : on me remet les clefs. « Voici ta nouvelle maison ». C’était un F3, spacieux et clair avec balcon. Depuis la grande baie vitrée, j’apercevais les enfants jouer sur la pelouse. Quel beau cadeau on m’avait fait là ! Les Ailes brisées m’avaient en plus, obtenu les soins gratuits à 100 % et pour moi et pour mon bébé. Ils m’avaient également obtenu 1 an de lait et couches gratuites. Je n’avais plus qu’à trouver un job et une nourrice. Les Ailes Brisées m’on suivi pendant de longues années et étaient toujours là en cas de coup dur. Melle B…. était ma seconde famille. Elle fut remplacée ensuite par Mme B…., son assistante car elle était agée et a pris sa retraite. Elle est malheureusement décédée quelques temps après son départ. C’était un peu mère Thérésa ! je n’oublierais jamais Melle B…. et sa bonté. Mme B…. l’a remplacée haut la main et avec toute son âme mais ce n’était pas du tout le même personnage. Mme B… était très « militaire » et je ne trouvais pas cette chaleur dont j’avais tant besoin. Mais je tiens à lui rendre hommage ce jour car sous ses airs « majordomme » se cachait un grand cœur…….brisé comme le mien. Les Ailes brisées m’avaient proposé un poste dans l’armée lorsque j’ai emménagé à Bobigny. J’ai eu peur et j’ai refusé. Cela a été une de mes plus grosses gaffes ! j’étais profondément antimilitariste alors que je ne connaissais rien de l’armée. Ce que l’on me proposait était un poste civil dans l’armée. J’aurais eu un salaire correct et un avenir tout tracé mais faut croire que tel n’était pas mon destin ! j’ai préféré galérer encore un peu……….. Il ne faut jamais négliger les choix qui se présentent à nous dans la vie. J’ai manqué de discernement.

 

 

...........49ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................    

par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Mercredi 6 décembre 2006

J’avais entendu dire qu’on ne restait hospitalisée qu’une semaine après un accouchement. J’attendais avec impatience l’heure de la sortie. Lorsqu’au bout de 4 ou 5 jours, je me renseigne sur la date fatidique, on me prétexte que, comme j’allaite mon enfant qui est en chambre chaude, il faut que je reste là. Il faut dire que j’étais une vraie vache à lait !  C… étant dans sa couveuse, on me tirait le lait à l’aide d’une machine. Je remplissais des litres de biberons chaque jour ! Mon lait allait en priorité à mon bébé, bien sûr, mais aussi à tous les bébés prématurés du secteur. Au moins j’ai fait ma BA mais je me suis bien faite gruger par l’hôpital ! en effet, j’ai appris par la suite que je pouvais vendre mon lait, mais on s’était bien gardé de me le dire. Tout au long de ma – je dirais « détention » - car je n’étais pas du tout d’accord pour rester cloîtrée en ce lieu qui me semble bien plus inhospitalier qu’hospitalier, j’ai eu droit à un défilé d’assistantes sociales. Je pense que je devais cette initiative à ma sœur E…… encore une fois, les frangines voulaient gérer ma vie alors qu’elles ne connaissaient pas le quart de ce que je vivais ! cela partait certainement d’un bon sentiment mais quelle purge ! vous pourrez constater qu’au fil du temps, j’ai eu maintes occasions de nourrir une certaine haine pour les services sociaux de l’état. Mais revenons à ma situation de jeune mère célibataire, mineure, orpheline et qui a son tuteur à 900 km de là. La loi dit que dans ce cas là : on ne sait pas élever un enfant. Y a pas à discuter…….c’est écrit dans les textes. Peu importe la personnalité de la mère ni l’amour qu’elle porte à son enfant. Alors, sous de grands airs fraternels, on vous questionne, on vous épie, on cherche la petite bête……la main toujours prête à décrocher le téléphone (j’allais dire la main sur la gâchette) pour faire intervenir la DASS. Non mais ! quel toupet a le gouvernement ! je n’avais rien demandé, moi. Je voulais simplement rentrer chez moi et élever mon bébé. Non mais ! de quoi me mèle je ? J’ai répondu à toutes les questions possibles et imaginables, j’ai pris sur moi pour ne pas envoyer bouler ces fonctionnaires. J’étais très en colère et ne comprends pas comment mon lait n’a pas tourné ! Ces foutues employées de l’état n’ont même pas été fichues de me renseigner sur mes droits et devoirs. Jamais, elles ne m’ont dit qu’il fallait que je reconnaisse mon enfant. Je ne pouvais pas le deviner ! pour moi, le simple fait d’avoir accouché fait preuve que c’est bien mon enfant et je n’ai pas un instant imaginé qu’il fallait que j’aille le déclarer à la mairie. De toutes façons, je ne pouvais pas me rendre à la mairie puisqu’on me gardait en ottage à l’hôpital. Et bien, ces dames n’ont même pas eu l’idée d’aborder le sujet. Elles ne m’ont pas dit non plus que je pouvais faire une demande d’allocations familiales. Ma sœur E…. a fini par comprendre mon désarroi et contacta l’association des « Ailes Brisées ». Depuis le décès de papa en 1965 (voir 16ème épisode dans la catégorie "biographie"), nous avions été convoquées quelques années de suite par les « Ailes Brisées » pour l’arbre de noël. Cette association s’occupait des veuves et orphelins d’aviateurs militaires. Mais notre famille était reconnue pour avoir été là dès l’origine de l’aviation en France. Nous étions civils et papa était moniteur instructeur. Son parcours en tant que pilote était honorable. Avec son frère, R…. (mon tuteur), ils avaient été réquisitionnés pendant la guerre car ils étaient d’excellents pilotes. Les « Ailes Brisées » nous ont donc acceptés dans leur cercle, place St Augustin à Paris.

...........48ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................    

 

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On entre par la terrasse d'été,

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