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  • : L'Univers d'Arielle
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  • : J'aime les mots, les affiches anciennes, les BD, les dessins animés, la mer et tant d'autres choses ! En bref, j'aime la vie. Je suis fan de Brassens, Jean De La Fontaine, Brel, Rimbaud, Gainsbourg, Pierre Perret, Renaud....
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Un p'tit plus !


 

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J’ai vécu tous mes instants avec passion. 
Dédicace
 

A mon sang si délicatement canalisé par le fruit d’un amour….  à mes parents. 

A mon sang si généreusement reconduit dans leurs veines…...  à mes enfants. 

A mon sang qui trop souvent n’a fait qu’un tour………………  à mes amants. 

A mon sang qui me donne le bonheur d’écrire………………..  à mes enseignants. 

A mon sang qui pourtant me fait peur………………………...  à la vie. 

 

ET enfin à tous ceux qui à travers ces aventures s’identifieront, car issus d’un même troupeau, nous sommes faits d’analogies quelles soient biologiques ou purement extrapolantes.  

Celui qui ne se trouve pas se cherche encore : la Vie n’est pas une fin en soi. 

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Cours de dessin

Le Prof.............    cyril.jpeg   ................ C'est mon fils !
Ses élèves de la MJC de Saint Egrève (38) et de la MPT de Saint Jean de Moiran (38) ont participé activement à l'illustration de mon 2ème recueil "Laisser son empreinte", auto édité ce mois d'octobre 2007.
Si le coeur vous en dit,  jeremy.jpg   Venez les rejoindre ! noemie.jpg
camille.jpgcarla.jpg
Sur Coublevie(38) Association Art et Création
,
salle Belledonne et la Sure:

Cours de dessin INITIATION avec la réalisation de compositions, de natures mortes, utilisation principale du crayon à papier et du pastel......le vendredi de 17h à 19h.

Cours de dessin APPROFONDISSEMENT avec le vivant: réalisation de la perspective, de personnages et d'animaux, d'élèments du visage(nez, yeux..) et du corps(les mains, pieds) de portraits et approche des techniques mixtes(lavis-encre de chine).....le mardi de 19h à 21h.

Cours de peinture INITIATION avec les bases de la couleur et apprentissage de l'acrylique......le mercredi de 18h à 20h.

Cours de peinture CREATIVE et TECHNIQUES d'ATELIERS avec une approche personnelle des thèmes libres et variés( peinture à l'huile, gouache, acrylique etc)......le vendredi de 19h à 21h.

Sur St-Egrève(38) près de Grenoble à la MJC Prédieu:

*Dessin initiation et perfectionnement de 18h30 à 20h30 le lundi

*Découverte artistique pour les enfants de 7 à 12 ans le lundi de 17h30 à 18h30.

*Peinture découverte et créative le jeudi de 18h30 à 20h30.

Stages de modèles vivants, d'aérographie initiation, sur sites naturels(paysages), de modelage en terre d'argile, et rencontres d'artistes pendant l'année.

Contact : Cyril CHEVALIER 06.78.27.11.35

Mercredi 2 avril 2008

cover_P96.jpg Ma sieste fut écourtée par un coup de fil de Fr… C’était à son tour de prendre le quart. Je lui souhaitais bonne route et restais sur le goût suave de ce week end de rêve. L’immensité de la mer n’était qu’une goutte d’eau face à la grandeur de notre bonheur.

Il était prévu que je m’occupe quelques jours de ma petite fille Romane http://www.grisy.net/article-13869497.html  pendant que sa mère passait des concours à Paris. Fr….. devait venir manger ou boire un verre mais rien n’était encore sûr. J’aurais tant aimé qu’il fit la connaissance de Romane et il semblait vouloir faire ce pas.

Grandissime bonne nouvelle ! Fr……  fut  présent pour  Romane. J’étais heureuse de le voir si attentionné avec elle…un vrai papa gâteau ! Il imaginait déjà que nous l’emmènerions là bas, dans son paradis nordique.

