Présentation

  • : L'Univers d'Arielle
  • arielle
  • : poesie
  • : J'aime les mots, les affiches anciennes, les BD, les dessins animés, la mer et tant d'autres choses ! En bref, j'aime la vie. Je suis fan de Brassens, Jean De La Fontaine, Brel, Rimbaud, Gainsbourg, Pierre Perret, Renaud....
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Un p'tit plus !

Dan Leconteur
Clic sur la photo


Georges Brassens


Arkol - Mon Grand Père (clip)


Ajouter à mon profil. | Plus de vidéos

 

annuaire du pépère

 

Référencement gratuit
MeltingBlog : All the blogs gathered on the same portal 
J’ai vécu tous mes instants avec passion. 
Dédicace
 

A mon sang si délicatement canalisé par le fruit d’un amour….  à mes parents. 

A mon sang si généreusement reconduit dans leurs veines…...  à mes enfants. 

A mon sang qui trop souvent n’a fait qu’un tour………………  à mes amants. 

A mon sang qui me donne le bonheur d’écrire………………..  à mes enseignants. 

A mon sang qui pourtant me fait peur………………………...  à la vie. 

 

ET enfin à tous ceux qui à travers ces aventures s’identifieront, car issus d’un même troupeau, nous sommes faits d’analogies quelles soient biologiques ou purement extrapolantes.  

Celui qui ne se trouve pas se cherche encore : la Vie n’est pas une fin en soi. 

Recherche

Cours de dessin

Le Prof.............    cyril.jpeg   ................ C'est mon fils !
Ses élèves de la MJC de Saint Egrève (38) et de la MPT de Saint Jean de Moiran (38) ont participé activement à l'illustration de mon 2ème recueil "Laisser son empreinte", auto édité ce mois d'octobre 2007.
Si le coeur vous en dit,  jeremy.jpg   Venez les rejoindre ! noemie.jpg
camille.jpgcarla.jpg
Sur Coublevie(38) Association Art et Création
,
salle Belledonne et la Sure:

Cours de dessin INITIATION avec la réalisation de compositions, de natures mortes, utilisation principale du crayon à papier et du pastel......le vendredi de 17h à 19h.

Cours de dessin APPROFONDISSEMENT avec le vivant: réalisation de la perspective, de personnages et d'animaux, d'élèments du visage(nez, yeux..) et du corps(les mains, pieds) de portraits et approche des techniques mixtes(lavis-encre de chine).....le mardi de 19h à 21h.

Cours de peinture INITIATION avec les bases de la couleur et apprentissage de l'acrylique......le mercredi de 18h à 20h.

Cours de peinture CREATIVE et TECHNIQUES d'ATELIERS avec une approche personnelle des thèmes libres et variés( peinture à l'huile, gouache, acrylique etc)......le vendredi de 19h à 21h.

Sur St-Egrève(38) près de Grenoble à la MJC Prédieu:

*Dessin initiation et perfectionnement de 18h30 à 20h30 le lundi

*Découverte artistique pour les enfants de 7 à 12 ans le lundi de 17h30 à 18h30.

*Peinture découverte et créative le jeudi de 18h30 à 20h30.

Stages de modèles vivants, d'aérographie initiation, sur sites naturels(paysages), de modelage en terre d'argile, et rencontres d'artistes pendant l'année.

