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  • : L'Univers d'Arielle
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  • : J'aime les mots, les affiches anciennes, les BD, les dessins animés, la mer et tant d'autres choses ! En bref, j'aime la vie. Je suis fan de Brassens, Jean De La Fontaine, Brel, Rimbaud, Gainsbourg, Pierre Perret, Renaud....
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Un p'tit plus !


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J’ai vécu tous mes instants avec passion. 
Dédicace
 

A mon sang si délicatement canalisé par le fruit d’un amour….  à mes parents. 

A mon sang si généreusement reconduit dans leurs veines…...  à mes enfants. 

A mon sang qui trop souvent n’a fait qu’un tour………………  à mes amants. 

A mon sang qui me donne le bonheur d’écrire………………..  à mes enseignants. 

A mon sang qui pourtant me fait peur………………………...  à la vie. 

 

ET enfin à tous ceux qui à travers ces aventures s’identifieront, car issus d’un même troupeau, nous sommes faits d’analogies quelles soient biologiques ou purement extrapolantes.  

Celui qui ne se trouve pas se cherche encore : la Vie n’est pas une fin en soi. 

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Cours de peinture en Isère

Le Prof.............    cyril.jpeg   ................ C'est mon fils !





Ses élèves de la MJC de Saint Egrève (38) et de la MPT de Saint Jean de Moiran (38) ont participé activement à l'illustration de mon 2ème recueil "Laisser son empreinte", auto édité ce mois d'octobre 2007.

Si le coeur vous en dit,  jeremy.jpg   Venez les rejoindre ! noemie.jpg

Contact : Cyril CHEVALIER         06.78.27.11.35            
camille.jpgcarla.jpg
 




°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

 

 

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21 rue Boyer, Paris 20e
ATTENTION: il y a trois cafés : nous c'est le CAFE FORUM
Bellevilloise
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Lundi 31 mars 2008

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verrelait.jpg

par Arielle publié dans : Diverses pensées
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Dimanche 30 mars 2008

bent.jpg Ayant rangé la maison http://www.grisy.net/article-18168849.html , nous partîmes à la plage sans laisser de traces de notre nuit d’amour. Fr….. resta avec moi jusque 12h30 puis partit faire les courses pour réceptionner sa maman. J’aurais dû normalement rentrer sur Paris mais nous n’en n’avions pas le désir. Il me proposa de s’esquiver dans l’après midi pour me rejoindre. Je restais donc à visiter les alentours, très heureuse de cette proposition. Les alentours, c’est Etaples http://www.nordmag.fr/nord_pas_de_calais/etaples/etaples.htm . Un petit port, des espaces verts joliment aménagés et une ville très ordinaire. Je m’y promenais, tranquille, savourais mon sandwich à la sardine et trouvais enfin des toilettes publiques. Chouette ! Elles étaient ouvertes et propres (chose rarissime en France). Après avoir fait ma petite affaire, je sortis de ce lieu béni et….et merde ! On m’y avait enfermée à clefs ! Me voilà bloquée entre l’odeur des moules et le petit port. J’ouvris la petite lucarne en hauteur et tentais de happer quelque promeneur au passage. Que nennie ! La place était déserte ! L’angoisse montait. J’avais bien mon portable mais je n’allais tout de même pas appeler les pompiers ! J’engageais immédiatement une grande réflexion transcendantale me trouvant alors dans un grand moment de solitude, comme dirait Bigard http://www.rireetchansons.fr/humour/humour_list_blaguesbigard.php  quand quelques gamins eurent la bonne idée de venir jouer dans ma direction. Je les interpellais, les laissant cois. Il demandèrent de l’aide à la buvette de la place et me voilà sauvée. Ouf ! je repris mes clics et mes clacs et retournais à Merlimont.

C’était la seconde fois que je me retrouvais enfermée dans des toilettes publiques. Je hais les toilettes publiques ! Bien souvent, le service laisse à désirer, occasionnant le genre de mésaventures qui me sont arrivées, ou alors elles ressemblent étrangement à une porcherie… surtout en ville……. Gros pléonasme ! Ou alors, la porte ne ferme pas à clefs, ou encore, il n’y a pas de lumière et……. Quand c’est noir, c’est noir…….. Öh désespoir.