Fr…… multipliait les déclarations d’amour, m’avouant ne plus toucher du tout sa femme depuis longtemps déjà. Je l’avais tant attendu cet homme qui me serait fidèle ! Pendant des années j’avais espéré et voici que mon rêve se réalisait ! « je ne fais çà qu’avec toi » : ces mots avaient retenti jusque dans les abysses de mon âme (ne sommes nous pas composés de plus de 80% d’eau ?). Notre amour devait porter des fruits…. A quand la quille ? C’était étrange : ma liberté semblait vouloir commencer par un engagement. Moi qui vivais seule depuis des lustres, je n'avais de hâte que de me lier. Fr…… était mon choix.

Il m’avait fait découvrir tant de choses merveilleuses, m’avait donné tant de tendresse que je perdais la notion du temps. Je l’aurais voulu at vitam eternam !. Je rêvais désormais de me ressourcer à Merlimont à chaque occasion qui se présenterait – avec ou sans lui – mais à Merlimont. Il  avait su faire se révéler à moi ce lieu, enfoui depuis ma plus tendre enfance dans mes utopies, et je savais maintenant que c’était là que je voulais terminer ma vie.


......203ème (bis) épisode..........à suivre........dans la série Biographie................


par Arielle publié dans : Biographie
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Dimanche 30 mars 2008

bent.jpg Ayant rangé la maison http://www.grisy.net/article-18168849.html , nous partîmes à la plage sans laisser de traces de notre nuit d’amour. Fr….. resta avec moi jusque 12h30 puis partit faire les courses pour réceptionner sa maman. J’aurais dû normalement rentrer sur Paris mais nous n’en n’avions pas le désir. Il me proposa de s’esquiver dans l’après midi pour me rejoindre. Je restais donc à visiter les alentours, très heureuse de cette proposition. Les alentours, c’est Etaples http://www.nordmag.fr/nord_pas_de_calais/etaples/etaples.htm . Un petit port, des espaces verts joliment aménagés et une ville très ordinaire. Je m’y promenais, tranquille, savourais mon sandwich à la sardine et trouvais enfin des toilettes publiques. Chouette ! Elles étaient ouvertes et propres (chose rarissime en France). Après avoir fait ma petite affaire, je sortis de ce lieu béni et….et merde ! On m’y avait enfermée à clefs ! Me voilà bloquée entre l’odeur des moules et le petit port. J’ouvris la petite lucarne en hauteur et tentais de happer quelque promeneur au passage. Que nennie ! La place était déserte ! L’angoisse montait. J’avais bien mon portable mais je n’allais tout de même pas appeler les pompiers ! J’engageais immédiatement une grande réflexion transcendantale me trouvant alors dans un grand moment de solitude, comme dirait Bigard http://www.rireetchansons.fr/humour/humour_list_blaguesbigard.php  quand quelques gamins eurent la bonne idée de venir jouer dans ma direction. Je les interpellais, les laissant cois. Il demandèrent de l’aide à la buvette de la place et me voilà sauvée. Ouf ! je repris mes clics et mes clacs et retournais à Merlimont.

C’était la seconde fois que je me retrouvais enfermée dans des toilettes publiques. Je hais les toilettes publiques ! Bien souvent, le service laisse à désirer, occasionnant le genre de mésaventures qui me sont arrivées, ou alors elles ressemblent étrangement à une porcherie… surtout en ville……. Gros pléonasme ! Ou alors, la porte ne ferme pas à clefs, ou encore, il n’y a pas de lumière et……. Quand c’est noir, c’est noir…….. Öh désespoir.

Donc, lors de mes vacances à la Rochelle http://www.grisy.net/article-12462012.html et ayant décidé de visiter l’île de Ré à pieds……… Oui ! C’est le genre d’idées qui me passent par la tête et que j’accomplis avec brio…… je passais le pont de l’île à la nuit tombée et étais tellement sollicitée par ma vessie que j’oubliais un instant toutes les merveilles que je venais de découvrir pour atteindre précipitamment le bloc sanitaire, tout de blanc vêtu et gisant au pied du pont. Il était bien propre et même ! sentait bon. Je m’accordais donc une pause bonheur, pris mon temps dans cet endroit accueillant et entendis « clic clac »…… « Euh !........ Hep Monsieur ! »…….. pas de réponse. « Monsieur, monsieur ! Vous m’enfermez ! » ……. Pas de réponse. Cette fois ci, j’avais été obligée d’appeler les pompiers. Quelle honte lorsqu’ils m’ouvrirent la porte et que, ni plus ni moins environ dix pompiers dans le beau camion rouge flamboyant (pour des pompiers, c’est normal de flamber) étaient croulés de rire !! bisque bisque rage !! Alors, vous pensez bien qu’à Etaples, je voulais surtout éviter cette situation.