Contact : Cyril CHEVALIER 06.78.27.11.35

Mercredi 22 novembre 2006

Ma sœur C…. a toujours été très énergique, surtout lorsqu’il s’agit de pognon. Cela nous a valu de nombreux différents et aujourd’hui, nous sommes fâchées……ce qui n’empêche pas les sentiments mais nous n’avons plus aucun contact depuis des années. Son amour de l’argent nous a bien été utile cependant, pour faire face aux tracasseries d’un enterrement, en l’ocurrence celui de maman. L’hôpital de Lille la gardait en chambre froide en attendant que nous trouvions une solution. A plusieurs reprises, je suis allée voir maman dans ce frigo. C’était des pans de murs habillés de grands tiroirs gris dans lesquels reposaient les corps. On ouvrait le tiroir et on pouvait se recueillir un peu. Autant j’avais été choquée six années plus tôt par le seul bout de front dépassant d’un drap blanc pour papa (voir « mes douces soirées à Maisons Alfort (3ème partie) » dans biographie au 16è épisode), autant j’ai été surprise de voir les traits reposés de maman après son décès. Elle était belle et presque souriante. Il paraît que le passage à trépas est une étape joyeuse. Maman avait certainement été soulagée après toutes ces souffrances. C….. donc repris les affaires de maman en main, assistée par l’adjoint de maman : Mr R….. Elle se débrouillait comme un chef et liquida vite les dossiers en cours. Ainsi, nous pouvions accéder à une sépulture décente. Elle a tout organisé du haut de ses 24 ans ! Nous devions transporter le corps de Lille (dans le Nord) jusqu’à Castelnaudary (dans l’aude) où se trouve notre caveau de famille, papa étant originaire de cette jolie petite ville réputée pour son cassoulet à la graisse d’oie. Sur place, la famille nous attendait, absolument pas scrupuleuse de nous avoir laissées nous dépatouiller seules. Il faut savoir que cette famille est issue de la bourgeoisie et chez les bourgeois, Monsieur, oui…….chez les bourgeois…….comme l’a si bien dit Jacques Brel ! ce n’est que frime et surtout fuir les emmerdes. On paraît, Monsieur……..oui, on paraît ! Il y avait beaucoup de monde à l’enterrement. Tout Castelnaudary et ses environs connaissent la famille A...... La place de l’église était trop petite et les poignées de mains n’en finissaient plus ! je n’avais que 18 ans et j’en voulais à tous ces gens que je ne connaissais pas, d’être si faussement compatissants. Quelques uns étaient sincères cependant, mais si peu ! tout ce cinoche me faisait ressortir mes larmes. Nous avons été reçues chez tonton R…., le frère de papa. Les petits plats dans les grands, une vraie cérémonie qui dura trois jours puis nous sommes rentrées à Paris. Maman, sachant qu’elle vivait dangereusement et qu’après elle, nous ne pourrions compter sur personne, avait souscrit une gigantesque assurance vie, quelques temps avant son accident.

...........42ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................     

par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
ajouter un commentaire commentaires (8)    créer un trackback recommander
Vendredi 17 novembre 2006