Donc, lors de mes vacances à la Rochelle http://www.grisy.net/article-12462012.html et ayant décidé de visiter l’île de Ré à pieds……… Oui ! C’est le genre d’idées qui me passent par la tête et que j’accomplis avec brio…… je passais le pont de l’île à la nuit tombée et étais tellement sollicitée par ma vessie que j’oubliais un instant toutes les merveilles que je venais de découvrir pour atteindre précipitamment le bloc sanitaire, tout de blanc vêtu et gisant au pied du pont. Il était bien propre et même ! sentait bon. Je m’accordais donc une pause bonheur, pris mon temps dans cet endroit accueillant et entendis « clic clac »…… « Euh !........ Hep Monsieur ! »…….. pas de réponse. « Monsieur, monsieur ! Vous m’enfermez ! » ……. Pas de réponse. Cette fois ci, j’avais été obligée d’appeler les pompiers. Quelle honte lorsqu’ils m’ouvrirent la porte et que, ni plus ni moins environ dix pompiers dans le beau camion rouge flamboyant (pour des pompiers, c’est normal de flamber) étaient croulés de rire !! bisque bisque rage !! Alors, vous pensez bien qu’à Etaples, je voulais surtout éviter cette situation.

Après une sieste bien méritée sur la plus haute dune et en plein soleil, mon amour me rejoignit et nous allâmes boire un coup dans le commerce de son pote devant la plage. J’étais contente car il ne me cachait pas et mieux : me montrait aux gens qu’il aimait bien. Vers 19h30, il devait rejoindre sa mère. Il était donc temps que je rentre à Paris. Mais tout était possible encore ! Mon amour me proposa de revenir dans une heure puisque je n’avais pas d’heure pour rentrer. Nous voilà donc partis pour passer la soirée ensemble. Sitôt dit, sitôt fait. J’eus juste le temps de manger un bout qu’il était déjà revenu. Le soleil m’avait donné de bonnes couleurs (Et oui ! on bronze dans le Pas de calais ! Bronzage doré couleur chips) et je commençais à avoir froid. Mon coup de soleil me faisait frissonner mais cela ne dérangeait en rien notre plaisir à être deux, à Merlimont, si amoureux. Dans la soirée, Fr….. m’emmena dans le café d’un autre pote. Bref, maintenant, tout le monde connaissait Arielle à Merlimont…j’ y étais acceptée et j’aimais çà. Les cafés du Nord sont des lieux sains où l’on s’amuse et se divertit. Il y règne une ambiance chaleureuse où l’amitié domine. Mon amour s’y sentait heureux et je prenais un réel plaisir à le voir si détendu et souriant. Nous passâmes une excellente soirée. Puis voici minuit, il fallait vraiment que je rentre à Paris car je ne pouvais pas dormir sous le même toit que sa mère ! Et je n’avais pas réservé d’hôtel. En douceur, mon amour me persuada qu’il serait dangereux de prendre la route. Je lui dis que cela ne m’effrayait pas mais il insista. En fait, je le soupçonnais de tout faire pour que je reste avec lui. Il me proposa un plan d’enfer : me faire dormir chez sa mère bien qu’elle y soit. Le but était de ne pas se faire surprendre, d’être discrets et prêts à sauter par la fenêtre en cas de danger. L’aventure c’est l’aventure….marché conclu.

Il me fit donc entrer comme une voleuse et nous causions par signes pour ne pas faire de bruit. Mais l’amour nous tenait toujours et nos ébats fendaient la nuit d’un grand cri de joie. Il était impossible que sa mère n’aie rien entendu ! Quoi qu’il en était, elle ne nous a pas dérangés. Au petit matin, je suis repartie toujours comme une voleuse. Nous nous étions donnés rendez vous chez son pote Michel pour prendre le petit déjeuner mais mon amour, épuisé par cette nouvelle nuit d’étreintes, s’était écrasé comme une masse après mon départ…dans les bras de Morphée et dans un sursaut entre deux sommeils avait trouvé la force de me téléphoner pour me dire « vas y, déjeune…je dors ! ». Je me suis donc installée chez Michel et ai siroté mon ricoré. L’ambiance dès potron minet, était déjà pleine de chaleur et le marin au comptoir, nous faisait rire. J’ai profité de ces derniers instants et ai décidé de prendre le quart. Les larmes coulaient sur ma joue, j’aurais tant voulu prolonger ce week end de rêve. Je suis partie le chagrin au ventre et l’amertume dans le cœur. Mes yeux étaient pleins d’écume. J’ai laissé un message pour prévenir mon amour. Le marin du comptoir m’a fait quelques compliments et un signe de la main, le bistrot de Michel s’éloignait dans mon rétro. J’ai pleuré pendant des km. Tant de bonheur ne devrait jamais s’arrêter !