Après une sieste bien méritée sur la plus haute dune et en plein soleil, mon amour me rejoignit et nous allâmes boire un coup dans le commerce de son pote devant la plage. J’étais contente car il ne me cachait pas et mieux : me montrait aux gens qu’il aimait bien. Vers 19h30, il devait rejoindre sa mère. Il était donc temps que je rentre à Paris. Mais tout était possible encore ! Mon amour me proposa de revenir dans une heure puisque je n’avais pas d’heure pour rentrer. Nous voilà donc partis pour passer la soirée ensemble. Sitôt dit, sitôt fait. J’eus juste le temps de manger un bout qu’il était déjà revenu. Le soleil m’avait donné de bonnes couleurs (Et oui ! on bronze dans le Pas de calais ! Bronzage doré couleur chips) et je commençais à avoir froid. Mon coup de soleil me faisait frissonner mais cela ne dérangeait en rien notre plaisir à être deux, à Merlimont, si amoureux. Dans la soirée, Fr….. m’emmena dans le café d’un autre pote. Bref, maintenant, tout le monde connaissait Arielle à Merlimont…j’ y étais acceptée et j’aimais çà. Les cafés du Nord sont des lieux sains où l’on s’amuse et se divertit. Il y règne une ambiance chaleureuse où l’amitié domine. Mon amour s’y sentait heureux et je prenais un réel plaisir à le voir si détendu et souriant. Nous passâmes une excellente soirée. Puis voici minuit, il fallait vraiment que je rentre à Paris car je ne pouvais pas dormir sous le même toit que sa mère ! Et je n’avais pas réservé d’hôtel. En douceur, mon amour me persuada qu’il serait dangereux de prendre la route. Je lui dis que cela ne m’effrayait pas mais il insista. En fait, je le soupçonnais de tout faire pour que je reste avec lui. Il me proposa un plan d’enfer : me faire dormir chez sa mère bien qu’elle y soit. Le but était de ne pas se faire surprendre, d’être discrets et prêts à sauter par la fenêtre en cas de danger. L’aventure c’est l’aventure….marché conclu.

Il me fit donc entrer comme une voleuse et nous causions par signes pour ne pas faire de bruit. Mais l’amour nous tenait toujours et nos ébats fendaient la nuit d’un grand cri de joie. Il était impossible que sa mère n’aie rien entendu ! Quoi qu’il en était, elle ne nous a pas dérangés. Au petit matin, je suis repartie toujours comme une voleuse. Nous nous étions donnés rendez vous chez son pote Michel pour prendre le petit déjeuner mais mon amour, épuisé par cette nouvelle nuit d’étreintes, s’était écrasé comme une masse après mon départ…dans les bras de Morphée et dans un sursaut entre deux sommeils avait trouvé la force de me téléphoner pour me dire « vas y, déjeune…je dors ! ». Je me suis donc installée chez Michel et ai siroté mon ricoré. L’ambiance dès potron minet, était déjà pleine de chaleur et le marin au comptoir, nous faisait rire. J’ai profité de ces derniers instants et ai décidé de prendre le quart. Les larmes coulaient sur ma joue, j’aurais tant voulu prolonger ce week end de rêve. Je suis partie le chagrin au ventre et l’amertume dans le cœur. Mes yeux étaient pleins d’écume. J’ai laissé un message pour prévenir mon amour. Le marin du comptoir m’a fait quelques compliments et un signe de la main, le bistrot de Michel s’éloignait dans mon rétro. J’ai pleuré pendant des km. Tant de bonheur ne devrait jamais s’arrêter !