Papa et maman étaient tous les deux des « casse cou ». Papa s’éclatait avec ses avions et il en est mort, maman s’éclatait avec sa mini Austin……et elle en est morte 6 ans après papa. J’admirais mes parents. Maman était toujours en retard à ses rendez vous d’affaire mais elle avait trouvé le truc ! pour biaiser les embouteillages de Paris, elle fit l’acquisition d’une mini austin beige et noire, autrement dit une voiture passe partout. Mais cela ne suffisait pas à réduire ses retards. Alors elle roulait…….je vous le donne en mille……….sur les trottoirs. Elle prenait un malin plaisir à slalomer entre les platanes. Je l’accompagnais souvent dans ses déplacements. C’était un jeu malgré les longues heures où je devais attendre dans la mini. Quand elle partait en province, elle m’emmenait aussi puisque j’étais là à glander à la maison. Ainsi, elle était sûre que je ne faisait pas de bêtises. Et puis j’aimais ça ! maman m’a fait découvrir une bonne partie de la France et principalement la sologne où nous avions été invitées à une journée de chasse avec dégustation du gibier cuit au feu de bois le soir et le nord de la France avec ses repas gastronomiques bien arrosés. Nous ne fréquentions que du beau monde, celui qui est toujours muni d’un flash de liqueur digestive dans la poche pour pouvoir supporter les orgies de bouffe ! De temps en temps, maman me laissait le volant car elle venait de m’inscrire dans une auto école. J’avais 18 ans mais à cette époque, la majorité était à 21 ans. Il fallait donc l’autorisation des parents. C’est vrai que la mini était un jouet ! Maman comme papa conduisait très bien (papa avait créé son auto école à notre arrivée à Maisons-Alfort dans les années 1960 (voir 4è épisode)). Une nuit, un sanglier vint se mettre en travers de la route près de Maubeuge. La voiture a été défoncée…….le sanglier s’est sauvé comme un lapin ! c’est coriace ces bêtes là et nous avons frôlé l’accident par la force du choc…….Plus de radiateur à l’avant de la mini et plus d’avant non plus d’ailleurs ! on était mal mais avec maman comme avec papa : il n’y avait pas de problème, seulement des solutions. La mini fut réparée et maman continua ses périples. Elle travaillait beaucoup avec les gens du nord. Elle avait un client à Douai et devait s’y rendre pour le 1er mai 1972. Comme d’habitude, maman me propose de l’accompagner mais cette fois ci, je décline l’invitation sans aucune raison valable. Je n’avais pas envie d’y aller, c’est tout et je ne savais pas pourquoi. Maman propose donc la même chose à ma sœur E…qui était disponible ce jour là. Elle décline aussi l’invitation et ne sait pas non plus pourquoi. Dans l’après midi, nous avons eu la réponse : coup de fil à la maison…….maman a eu un accident sur la route de Douai. Troublant non ? il fallait qu’elle soit seule pour cette raison et le destin s’est chargé de tout organiser. Il y a des moments dans la vie où il ne faut pas forcer le destin ! L’accident de maman est arrivé bêtement. Une petite route au croisement d’une départementale, des blés non fauchés génant la visibilité, maman est obligée de s’avancer pour voir si la voie est libre et malheureusement une voiture arrive à 180 km/heure ! trop tard : elle fauche maman. La mini part en vrille. Maman n’avait pas sa ceinture et a été éjectée. Elle a été transportée à l’hôpital de Lille dans un état très grâve. Je ne sais pas si la ceinture l’aurait sauvée, je n’en suis pas sûre. Maman est restée 23 jours en soins intensifs. Elle avait la plève des poumons perforée, des membres cassés (fractures ouvertes) et bien d’autres contusions. Elle était consciente de son état et voulait qu’on la transfère à l’hôpital américain de Neuilly (92) où elle connaissait un grand chirurgien. L’hôpital de Lille a refusé le transfert car maman n’était pas transportable. Cela aurait signé son arrêt de mort. Nous n’avons pas voulu que maman sache cette dure réalité et nous lui avons donné l’espoir que cela se ferait. Maman n’était pas dupe. Elle avait une trachéotomie et m’a demandé de m’approcher pour bien entendre ce qu’elle avait à me dire. « je vais mourir » - « mais non, maman ! ne dis pas de bêtises » - « si. J’ai entendu les infirmières dire qu’elles préparaient le drap blanc ». Que répondre à ça ? Comment le personnel hospitalier peut il aussi stupide et non respectueux du malade ? . Un autre jour, maman ne supporta plus sa trachéotomie et arracha le tuyau. J’avais beau appeler l’infirmière : personne ne venait et maman devenait bleue. J’ai couru partout à l’étage et ai enfin trouvé quelqu’un susceptible de rebrancher le tuyau et maman a repris des couleurs in extremis. Encore une faute qui aurait pu être fatale ! Quelques jours après ce facheux événement, maman sombra dans le coma. On ne pouvait plus la voir qu’à travers une vitre. On nous conseilla de rentrer à Paris. Notre présence ne servait plus à rien. A peine de retour rue du marché St Honoré : coup de fil. Maman vient de décéder. Nous avons soupçonné l’hôpital d’avoir piqué maman pour mettre fin à ses souffrances. Nous avons voulu leur faire un procès. On nous a vivement conseillé de retirer la plainte faute de quoi, on s’exposait à de grâves ennuis. Nous étions 5 filles mineures sans aucun soutien. Jétais enceinte de quelques jours. Nous avons retiré la plainte. Le flic qui roulait à 180 km/h envoyant maman au ciel, n’a eu qu’une rotule cassée et ne s’est jamais excusé. Contre lui aussi, nous avons porté plainte mais l’avons bien vite retirée, encore sous la menace. Nous étions jeunes et vulnérables, le flic était pote avec toute la région et protégé par ses supérieurs. Maman a agonisé 23 jours ! Entre temps, j’avais réussi mon permis de conduire. Ce fut le seul sourire que maman m’a laissé lorsque je lui ai annoncé la bonne nouvelle. Maman est restée 1 mois en chambre froide à l’hôpital car nous n’avions pas l’argent pour la faire enterrer et la famille – ce gros bleuf ! – nous évitait.

