Fr…. me fit encore faux bond. Coup de fil de dernière minute : « je ne viendrais pas, ma fille fait une fête à la maison et je dois aider sa mère à tout préparer ». Pour la 1ère fois, je lui raccrochais au nez. C’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Je ne pouvais pas croire qu’il ne savait pas la veille que sa fille faisait une fête. Alors pourquoi encore une fois me fit il croire qu’on se verrait ? J’avais vraiment le sentiment qu’il me prenait pour une idiote. Dans ces cas là, j’aurais aimé être James Bond http://jamesbond007.net/hmtl/sommaire.html et lui coller une balle dans la tête.
Je savais bien ce qu’il y avait dans sa petite caboche à ce moment précis. Il se disait que lundi au travail, on recommencerait à se voir comme si de rien n’était. C’était de ma faute : j’acceptais trop de choses et il en profitait comme tous les imbéciles que j’avais connus jusque là. C’est bien ce que je disais plus haut : pour être aimée, il faut être vache. La gentillesse, la sincérité ne paient pas.
Il n’avait pas pigé que tout ce que je lui donnais, était de bon cœur, parce que je le voulais bien. Non, il n’avait pas percuté que le jour où cela me gonflerait de trop, j’arrêterais de donner. Monsieur se prenait pour un don Juan http://fr.wikipedia.org/wiki/Don_Juan , avec sa faible moralité !
Ô temps suspends ton vol et vous, heures propices….il m’aura fallu un week end entier pour mener à bien ma réflexion. La douleur était trop profonde pour faire surface. Bien sûr que non, je n’allais pas le laisser ! J’en aurais trop souffert. Mais il fallait que je trouve le moyen de lui faire comprendre que j’étais à bout. Je devais user d’intelligence et ne pas tout plaquer sur un malentendu, car il s’agissait bien là d’un malentendu ! Les 2 derniers week end où il avait travaillé, il les avait passé avec moi. Ce nouveau samedi à travail imprévu puisque décidé en cours de semaine, aura mis la puce à l’oreille à sa femme et elle s’était débrouillée pour qu’il soit obligé de rentrer. J’avais compris cela mais j’étais triste car à coup sûr, Fr…. ne l’imaginait même pas. Il était naïf avec sa femme.
La mise en scène : c’était elle. Elle avait du talent la bougresse ! J’étais triste aussi car elle le manipulait à volonté. Pour ses enfants, il se laissait bouffer, épier, emprisonner. Je savais qu’il ne tiendrait pas le coup : il aimait trop sa liberté.
La semaine suivante, alors que j’étais enfin décidée à rester cool, il ne m’a même pas donné signe de vie. J’avais sciemment gardé le silence pour voir s’il se manifesterait. ….jeu dangereux ! J’étais bien décidée à tout lui refuser si par miracle il m’appelait. Il m’a effectivement téléphoné pour boire un café. J’ai hésité mais l’effet kiss cool a reprit le dessus. Je n’ai pas une once de méchanceté ni de rancœur.
Nous nous sommes donc vus….une demi heure en cinq jours ! Une demi heure pendant laquelle je n’ai su dissimuler mon chagrin…une demi heure où j’ai vraiment dû l’importuner ! C’était le 21 juin : fête de la musique. J’ai exprimé avec verve mon intention de sortir le soir…qu’il soit là ou non. J’avais promis à mon fils C……. d’aller photographier ses graph avec sa sœur I…….. ce jour là et bien évidemment Fr….. me proposa d’aller boire un verre après le travail. Pour la première fois, je lui ai refusé. En d’autres temps, j’aurais reporté la série de photo pour pouvoir partager un moment avec lui. Là….je n’ai pas cédé.
Le lendemain matin, il m’en a mit plein la tronche en me faisant croire qu’il été allé à la fête de la musique et était rentré à 3h30 après une soirée de délire ! ! Tout ceci bien sûr après m’avoir questionnée « Où es tu allée ? Tu es rentrée tard ? » J’ai répondu 2h , ce qui était vrai car j’avais effectivement passé une bonne soirée à L’isle Adam http://www.ville-isle-adam.fr/sinformer/index.php?p=1 : danse et feux de la St Jean dans le parc de la mairie. J’avais donc commencé à lui narrer ma soirée puisqu’il voulait savoir. Il m’a coupée net pour me balancer son score en pleine figure ! J’en ai donc déduit qu’il en avait assez entendu, qu’il savait que j’étais effectivement sortie (d’ailleurs cela ne pouvait pas être autrement : je fais toujours ce que je dis. Il le savait bien puisque je lui avais déjà fait le coup la première fois que j’étais allée à Merlimont) et que pour ne pas s’avouer vaincu…il fallait bien qu’il ait fait mieux que moi…histoire de mon montrer qui porte la culotte ! Je n’en n’avais pas cru un mot mais lui avais laissé croire que j’étais dupe.
Comme à chaque fois que je l’envoyais bouler, il multiplia les petites attentions.
En fin d’après midi il eut la délicatesse de poser gracieusement une cigarette sur mon pare brise pour dire qu’il pensait à moi.
Son petit cinoche n’avait plus de secret pour moi et je ne me laissais plus attendrir. Je lui parle de mon intention d’aller au bal à la fête de la cocagne à Auvers http://www.auverscama.com/cocagne2008.htm . Je n’acceptais plus ce surplace qui me clouait dans la dépression. S’il ne bougeait pas…je bougerais sans lui. J’avais mille projets dans ma tête.
......204ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................
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