Arrivée à Bessancourt http://www.grisy.net/article-14612155.html , j’ai tout de suite laissé un nouveau message à mon amour et puis j’ai repris le cours normal de la vie.

......203ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................

par Arielle publié dans : Biographie
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Jeudi 27 mars 2008

tasse.jpg Nous passâmes la soirée tranquilles, à discuter jusqu’à trois heures du matin. En fait, la maison n’avait pas été forcée. Un camion avait juste enfoncé le grillage à l’avant ainsi que le compteur électrique mais pas de dégâts ni d’intrus. Je préfèrais cela. Au moins, l’inquiétude retombait. C’était à croire que cette histoire était écrite pour que nous puissions nous retrouver seuls à Merlimont. Le scénario était bien monté et nous n’aurions jamais pensé l’imaginer. Coup de grâce ? cadeau divin ? belle embellie quoiqu’il en soit. Nous nous couchâmes, histoire de dormir un peu car il fallait que je dégage vers dix heures du matin. L’amour était là, toujours puissant. Nos ébats nous emmenèrent loin dans la nuit.

J’aimais et j’aime toujours cette maison. Elle a un caché qui semble se taire. Elle a été entièrement conçue par le père de Fr….. , décédé à ce jour et je sentais sa présence. Il était là, encadré sur la cheminée du vaste salon et honoré par une rose du jardin que Fr….. prennait soin d’entretenir, comme pour bénir notre union. Je lui faisais des clins d’œil. 

Au petit matin, nous ouvrimes un œil, puis deux. Je le caressais, il me caressa et roule ma poule ! notre amour était si fort que les anges nous protégeaient ! nous étions repartis pour le septième ciel. FR….. m’avoua connaître avec moi des sensations auxquelles il n’avait jamais pu accéder jusque là. Ce n’était pas la première fois que je lui faisais vivre des choses nouvelles et intenses. Je le faisais inconsciemment et touchais à chaque fois sa sensibilité. Il m’aimait de plus en plus fort. Nous nous levâmes et il me prépara un petit déjeuner royal sur la terrasse. Il alla jusqu’à m’acheter mon ricoré alors qu’il avait si peu dormi et que le magasin n’ouvrait qu’à 9h ! Je l’adorais pour toutes ces petites attentions. Entre le chant du coq et le canard que nous pensions à canarder tant il caquetait http://fr.wikipedia.org/wiki/Canards avec insistance, nous nous délectâmes du doux chant des oiseaux, tartinant nos croissants et profitant des douceurs de notre ami le soleil.

Le ricoré est le seul breuvage que j’arrive à avaler le matin depuis que j’ai été empoisonnée au café dans un centre de vacances à Six fours http://www.six-fours-les-plages.com/res1024/pages_asp/office.asp?famille=meteo dans le var. La machine a café, d’une taille colossale,  avait été détartrée et non rincée et qui c’est y qui arriva la gueule enfarinée pour boire son jus ??

Je trouvais que le café était plutôt fort et amer mais je le bus quand même….. tout du moins deux ou trois gorgées car, et c’était fort de café, le goût était insupportable.

En sortant du restaurant, je fis un malaise. Je me trainais tant bien que mal jusque dans ma chambre et heureusement, mes enfants étaient là. Je mis mon étourdissement sur le compte du café trop fort. J’ingurgitais alors des litres et des litres d’eau pour évacuer mais je me sentais de plus en plus « à l’article de la mort ». Je n’avais évidemment pas assez d’argent sur moi pour payer un docteur. J’envoyais mon fils prévenir le directeur du centre de vacances, qui ne fit rien. NON ! Rien de rien.

J’étais étendue sur mon lit. J’avais ce que je peux appeler « les nerfs à vifs ». Croyez moi : il faut l’avoir vécu pour comprendre le véritable sens de cette expression. Je sentais chaque terminaison nerveuse de mon corps, comme si elle ressortaient de ma chair et c’était aussi douloureux que d’être percée de toutes parts par des milliers d’aiguilles les plus acérées possible.

Nous sommes truffés de terminaisons nerveuses http://fr.wikipedia.org/wiki/Terminaison_nerveuse_libre . Mes enfants étaient petits et faisaient de leur mieux pour me soigner. J’avais compris qu’il s’agissait d’un empoisonnement et avais la certitude qu’en éliminant, je guérirais. J’avais toujours ouï dire qu’il fallait boire du lait dans ces cas là. J’ai une sainte horreur du lait mais je fis un effort bienfaiteur. Mes enfants me portaient des plateaux repas car je ne pouvais même pas me lever. Le premier jour, je ne pus rien avaler. A force de me gonfler le bidon d’eaux minérales, le mal sortait de mon corps et je commençais à reprendre un peu de forces.

Lorsqu’on a les nerfs à vif, on ne dort pas ! Je ne suis jamais restée éveillée aussi longtemps.

Au quatrième jour, je pus me lever. Je me suis rendue, anxieuse, au repas du midi avec les enfants et Oh ! surprise……… Chaque table était équipée du même médicament. J’interrogeais mes voisins qui m’apprirent que bon nombre de vacanciers avaient été, eux aussi, victimes de cette intoxication, à plus ou moins forte dose, selon les gens.

Nous nous rendîmes unaniment, persuadés que l’union fait la force, dans le bureau du directeur. Il n’a jamais voulu reconnaître que l’erreur était de son fait.

Ma première semaine de vacances avait été gâchée. Sans avoir eu à bouger, je revenais de loin……..quel voyage dans les méandres de la fibre nerveuse !

Le comble du comble est que, depuis ce jour, j’ai été sevrée définitivement du café. Vingt ans après, je ne peux toujours plus boire une seule goutte de café, ni même le respirer ! Cependant, dès que mon état reprit le dessus, j’avais des manques de cafeïne. J’avais besoin de café mais tournais de l’œil à sa simple vue. J’ai pallié à ce désespoir en buvant ce fameux Ricoré : soixante pourcent de café et quarante pourcent de chicorée…….. que j’agrémente d’une bonne dose de lait concentré sucré.

Dans les restaurants et cafés, le ricoré n’est pas dans les mœurs, alors, je promène mon petit bocal dans mon sac ! On me traite de grand mère lorsque je bois du ricoré mais je n’en n’ai cure car c’est effectivement une bonne cure qui me convient.


......202ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................
par Arielle publié dans : Biographie
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Dimanche 23 mars 2008

Nous allions de rebondissements en rebondissements. Nous nous retrouvions de plus en plus dans notre antre secrète. C’était notre repaire, notre nid. Telles deux bêtes sauvages, nous prenions du bon temps à l’abri de tout regard, bien dans notre monde qui n’appartenait qu’à nous seuls. « Tu fumes après l’amour ? » « Sais pas, j’ai pas regardé ! »…..… dès fois que des signaux indiens s’échappent au dessus de nos têtes ! J’appréciais ces moments de détente : la cigarette qui vient annoncer le repos du guerrier. Ma tête doucement posée sur son épaule, j’écoutais vibrer notre bonheur.

Ensuite, nous nous esquivions. Il m’emmenait manger dans un petit resto portugais à Bezons http://www.ville-bezons.fr/heading/heading3603279.html . Il choisissait bien ses endroits ! C’était un lieu où son beau père était connu comme le loup blanc. Notre passage était donc voué à être forcément narré à qui de droit. Partout où nous passions, l’amour se dégageait. Les gens ne sont pas dupes. La viande là bas prend tout l’espace sur une planche de bois : amis carnivores, je vous recommande ce petit rad. La première fois, nous nous étions dirigés vers Carrières/seine http://www.carrieres-sur-seine.fr/jsp/site/Portal.jsp?page_id=51 car il devait réviser ma voiture dans le garage de sa mère. Il m’avait donc laissée sur les bords de seine et avait pris ma Ford. Ses enfants étaient là bas et sa mère ne connaissait pas mon existence : il fallait donc que je passe le temps ailleurs. Je m’étais bien promenée dans les vieilles ruelles, tentant vainement de trouver un tabac ouvert. Après une halte dans la petite église où Fr….. s’était marié, je retournais visiter les quais. Elle est sympathique cette église. Petite et très bien agencée. Quelques bancs à l’étage font face au Seigneur. Les vitraux donnent un air d’intimité dans lequel je me suis régalée. Très vite, mon amour m’appelle pour me rejoindre. Nous nous donnons rendez vous chez Mado. Il y a là les boulistes tapant la discute plus que le point. Fr…. avait bien réparé ma voiture : nous nous accordâmes une Pelfort http://www.lachope.com/heinek.html , puis deux lorsque un ancien de ses potes vint faire intrusion. No problemo : il me présente et la Pelfort coule à flots. C’est Guéguèz. Il rougit comme une pivoine pour un oui, pour un non. Il est tatoué et divorcé. Fr…. et lui évoquent des souvenirs dont nous parlions juste quelques secondes avant son arrivée, comme si ce passé lui avait fait signe d’entrer dans le bistrot afin de faire ma connaissance. J’adorais quand Fr….. m’impliquait dans sa vie…j’adorais qu’il me fasse connaître ses amis. Les canettes commençaient à s’aligner sur la nappe à carreaux rouges et blancs…Chiche ! Nous faisons une ligne de canettes..toute la longueur jusqu’au mur « tu tiendras l’coup, mon amour ? » « Oui, bien sûr ! ». Mado nous remet çà. Guéguèz s’en va et nous avançons tous les deux dans notre trip. Soudain Fr…… change de tête « ne te retournes pas, y a mon beauf ! » « C’est pas vrai ! » « Si, je t ‘assure qu’il y a mon beauf ». Là, c’est moi qui change de tête. Fr……. ne se dégonfla pas et l’invita à se joindre à nous. Son diabolo menthe dépareillait quelque peu. Il n’était pas du tout comme je l’avais imaginé. Petit et blondinet, bien cravaté et simplement discret. Il travaillait dans la sono hifi et nous orientâmes la discussion sur ce sujet. Le beauf s’en alla, nous payant à nouveau une tournée et promettant à Fr……. de considérer qu’il ne nous avait pas vus. Canettes pour canettes, nos fourches commencent à languer ou plutôt nos langues commencent à fourcher ! Mais ça allait encore. Nous sortons du bistrot, n’ayant pas du tout l’envie de nous séparer et pourtant Fr…… devait rentrer : son commando l’avait déjà rappelé à l’ordre à plusieurs reprises tant et si bien que Fr…… avait fini par couper son portable pour qu’elle lui fiche la paix. Mado, Guéguèz, le beauf…ils savaient tous que nous nous aimions et cela me plaisait. Je me dirigeais vers ma voiture puisqu’il fallait arrêter là notre escapade et voilà pas que mon Fr……. fut pris d’une envie pressante ! …… normal avec la bière ! « ben tiens, y a la seine ! », suggérais je… OK, nous voilà descendus sur les berges. Mon amour se soulage face aux ondes, le dos tourné pour que les badauds ne voient pas ce jet impressionnant par la quantité qu’il contenait. Je me glisse doucement le long de sa colonne verticale (ou vertébrale : c’est comme vous le sentez), l’enlace et promène mes doigts là où cela convenait bien pour mieux l’aider à faire la vidange. C’était donc la quéquette à l’air, sous un ciel menaçant, que je le tripotais. Et l’instant durait et perdurait, et l’envie pressante se transforma en envie sensuelle. « Viens, suis moi..je connais un coin tranquille ». De joie, je saute à pieds joints dans l’eau et dans un éclat de rire, le suivis. Sa moto faisait de l’œil à ma Ford, nous ne nous quittions plus. Arrivés dans son coin tranquille (en fait c’était un parking à ciel ouvert devant un gymnase), nous nous installâmes sur la banquette arrière, au nez et à la barbe de tout à chacun. Seul notre univers existait, nous nous fichions pas mal d’être vus, et nous nous aimions, nous nous aimions….jusqu’à la nuit. Puis chacun rentra à son bercail. Le lendemain, pas de problèmes. Fr…… avait simplement eu droit à la soupe à la grimace de la part de sa chère et tendre.