 

 

 

...........41ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................   

par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
ajouter un commentaire commentaires (21)    créer un trackback recommander
Mercredi 15 novembre 2006

Janis Lyn Joplin est née le 19 janvier 1943 à Port Arthur, Texas, petite ville sudiste, et fut initiée à la musique par ses parents.
Très tôt, elle s'engagea en faveur des Noirs, dont l'intégration constituait alors l'un des thèmes majeurs d'affrontement au sein de la société Nord-Américaine.
Très vite attirée par ce style de musique, adolescente, elle commença à chanter dans des cafés et des clubs folks de Houston et d'Austin.
C'est également à Austin qu'elle rencontre R.Powel St John, avec qui elle fonde les Waller Creek Boys, trio de bluegrass.
Dès 1960, elle enregistra des disques de tendance jazz.
Dépressive, elle s'adonna à l'alcool et à la drogue pour oublier un physique ingrat qui lui vaudra, le titre "d'Homme le plus laid de l'universitée d'Austin". Bien qu'elle n'ait pas eu d'influence déterminante sur la musique, Janis Joplin reste une chanteuse et un personnage d'exception, interprète inégalée du mal-être et de la solitude qui l'ont forgée, pour le meilleur et pour le pire. « Sur scène, je fais l'amour à 25 000 personnes. Après, je rentre à la maison, seule. » Une simple phrase pour toute une vie.

Janis est décédée d'une overdose le 04 octobre 1970.

C’est, bercée encore de l’odeur outre manche et des airs de Janis Joplin plein la tête, que j’ai réintégré le bercail. J’avais rencontré ce petit bout de femme à Hide parc par une belle journée ensoleillée. Elle était toute petite et très extravagante, d’une gentillesse exemplaire et presque d’une renommée mondiale. 

J’ai juste posé mon sac à dos à la maison et suis partie illico presto retrouver B…. au quartier latin. Nous étions heureux de nous revoir et avons entamé une relation……..avec affinités. 

Nous vivions d’amour et d’eau fraîche. Je n’ai jamais cherché à savoir  d’où il venait ni ce qu’il faisait à Paris. B… n’était pas très grand (environ 1m75) et assez bel homme : cheveux chatains et yeux marrons. Il venait souvent me rejoindre à la maison où nous nous cachions. Personne ne le connaissait dans la famille. Une voisine nous prêtait les clefs de son appartement. Je ne me souviens plus de son nom. Elle était brune, fine, avait alors environ la quarantaine et habitait place du marché St Honoré à paris 1er (au n°1 je crois). C’est chez elle que je me suis aperçue que j’étais enceinte alors que maman venait d’avoir un accident mortel d’automobile. Maman était soignée à l’hôpital de Lille. C’est comme çà que j’ai su que les parents de B….  habitaient cette même ville. J’étais en cours de passer mon permis de conduire et n’avais pas un centime d’avance. Je suppliais B…. de m’accompagner en auto-stop à Lille pour rendre visite à maman. Il le fit. Je lui avais dit que j’attendais un enfant de lui (j’avais d’ailleurs été très maladroite, presque violente car je savais bien que ce serait là la fin de notre amour). A peine arrivés à Lille, ville totalement étrangère pour moi, il m’abandonna sur le grand boulevard menant à l’hôpital. Il faisait déjà presque nuit. Je me retrouvais donc enceinte, seule dans cette ville inconnue, à la nuit et allant voir ma mère mourante. Maman est décédée quelques jours plus tard. Heureusement l’hôpital nous avait logées, mes soeurs et moi même, dans une maison d’accueil à proximité. 

Je ne revis B….. toujours dans le quartier St Michel – par un heureux ou malheureux hasard – que lorsque C…. (mon bébé) eut environ 3 mois. Je lui présentais son fils et il eut pour réaction de me proposer de l’argent. Je repoussais cette énorme plaisanterie. 

Je ne l’ai jamais revu. 

Au cours de ma grossesse (environ au 7ème mois) ma chère sœur C…. découvrit l’affaire et tenta d’entrer en contact avec la famille de B…. . Ces derniers eurent une très mauvaise réaction pensant que nous voulions de l’argent. C….. avait agi à mon insu, ce qui me mit dans une grande colère ! J’ose à peine imaginer quel marchandage elle a pu leur faire. 

Mon fils C….. fut reconnu dans un 1er temps par moi seule, puis ensuite par mon ex mari un peu avant notre mariage en novembre 1974. C…. porte donc aujourd’hui le nom de cet illustre inconnu qui le fit beaucoup souffrir car il l’écarta de sa vie à la naissance d’I….., sa petite sœur en 1976. 

Je n’ai rien caché à mon fils qui sait tout de cette histoire. Il  m’en a toujours voulu de ne pas être restée avec son père mais avais je le choix ?