Arrivée à Bessancourt http://www.grisy.net/article-14612155.html , j’ai tout de suite laissé un nouveau message à mon amour et puis j’ai repris le cours normal de la vie.

......203ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................

par Arielle publié dans : Biographie
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Samedi 29 mars 2008

Source >>>>  http://www.expressio.fr/edj.php : le blog des expressions

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[ SIGNIFICATION ]
Personne la plus jeune 


[ ORIGINE ]
Si Benjamin est un prénom assez courant, on est en droit de se demander comment ce prénom a pu devenir un mot désignant la personne la plus jeune d'un groupe, par opposition au doyen.

D'abord, il faut savoir que si, aujourd'hui, c'est bien une personne d'un âge quelconque qui peut être le benjamin (dans une maison de retraite, le benjamin n'est plus vraiment très jeune), c'est par extension du sens "enfant le plus jeune" en usage auparavant, mais toujours actuel parallèlement à son sens étendu.
Et, en remontant encore plus loin dans le temps, au XVIIIe siècle, lorsque le mot apparaît, benjamin désignait principalement l'enfant préféré de ses parents.

Pourquoi cela ?

Eh bien il nous faut nous pencher sur la Bible pour tout comprendre.
Dans la Genèse, au chapitre 37, on peut lire : "Jacob demeura (avec ses douze fils) dans le pays de Canaan (Clic sur l'image)  où avait séjourné son père. Il affectionnait particulièrement Joseph et son dernier né : Benjamin tous deux enfants de la belle Rachel qui avait séduit le cœur de Jacob au pays de son oncle Laban à Paddan-Aram (Syrie)"
Au chapitre 42, on trouve : "Jacob voyant qu'il y avait du blé en Egypte dit : - J'ai appris qu'il y a du blé en Egypte, descendez-y pour en acheter afin que nous ne mourions pas de faim. Jacob envoya ses dix enfants, mais garda Benjamin le plus jeune auprès de lui."
Benjamin était en effet à la fois le plus jeune et le fils préféré de Jacob. Et c'est tout simplement de cette histoire que vient notre appellation.

par Arielle publié dans : Citations et expressions
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Vendredi 28 mars 2008

Clic sur l'image
courbet.jpg
 Au péage de l’autoroute, juste à la sortie, ça bloque déjà, et on commence à regretter presque d’être venus se jeter dans cette galère. Il pianote sur son volant, invective ces pèquenots qui ne savent pas conduire, ceux qui changent sans arrêt de files, ceux qui ont eu comme lui, comme nous, l’idée saugrenue, l’envie d’ailleurs, l’envie d’aller passer un jour ou le week-end à la mer.  Il faut patienter, ruser, trouver des sorties, des raccourcis dans cette campagne détrempée, pour ne pas se farcir encore les sempiternels bouchons à l’entrée de la ville. 

C’est le rituel du week-end pascal, les trottoirs reluisent et Trouville, comme ses vaches aux alentours rumine gentiment sous l’ondée persistante. On savait bien que ce ne serait pas fameux, on avait écouté la radio, vu les gros nuages noirs à la télé, planqués derrière des soleils en carton pâte,  on croyait aux éclaircies, aux caprices de dame météo, aux surprises de Normandie. Mais après tout, on le prendra quand meme ce grand bol d’air frais. Pour être frais, l’air est frais, on ne regrette pas d’avoir enfilé, ce matin,  le gros pull de laine, et d’avoir chaussé  nos bottines.  

Une foule de parisiens obstinés arpente déjà la rue des Bains, en se faufilant de boutique en boutique à la recherche de l’objet rare dans les  échoppes d’antiquités. Ils cherchent ce petit truc à la mode que l’on pourra exhiber aux amis, en disant : ha ! cette petite chose-là  …je l’ai trouvé à Trouville.