Dans notre délire de Pelfort, Nous avions concocté d’organiser un week end en amoureux à Merlimont en sachant très bien que cela n’était pas gagné d’avance (contraintes de son couple bien entendu). Au café du matin, entre deux rendez vous pour le travail, Fr…… m’annonça qu’il commençait à en avoir ras la casquette de passer des mauvaises soirées chez lui, ayant  altercation sur altercation avec sa femme et que le week end à Merlimont semblait bien compromis. Il en avait gros sur la patate de ces disputes conjugales et me disait qu’il en était au point ou « ça passe ou ça casse ». Il était si bien en ma présence et si mal dans son couple ! Il était malheureux. Bon, tant pis pour Merlimont..Je m’apprêtais à passer un week end des plus ordinaires et j’étais un peu triste mais cela faisait partie de notre situation extra conjugale et je l’acceptais. Nous nous promîmes de passer un peu de temps ensemble en fin d’après midi, avant ce fichu week end et retournâmes à notre labeur, l’amertume au coeur.

Dans le milieu de la journée, le travail fit que je devais le rejoindre sur le site de SNECMA http://www.snecma.com/rubrique.php3?id_rubrique=26&lang=fr . J’étais à peine arrivée que son portable sonne : « on a cambriolé Merlimont !, la porte  a été forcée ! ». Mon amour me regarde : « Moi, j’y vais…tu es prête ? ». La joie m’envahit bien que je n’aimais pas qu’il aie des soucis. Je retournais finir mon travail et attendis qu’il me fasse signe car il devait organiser son départ après discussion avec sa mère et sa femme. Rien n’était encore gagné : si sa mère l’accompagnait, je serais encore sacrifiée. Vers 18h, il me rejoint et m’annonce qu’il part dans une heure…seul mais qu’il ne peut pas m’emmener car sa mère le rejoindra le lendemain matin. Par contre il me propose de le rejoindre avec ma voiture et de disparaître quand sa mère arrivera. Cela ne nous laissait qu’une nuit et un p’tit déj mais  l’occasion était trop belle et j’étais déjà toute excitée. Cela n’était d’autant pas plus gagné car si sa fille voulait venir…je serais encore et encore sacrifiée. Je rentrais donc vite à la maison, râlant contre ces embouteillages qui me faisaient perdre du temps et priant le bon Dieu que Fr….. fasse le maximum pour que notre idylle puisse s’exprimer librement cette nuit là.

19h30, il ne m’avait  toujours pas rappelée. Je me disais que tout était fichu et commençais à regarder ma valise de travers, estimant qu’elle n’avait pas lieu de se tenir si prête dans l’entrée de la maison.

19h35, le téléphone sonne. « Je suis en route..Je pars » « et moi ? » « Si tu le veux, tu me rejoins ». L’excitation était à son comble. Je n’y croyais plus et voilà que le miracle se produisit  ! Là dessus, ma fille I….. rentra. Je lui laissais à peine le temps de défaire ses chaussures et lui annonçais mon départ imminent. Dans l’excitation, je ne trouvais plus mes clefs ! La folie douce me gagnait.

Plus rien ne comptait à part mon amour. Je partis et roulais si bien que j’arrivais seulement dix minutes après lui à Merlimont. Enfin…nous y étions. C’était le début d’un week end de bonheur parfait.


......201ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................
par Arielle publié dans : Biographie
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Jeudi 20 mars 2008

doc_4089a.jpg Je l’acceptais avec tous ses défauts et pourtant je n’arrivais pas à corriger les miens. J’ai toujours été incapable de cacher ma douleur. Fr….. m’avait expliqué ne même pas se souvenir de son attitude de la veille http://www.grisy.net/article-17754329.html  tellement il avait éclusé ! mais ces mots qu’il m’avait dit restaient ancrés dans ma mémoire et je n’arrivais pas à m’en défaire. Je n’avais pas pu m’empêcher de lui dire combien il avait été « moins que rien, tout petit, ridicule » et je n’avais pas su dissimuler mon chagrin. Comme d’habitude, il s’était excusé mais n’empêche…cela ne passait pas. C’est un truc de catholiques ça ! S’imaginer que le mal est effacé parce qu’on a demandé pardon. Je ne peux pas être d’accord avec ce raisonnement. J’estime qu’il vaut mieux penser avant d’avoir à panser, nous sommes des adultes, nom d’un chien !

J’étais triste. Je le comprenais et en même temps j’étais rongée par tout ce qu’il ne pouvait pas  m’accorder, soit par manque de temps, soit par manque de liberté. Je ne lui en voulais pas et pourtant l’envie de le quitter me turlupinait lorsque la douleur m’assaillait. J’avais peur de tout gâcher sur un coup de tête: il fallait absolument que je contrôle mes émotions. Je ne suis pas masochiste, non…je tenais simplement à le garder car je savais au fond de mes entrailles qu’il était fait pour moi, que nos deux vies étaient appelées à n’en faire qu’une. C’était une chose que je ressentais sans pouvoir l’expliquer.  

Nos journées cependant étaient basées sur l’art et la manière d’honorer pleinement ce que la société tendait à devenir : un vaste programme de loisirs. A l’heure des 35h/mois dans cette fichue époque où l’on tue la production……....je dis que nous en profitions bien. Le gouvernement nous pousse au « j’men foutisme » et ça marche ! Fr…..  et moi, avions bien compris que personne n’est indispensable pour faire tourner la machinerie et que la vie valait bien plus que cette démotivation professionnelle à laquelle nos hiérarchies travaillaient ardument. Nous étions donc de plus en plus souvent dans les bras l’un de l’autre plutôt qu’au boulot et les sentiments croissaient, croissaient………… Pour quelqu’un qui affichait ne pas s’attacher facilement, j’estimais être vernie. Fr…..  disait que peu de femmes avaient compté dans sa vie…j’étais vraiment privilégiée alors !

J’aimais le surprendre. J’improvisais de belles escapades tout à fait innatendues et originales et il  appréciait. Dans nos discussions, à l’apéritif, je me suis aperçue que c’était la deuxième fois que j’offrais ce genre d’imprévus à un mec. La première c’était pour mon ex mari. J’ai soudain réalisé combien notre relation était sérieuse pour lui avoir donné toutes ces joies. Nos journées étaient à rebondissements !

Toujours au restaurant mais cette fois au dessert, Fr….. m’annonça qu’il avait dû changer ses dates de congés car sa femme ne pouvait faire autrement. Je n’ai pas su me contrôler et mes yeux se sont emplis de larmes. Il m’avait regardée avec tant de complicité que j’en suis encore toute bouleversée. Il avait vu à quel point mes sentiments étaient forts. Dans le chagrin que je ne voulais surtout pas lui montrer mais qui était si puissant que rien ne pouvait le dissimuler, je lui avais avoué que je ne supporte pas de ne pas le voir et qu’il était hors de question que je reste 1 mois et demi loin de lui. Il avait tenté de me consoler en me racontant des histoires drôles et y était très bien parvenu. Il était chagriné aussi : il n’aimait pas me voir triste. En rentrant au travail, esquivant tant bien que mal cet orage qui commençait à fendre le ciel en mille morceaux, je demandais immédiatement mon changement de dates de congés prétextant la venue de mon neveu de Mexico http://www.tripalbum.net/mexico/ et m’attendant à un refus formel puisque nous ne pourrions pas respecter le quota de présence si je faisais cela. J’étais vraiment bien épaulée par mes hiérarchies : mes nouvelles dispositions furent acceptées. Je n’avais encore rien dit à Fr…... J’espèrais qu’il serait heureux de cette bonne nouvelle.

 

......200ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................

par Arielle publié dans : Biographie
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Justyne, si tu te reconnais.


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Qu'on se le dise.........

On entre par la terrasse d'été,

Le portail nous met déjà au parfum

par ses dessins,

On passe le petit salon fumeur

Où l'envie nous prend de s'y

installer. On peut y lire.

une charmante hôtesse nous

accueille et nous invite à prendre

place dans cette merveilleuse

salle richement décorée par des

toiles, dessins et même une statue !

On y passe une excellente soirée

Bercés par une musique douce.

J'ai adoré  le restaurant Ratapoil

Et sa cuisine si fine !

 

Coups de pouce

Jérome Delepine, artiste peintre

maison-atelier 21 rue pasteur 95830 Cormeilles en vexin

01.34.66.67.69

 

     

         

 

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