...........40ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................   

par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
ajouter un commentaire commentaires (12)    créer un trackback recommander
Vendredi 10 novembre 2006

La nuit porte conseil, c’est bien connu. Au réveil, je décidais de trouver un job. A cette époque, c’était assez facile. J’harpentais donc les boulevards londonniens, de Victoria station vers Picadilly sans oublier Hide parc. Je recherchais une boîte d’interim. Au cours de cette ballade, je reconnus le quartier où j’avais passé une semaine quelques années plus tôt, dans le cadre des échanges scolaires. J’étais tombée dans une famille très stricte et pleine de traditions. Je m’y étais fortement ennuyée. C’était un quartier résidentiel où les petites maisons étaient toutes pareilles mais heureusement très jolies. Simplement, fallait rentrer les idées claires pour ne pas de tromper de maison ! Je n’ai pas trouvé mon bonheur en interim mais dans une association qui affichait boutique sur rue. Ils m’ont proposé un logement et le couvert du midi en échange de travaux de restauration dans une auberge de jeunesse. C’était parfait. Je suis arrivée dans cette grande masure de trois étages. Il y avait tout à refaire ! Nous étions une équipe d’environ 20 jeunes, tous aussi paumés les uns que les autres. Nous avons refait le plancher principalement, sur les 3 étages. Il y avait une bonne ambiance. J’ai eu un copain anglais – encore un blond et pourtant je n’aime que les bruns en général ! – C’est par lui que j’ai appris qu’en angleterre, on peut se faire soigner gratuitement, même si on est étranger. Au moins, tout le monde a le droit à la santé là bas ! Je me sentais mieux dans ma peau, entourée de ces amis et travaillant. J’ai écrit une longue lettre à ma mère pour sa fête, le 3 janvier. Je voulais lui faire plaisir et m’excuser de tout le mal que je lui avait fait.

J’ai eu un autre copain plus tard : un irlandais cette fois. Nous avons dormi une nuit ensemble et le lendemain matin, il m’avait fauché ma belle montre en argent qu’un pote de Paris m’avais offert (voir l’article « Le lycée Paul Bert rue Vavin dans le 14ème »). J’en ai parlé aux autres membres de l’association mais personne n’a voulu bouger le petit doigt. Un ami écossais a voulu me remonter le moral et m’a emmenée quelques jours en écosse mais, bien que ce petit séjour fut très agréable, je ne pensais qu’à cette trahison. J’y tenais à ma montre ! j’ai donc décidé de retourner à Londres et de porter plainte.

Commissariat comme dans les films ! attente sur une chaise dans un long couloir morose où un inspecteur faisait les cents pas. Bureau du commissaire fumant sa pipe et chapeauté melon. Je pose plainte et je subis un interrogatoire digne de la PJ. Coups de téléphone, attente. Je ne comprenais pas très bien pourquoi on me faisait patienter si longtemps. J’ai soudain pigé qu’ils avaient fait leur enquête – non sur la montre – mais sur moi et qu’au bout du fil………c’était ma mère. Deux aimables policiers me conduisirent au bateau et hop ! retour à la maison. J’avais été renvoyée ad patres. Ce qu’il faut savoir, c’est que lorsqu’on vous renvoie dans votre pays, on vous laisse à la frontière avec 10 francs à l’époque, histoire de ne pas être en état de vagabondage. J’ai donc fait à nouveau du stop pour rentrer à Paris.

 

...........39ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................  

par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Mercredi 8 novembre 2006

Jésus cachait des poux sous sa chevelure…….et des morpions juste un peu au dessous ! je dis juste un peu car ses pointes touchaient presque son esprit mal placé……..Il avait tout de ce que je détestais et ce petit voyage ne faisait que confirmer ce que je pensais. Il devenait de plus en plus macho, aussi lorsque nous sommes arrivés chez ma sœur, j’avais déjà en tête de poursuivre seule ma route. Mais bon ! on n’abandonne pas quelqu’un comme ça. 