Et malgré le ciel moche et la flotte qui n’en finit pas de refroidir l’ambiance,  les terrasses des Vapeurs et de la Brasserie le Central sont prises d’assaut. Derrières les plastiques translucides, les gouttes ruissellent, et les braseros s’échauffent et réchauffent les pieds trempés des promeneurs.  Abrités sous des parapluies bariolés ou disparaissant sous les capuches de  cirés, des passants passent en zigzaguant pour ne pas éborgner le voisin ou épargner des chiens nains.   

 Les mouettes de leurs cris stridents rappellent à ceux qui l’auraient oublié, qu’ici la mer est avant tout chez elle, bien qu’à deux heures de la capitale.  

 De l’autre coté de la rue, le port vaseux abrite comme il le peut,  ses crevettiers et ses bateaux flageolants.  Les mareyeurs, fidèles au poste, appâtent le chaland, comme des prostituées avec leurs étalages multicolores trop bien arrangés.  Les huîtres côtoient des coquilles st Jacques au corail appétissant, les crabes rivalisent de fraîcheur avec les langoustes. Les crevettes grises frétillent encore dans leur cagette, en attendant l’apéro où elles seront servies juste sautées au beurre. Quelques homards surnagent dans des viviers aux eaux limpides,  ils finiront ébouillantés et cuisinés à la nage dans quelque restaurant chic du coin.  On se sent obligé de craquer !

Plus loin, à cette heure, le Casino n’intéresse encore personne et  la piscine déserte se désole derrière  ses carrelages blancs rutilants.  Les manèges font grise mine et sur le devant de la plage, d’affreux boudins colorés servent d’exutoire à des bambins énervés.   

Comme il faut bien s’occuper et se sécher un peu, on fait la queue pour revisiter l’Aquarium où de pauvres petits requins poursuivent des daurades sans fin, dans leur bocal glauque, étroit  et noyé d’algues verdâtres.  Ici, les  enfants se prénomment Maxime, Ferdinand, Tom ou même Margueritte, ils s’extasient devant les grosses tortues terrestres inertes.  Les pères, béats et fiers  montrent leur savoir à leur progéniture, ils déchiffrent les noms d’espèces inconnues, quant aux mères, elles prennent un air dégoûté devant des bébés pythons molures pas plus effrayants que des vers de terre.      

On prendra le bac plus tard, juste comme ça,  pour le folklore, en souvenir d’avant, du temps où on venait encore avec les enfants. Le tarif a décuplé en vingt ans.  Deux minutes de tangage à rester debout, pas le temps de s’asseoir, de toutes façons les bancs dégoulinent dans le vent. Déjà les marches glissantes, et l’arrivée à Deauville la branchée, Deauville la snobinarde…aussi mouillée, aussi écrasée d’ennui, la même averse pour tout le monde, des deux côtés de la Siaule !

La mer, on l’entrevoit là-bas après les planches, grisâtre sous le ciel éperdu et délavé. Au loin, très loin de l’autre côté vers l’est, les bidons du Havre se laissent à peine deviner, ce qui ne laisse rien présager de bon en matière de retour au beau, d’après les anciens.  Marée haute, et à perte de vue,  et c’est une mer sale qui s’étale, sous un vent suffisant pour ne pas décourager les habitués de l’Ecole de Voile.

Et à trotter ainsi dans le sable tassé, à faire craquer sous ses pieds, des mini coquillages, des coques et des praires échouées et vidées, s’en sans apercevoir, on est rendu à l’autre bout de la ville : les Roches Noires, là où tout s’arrête subitement, là où la falaise se trempe les pieds dans les vagues glacées.    On est obligé de rebrousser chemin, pour continuer la promenade, trempés comme des soupes de poissons de chez Jeannette, jadis la meilleure soupe de poissons de la ville.

Juste avant de rentrer, on ne peut pas s’empêcher d’y passer. On rêve un peu, devant cette maison-là, en retrait,  à deux pas de la plage, la rue Louis Breguet.  Un pan de falaise s’est effondré dans les jardins de la villa « La Brise », de grasses mottes de terre qui rempliraient un camion benne se sont détachées de la paroi pour atterrir sur la pelouse, au pied de la grosse maison. On revoit le Laser vert qui savait filer gaiement aux beaux jours, sur une mer parfois turquoise et qui finissait la saison, adossé contre le mur couvert de lierre et de végétation envahissante. On revoit aussi forcément nos enfants blondissant dans le soleil normand, jouant à se poursuivre dans ce jardin, celui-là même envahi de terre et on en frémit rétrospectivement.  On les revoit  sur la plage   courir après leur cerf-volant.  On repense à ceux de la famille, qui sont partis, celle qui a légué la maison à des étrangers… on se sent mal,  dépouillés d’une  partie de notre passé.  Ils se sont envolés emportant leurs trésors, leurs secrets si bien cachés, ceux-là même qui possédaient cette maison qui ne sera jamais la notre. Immanquablement nos pas, toujours  nous y ramènent,  toujours quoiqu’on y fasse, on se sent obligé de repasser par là, pour voir si elle est encore là, et nous encore vivants.  

La Villa Eiffel a été relookée et sous ses toits pentus les façades s’ornent de couleurs pastel. On reprendra le véhicule laissé près de l’Ecole de Voile, après avoir soigneusement disposés dans le coffre,  les précieuses denrées, achetées à prix d’or chez le poissonnier.

 

                                        Brigitte Lécuyer   

par Arielle publié dans : Les poèmes et les mots de Brigitte Lécuyer
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Jeudi 27 mars 2008

tasse.jpg Nous passâmes la soirée tranquilles, à discuter jusqu’à trois heures du matin. En fait, la maison n’avait pas été forcée. Un camion avait juste enfoncé le grillage à l’avant ainsi que le compteur électrique mais pas de dégâts ni d’intrus. Je préfèrais cela. Au moins, l’inquiétude retombait. C’était à croire que cette histoire était écrite pour que nous puissions nous retrouver seuls à Merlimont. Le scénario était bien monté et nous n’aurions jamais pensé l’imaginer. Coup de grâce ? cadeau divin ? belle embellie quoiqu’il en soit. Nous nous couchâmes, histoire de dormir un peu car il fallait que je dégage vers dix heures du matin. L’amour était là, toujours puissant. Nos ébats nous emmenèrent loin dans la nuit.

J’aimais et j’aime toujours cette maison. Elle a un caché qui semble se taire. Elle a été entièrement conçue par le père de Fr….. , décédé à ce jour et je sentais sa présence. Il était là, encadré sur la cheminée du vaste salon et honoré par une rose du jardin que Fr….. prennait soin d’entretenir, comme pour bénir notre union. Je lui faisais des clins d’œil. 

Au petit matin, nous ouvrimes un œil, puis deux. Je le caressais, il me caressa et roule ma poule ! notre amour était si fort que les anges nous protégeaient ! nous étions repartis pour le septième ciel. FR….. m’avoua connaître avec moi des sensations auxquelles il n’avait jamais pu accéder jusque là. Ce n’était pas la première fois que je lui faisais vivre des choses nouvelles et intenses. Je le faisais inconsciemment et touchais à chaque fois sa sensibilité. Il m’aimait de plus en plus fort. Nous nous levâmes et il me prépara un petit déjeuner royal sur la terrasse. Il alla jusqu’à m’acheter mon ricoré alors qu’il avait si peu dormi et que le magasin n’ouvrait qu’à 9h ! Je l’adorais pour toutes ces petites attentions. Entre le chant du coq et le canard que nous pensions à canarder tant il caquetait http://fr.wikipedia.org/wiki/Canards avec insistance, nous nous délectâmes du doux chant des oiseaux, tartinant nos croissants et profitant des douceurs de notre ami le soleil.

Le ricoré est le seul breuvage que j’arrive à avaler le matin depuis que j’ai été empoisonnée au café dans un centre de vacances à Six fours http://www.six-fours-les-plages.com/res1024/pages_asp/office.asp?famille=meteo dans le var. La machine a café, d’une taille colossale,  avait été détartrée et non rincée et qui c’est y qui arriva la gueule enfarinée pour boire son jus ??

Je trouvais que le café était plutôt fort et amer mais je le bus quand même….. tout du moins deux ou trois gorgées car, et c’était fort de café, le goût était insupportable.

En sortant du restaurant, je fis un malaise. Je me trainais tant bien que mal jusque dans ma chambre et heureusement, mes enfants étaient là. Je mis mon étourdissement sur le compte du café trop fort. J’ingurgitais alors des litres et des litres d’eau pour évacuer mais je me sentais de plus en plus « à l’article de la mort ». Je n’avais évidemment pas assez d’argent sur moi pour payer un docteur. J’envoyais mon fils prévenir le directeur du centre de vacances, qui ne fit rien. NON ! Rien de rien.

J’étais étendue sur mon lit. J’avais ce que je peux appeler « les nerfs à vifs ». Croyez moi : il faut l’avoir vécu pour comprendre le véritable sens de cette expression. Je sentais chaque terminaison nerveuse de mon corps, comme si elle ressortaient de ma chair et c’était aussi douloureux que d’être percée de toutes parts par des milliers d’aiguilles les plus acérées possible.

Nous sommes truffés de terminaisons nerveuses http://fr.wikipedia.org/wiki/Terminaison_nerveuse_libre . Mes enfants étaient petits et faisaient de leur mieux pour me soigner. J’avais compris qu’il s’agissait d’un empoisonnement et avais la certitude qu’en éliminant, je guérirais. J’avais toujours ouï dire qu’il fallait boire du lait dans ces cas là. J’ai une sainte horreur du lait mais je fis un effort bienfaiteur. Mes enfants me portaient des plateaux repas car je ne pouvais même pas me lever. Le premier jour, je ne pus rien avaler. A force de me gonfler le bidon d’eaux minérales, le mal sortait de mon corps et je commençais à reprendre un peu de forces.

Lorsqu’on a les nerfs à vif, on ne dort pas ! Je ne suis jamais restée éveillée aussi longtemps.

Au quatrième jour, je pus me lever. Je me suis rendue, anxieuse, au repas du midi avec les enfants et Oh ! surprise……… Chaque table était équipée du même médicament. J’interrogeais mes voisins qui m’apprirent que bon nombre de vacanciers avaient été, eux aussi, victimes de cette intoxication, à plus ou moins forte dose, selon les gens.

Nous nous rendîmes unaniment, persuadés que l’union fait la force, dans le bureau du directeur. Il n’a jamais voulu reconnaître que l’erreur était de son fait.

Ma première semaine de vacances avait été gâchée. Sans avoir eu à bouger, je revenais de loin……..quel voyage dans les méandres de la fibre nerveuse !

Le comble du comble est que, depuis ce jour, j’ai été sevrée définitivement du café. Vingt ans après, je ne peux toujours plus boire une seule goutte de café, ni même le respirer ! Cependant, dès que mon état reprit le dessus, j’avais des manques de cafeïne. J’avais besoin de café mais tournais de l’œil à sa simple vue. J’ai pallié à ce désespoir en buvant ce fameux Ricoré : soixante pourcent de café et quarante pourcent de chicorée…….. que j’agrémente d’une bonne dose de lait concentré sucré.

Dans les restaurants et cafés, le ricoré n’est pas dans les mœurs, alors, je promène mon petit bocal dans mon sac ! On me traite de grand mère lorsque je bois du ricoré mais je n’en n’ai cure car c’est effectivement une bonne cure qui me convient.


......202ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................
par Arielle publié dans : Biographie
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Divers

Justyne.........
si tu te reconnais......
.
<<<< Clic !   


Qu'on se le dise.........

On entre par la terrasse d'été,

Le portail nous met déjà au parfum

par ses dessins,

On passe le petit salon fumeur

Où l'envie nous prend de s'y

installer. On peut y lire.

une charmante hôtesse nous

accueille et nous invite à prendre

place dans cette merveilleuse

salle richement décorée par des

toiles, dessins et même une statue !

On y passe une excellente soirée

Bercés par une musique douce.

J'ai adoré  le restaurant Ratapoil

Et sa cuisine si fine !

 

Coups de pouce

Jérome Delepine, artiste peintre

maison-atelier 21 rue pasteur 95830 Cormeilles en vexin

01.34.66.67.69

 

     

         

 

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Recueil de 55 poèmes et illustrations,

consultable sur ce blog

dans la catégorie "instants choisis"

 

 

 

 

 

Vous pouvez également trouver mon recueil chez Ratapoil

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