Rouen donc : cité U. Je frappe à la porte de ma sœur E…. Quelle ne fût pas sa surprise !……..et sa non joie de me voir là avec ce Jésus crado. Mais elle me reçut gentiment. Sans que je le sache, elle appela maman qui arriva dans la soirée. Bon voilà ! maintenant on savait où j’étais. Il ne me restait plus qu’à expliquer où j’en étais. Maman a été plus que compréhensive. Pas de reproches, rien que de l’amour d’un mère envers sa fille qu’elle chérit. Maman était merveilleuse par son intelligence. Je suis restée environ une semaine à la cité U, avec Jésus. Nous avons fait la connaissance des amis d’E…. Ils étaient tous très écolo et charmants. Je dois dire que E…. a été sympa bien qu’elle refusait totalement ma façon de voir la vie. Au bout d’une semaine, je dis à Jésus que je continue ma route vers le nord, sans lui. Il est donc parti je ne sais où et je m’en fichais. Je me suis rappelée cette journée merveilleuse que j’avais passé avec ma petite sœur Ghislaine à Brighton. Cela a fait tilt dans ma tête et j’ai visé l’angleterre. J’avais 2/3 ronds en poche. J’ai pris le bateau. Arrivée sur le sol british, je me suis dit que visiter Londres ne serait pas du superflu. Alors, re belote : le pouce en l’air ! Les anglais sont très courtois. Je me suis vue monter dans des rolls. Il n’y avait pas d’a priori. Je les trouvais charmants. Arrivée à Londres, il fallait bien manger et dormir. J’ai tenté la manche outre manche. Alors là ! ils n’étaient plus aussi courtois. Dur, dur de faire 3 penny. C’est là qu’on peut apprécier notre chère liberté en France ! Je me suis dit que j’allais en baver dans ce pays et qu’il fallait que je réfléchisse vite. En désespoir de cause, je me suis dirigée vers un policeman bien chapeauté et lui ai supplié de me donner 1 penny pour pouvoir aller me régaler d’un fish and ship, à la baraque du coin. Il m’a fait la morale mais a accepté et j’ai pu me restaurer. Il faut oser les aborder les flics en angleterre ! Ils sont d’apparence froide et se tiennent droits comme des piquets mais quand on a faim……..on a faim. Il faut dire aussi que j’avais eu la bonne idée de débarquer en angleterre pour mon anniversaire, soit le 8 novembre ! ce n’était pas vraiment la meilleure saison pour errer dans les rues. La nuit tombant, je me mis en recherche d’un abri. Je finis, après des heures de marche à travers des ruelles sombres et pas trop rassurantes, par trouver un squat occupé par une poignée de chevelus qui jouaient de la guitare. Ils m’ont accueillie sans tricherie. J’étais comme eux !

...........38ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................  

  
par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander

Divers

En ce qui me concerne
Clic sur la photo







Florence Foucart, écrivain reconnu
Association des Mots Migrateurs
Clic sur la photo









Mots Arts 2008 vu par Dominique Chauvin, photographe
Clic sur l'affiche
 







Les chansons d'Orbor
Clic sur la photo



De purs jeux de mots
Clic sur l'image

medium_livre_ecrire_un_mot.jpg

Justyne, si tu te reconnais.


Clic sur l'image !  
justyne3.jpg

















  voir l'image en taille réelle

Pour semer cette graine sur votre blog
et ainsi soutenir
 
Lucie-Maria
dans son combat, un clic droit sur
la fleur puis enregistrer-sous


Qu'on se le dise.........

On entre par la terrasse d'été,

Le portail nous met déjà au parfum

par ses dessins,

On passe le petit salon fumeur

Où l'envie nous prend de s'y

installer. On peut y lire.

une charmante hôtesse nous

accueille et nous invite à prendre

place dans cette merveilleuse

salle richement décorée par des

toiles, dessins et même une statue !

On y passe une excellente soirée

Bercés par une musique douce.

J'ai adoré  le restaurant Ratapoil

Et sa cuisine si fine !

 

Coups de pouce

Jérome Delepine, artiste peintre

maison-atelier 21 rue pasteur 95830 Cormeilles en vexin

01.34.66.67.69

 

     

         

 

Visitor Map
Create your own visitor map!

 

Me contacter
 

Petit test

Bulletin de commande

Recueil de 55 poèmes et illustrations,

consultable sur ce blog

dans la catégorie "instants choisis"

 

 

 

 

 

Vous pouvez également trouver mon recueil chez Ratapoil

(voir plus haut)

------------------------------------------------------------

Recueil de 52 poèmes et illustrations,

consultable sur ce blog

dans la catégorie "laisser son empreinte" 
expo-ce-sn-copie-1.jpg









Livre de nouvelles "De temps en temps"
http://www.grisy.net/article-14453864.html
Pour le commander, c'est ici :
http://www.motsmigrateurs.fr/Actualites/page10/page10.html


Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus