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J’ai vécu tous mes instants avec passion. 
Dédicace
 

A mon sang si délicatement canalisé par le fruit d’un amour….  à mes parents. 

A mon sang si généreusement reconduit dans leurs veines…...  à mes enfants. 

A mon sang qui trop souvent n’a fait qu’un tour………………  à mes amants. 

A mon sang qui me donne le bonheur d’écrire………………..  à mes enseignants. 

A mon sang qui pourtant me fait peur………………………...  à la vie. 

 

ET enfin à tous ceux qui à travers ces aventures s’identifieront, car issus d’un même troupeau, nous sommes faits d’analogies quelles soient biologiques ou purement extrapolantes.  

Celui qui ne se trouve pas se cherche encore : la Vie n’est pas une fin en soi. 

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Cours de dessin

Le Prof.............    cyril.jpeg   ................ C'est mon fils !
Ses élèves de la MJC de Saint Egrève (38) et de la MPT de Saint Jean de Moiran (38) ont participé activement à l'illustration de mon 2ème recueil "Laisser son empreinte", auto édité ce mois d'octobre 2007.
Si le coeur vous en dit,  jeremy.jpg   Venez les rejoindre ! noemie.jpg
camille.jpgcarla.jpg
Sur Coublevie(38) Association Art et Création
,
salle Belledonne et la Sure:

Cours de dessin INITIATION avec la réalisation de compositions, de natures mortes, utilisation principale du crayon à papier et du pastel......le vendredi de 17h à 19h.

Cours de dessin APPROFONDISSEMENT avec le vivant: réalisation de la perspective, de personnages et d'animaux, d'élèments du visage(nez, yeux..) et du corps(les mains, pieds) de portraits et approche des techniques mixtes(lavis-encre de chine).....le mardi de 19h à 21h.

Cours de peinture INITIATION avec les bases de la couleur et apprentissage de l'acrylique......le mercredi de 18h à 20h.

Cours de peinture CREATIVE et TECHNIQUES d'ATELIERS avec une approche personnelle des thèmes libres et variés( peinture à l'huile, gouache, acrylique etc)......le vendredi de 19h à 21h.

Sur St-Egrève(38) près de Grenoble à la MJC Prédieu:

*Dessin initiation et perfectionnement de 18h30 à 20h30 le lundi

*Découverte artistique pour les enfants de 7 à 12 ans le lundi de 17h30 à 18h30.

*Peinture découverte et créative le jeudi de 18h30 à 20h30.

Stages de modèles vivants, d'aérographie initiation, sur sites naturels(paysages), de modelage en terre d'argile, et rencontres d'artistes pendant l'année.

Contact : Cyril CHEVALIER 06.78.27.11.35

Samedi 17 mai 2008

20061215194818.jpg  Bon…nous nous adaptions à ces nouveaux horaires. Mon amour ne cessait de me répéter de patienter…que d’ici deux mois, cela devait changer. Je le croyais. En attendant, nous nous organisions : voici donc notre nouveau programme : le mardi, c’était casse croute……… vieille expression d’un vieux marin rencontré à Merlimont http://www.grisy.net/article-16548435.html , et qui exprimait par là, « se taper bobonne », le mercredi – jour des enfants – il avait un peu plus de liberté car il n’y a pas école le mercredi, alors nous allions boire un pot le soir et le vendredi – sur une idée originale de mon amour – nous mangions ensemble à midi. Ce programme m’allait bien pour patienter. Cela permettait de se voir régulièrement et de maintenir un peu le moral et l’espoir mais je trouvais que cela ressemblait un peu trop à un droit de visite ! je n’ai jamais aimé les choses carrées, bornées. Il faisait des efforts pour me satisfaire et j’espèrais au moins qu’il  tiendrait ce planning jusqu’au changement prochain et inévitable à mon sens.

Fr……. s’était inscrit au club de voile de Snecma http://sscorbeil.free.fr/ , devenue entreprise du groupe Safran à ce jour  http://www.safransixty.com/spip.php?article6 . Il partit faire de la voile à La Rochelle http://www.larochelle.fr/  avec son pote Jacquot et des collègues de la Snecma. J’étais privilégiée ! Il m’en avait parlé déjà avant les vacances alors qu’il n’avait mit sa femme au courant, que seulement quatre jours avant le départ ! Il craignait tellement ses réactions qu’il était obligé de biaiser – à juste titre – puisqu’elle lui fit un nouveau scandale et pensait à se venger. Elle n’avait rien trouvé de mieux que d’abandonner les enfants chez les grands parents pour aller faire la fête avec une copine….histoire de l’emmerder ! Elle était très malsaine dans sa mentalité : vengeance, égoïsme, autorité et possession. Elle le surveillait pire qu’un détective.  Elle refusait qu’il puisse avoir du bon temps sans elle. Elle voulait l’enfermer et n’en n’avait rien à faire que ce soit les enfants qui payent les pots cassés. C’est sur que nous étions très différentes : elle était le jour…j’étais la nuit. Rien à voir et dans sa tête à mon amour, il devait y avoir un drôle de chambardement !

Il m’ appellait tous les jours et même deux fois par jour. Il me tenait au courant de ses activités et j’avais ainsi le sentiment d’être près de lui, de participer à sa joie, de partager ces moments de détente dont il avait tellement besoin. Il était heureux à La Rochelle : il apprennait beaucoup de techniques quant à la voile et allait de surprises en surprises. Il ne connaissait ni la région, ni ce sport qu’il découvrait tel un enfant émerveillé. Avant la course, le Président de la Snecma leur fit un speach et ils eurent droit à un lunch. Mon amour était aux anges et je me sentais tellement heureuse pour lui. Il se régalait de fruits de mer et de vin blanc. Il était tout près du Président et j’ai senti que c’était important pour lui. Dans l’après midi, le vent manquant pour bien avancer avec le voilier, il s’était jeté à l’eau et avait nagé en pleine mer…au large. Je savais qu’il adorait çà et je le sentais ravi.

Le lendemain, ils devaient faire le tour de l’île d’Oléron http://www.oleron.org/french/  puis une escale aux îles d’Aix http://www.iledaix.fr/article.php3?id_article=44 avant un retour prometteur à St Martin en Ré http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_de_R%C3%A9 . J’avais hâte qu’il me raconte la suite ! Pour ma part, je connaissais déjà très bien cette région http://www.grisy.net/article-12462012.html et j’aurais aimé l’accompagner, alors le blues m’envahit quand même un peu mais j’étais tellement heureuse de nos contacts quotidiens car cette idée venait de lui. Il me tardait qu’il revienne et je rêvais de l’instant où il allait à nouveau me serrer dans ses bras. J’adorais quand il m’enlaçait : il savait si bien me montrer la force de ses sentiments…à chaque fois, j’en ressortais avec des bleus mais c’était des bleus d’amour ! J’adorais garder quinze jours voire plus la trace de ses doigts sur ma chair  tant il m’avait prouvé que je le rendais heureux. Beaucoup penseraient qu’il me violentait ! Non…… otez vous cette idée de la tête : ce n’était que l’expression d’un amour sans limite et passionnément beau.


......217ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie..............
par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Mercredi 14 mai 2008

couteau.gifHuit septembre 2000, nous fétions nos un an. Fr……….. m’ emmena au « crocodile » à Bezons http://www.restaurant-crocodile.fr/visite.html . Nous avons mangé de l’autruche et du kangourou. L’autruche est plus forte en gout…. »normal, c’est une femelle » ai je déclaré. Alors nous nous sommes posés la question suivante : qui est le mâle de l’autruche http://fr.wikipedia.org/wiki/Autruche  ? Est ce vraiment une femelle ou bien est elle bisexuelle comme l’escargot ?
Le kangourou est très raffiné et nous avons adoré. Ce restaurant est un ancien train aménagé.

Le cadre est charmant et le dépaysement assuré ! par la fenêtre nous avons pu admirer les tours de Bezons http://www.ville-bezons.fr/heading/heading1453455.html , typiques par leurs balcons…..sûr, nous étions à Bab el oued http://alger.babeloued.free.fr/#  ! ! J’étais contente car à l’issue de cette journée, Fr………  disait que c’était un bon jour dans tous les sens du terme. Quand je lui demandais s’il pensait que nous fêterions nos deux ans l’année prochaine, il répondit tout d’abord qu’étant tous les deux imprévisibles, on ne pouvait rien présumer mais qu’il souhaitait que notre amour perdure dans le temps. Il n’avait pas dit « dure » mais « perdure »…..s’aimer pour la vie en quelque sorte…..j’étais comblée. 

Nous allions souvent au restaurant. Un de ses potes portugais nous invitait régulièrement à goûter les délices et spécialités de son pays http://www.portugalmania.com/gastronomie/gastro-regions.htm . Il était un prestataire de Snecma avec lequel Fr…….. traitait en direct. C’était un homme charmant. Je l’appréciais bien. J’avais mangé la morue du chef…un régal ! du jambon cru sur la morue, accompagnée de poivrons et patates, tout ceci enrobé dans une sauce onctueuse et relevée….Essuyez vous….je vois couler vos babines, chers lecteurs !

En entrée, j’avais pris du chorizo grillé. C’est délicieux : il n’est pas cuit, juste flambé sous vos yeux et l’odeur donne envie de se jeter dessus. Fr……. avait pris du calamar et en dessert un colonel http://www.glacesdumoulin.com/coupes/index.php . On lui a tout d’abord dit qu’il n’y avait plus de colonel et par dépit…il s’était rabattu sur une mousse au chocolat. Je dis bien par dépit car ce choix ressemblait à un suicide tant il était dégouté de ne pas avoir droit à sa glace ! Quelle ne fut pas sa joie lorsque la serveuse lui annonça qu’elle avait retrouvé du citron vert et qu’elle pouvait donc satisfaire à sa demande première ! Pas de colonel…plus de Fr……… : il se suicide à la mousse au chocolat ! quel amour pour ce dessert ! ! Le pote porugais, D……..z, me fit gouter son molotov. Cela ressemble à l’intérieur moelleux d’une meringue recouvert de caramel. C’est très bon. Du coup, j’avais envie d’aller faire un tour au Portugal. S……. http://www.grisy.net/article-7038550.html  m’en avait déjà mis l’eau à la bouche mais cette fois ci, je croyais bien que c’était décidé. J’irais un jour visiter ce pays.

Je n’aimais pas ces nouveaux horaires que Fr…… pratiquait depuis notre retour de vacances. Comme il me l’avait promis, il cessa de venir travailler avec sa femme et j’en étais heureuse car mes tracas semblaient le faire réagir mais elle le coinçait quand même puisque c’était lui qui allait désormais chercher les enfants à l’école. Je me demandais bien ce qu’elle faisait : elle ! je pensais qu’elle était flemmarde ou bien qu’elle revendiquait le féminisme…vous savez ? l’homme qui fait tout à la maison. Je suis contre ce genre d’idées. L’homme n’est pas né pour servir la femme. Dans un couple, il doit y avoir de la complicité et non des autoritarismes à sens unique. Je me demandais comment il pouvait supporter tout çà.

Quoiqu’il en était, ces nouveaux horaires imposés me donnaient le vague à l’âme car cela restreignait fortement nos moments d’intimité. J’espèrais bien qu’il allait réagir. Je trouvais que nous ne nous voyions pas assez ou alors trop « en vitesse » et je ressentais comme un vide. J’aurais tellement voulu pouvoir prendre mon temps avec lui, savourer chaque seconde sans le sentir stressé à l’idée du rappel à l’ordre de sa majordome.

Je continuais à sortir le week end, il y avait souvent la fête à Cergy http://www.cergypontoise.fr/cergypontoise/commune/cergy.php  : c’est là que je tentais d’oublier un peu ma solitude. Je devais bien me faire une raison : il fallait encore et toujours attendre les jours ouvrés pour se revoir ! alors autant prendre du bon temps que Fr……. soit là ou non. Je n’étais pas décidée à gâcher mes dernières années pour attendre un homme.


......216ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie..............
par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Dimanche 11 mai 2008

roses.jpg  De retour à la maison, Fr……. prépara un super barbecue à la viande cette fois et l’après midi passa à une vitesse affolante ! Le cheval qui habite dans le pré d’a côté nous a vus nous ébattre dans l’herbe…il s’est bien rincé l’œil. Je me demandais après réflexion si le propriétaire du cheval ne nous avait pas vus aussi car vers dix huit heures, nous nous sommes aperçus qu’il l’avait emmené faire un tour. Donc il était forcément venu le chercher….donc : il nous avait vus puisque ce pré est le seul endroit à découvert sur le côté de la maison. On se croyait seuls à l’abri de tout regard humain…….je ne sais pas si Fr……. s’était fait la même réflexion mais il fallait que je lui en parle. C’est là qu’il m’avoua qu’au début où il avait sa moto, il faisait des rodéos dans le jardin, nu sur sa bécane !

Il nous restait juste le temps de remballer nos affaires avant de reprendre la route car nous devions bien rentrer au bercail ! Mais nous ne pouvions pas partir sans qu’il ait débroussaillé un peu devant la maison. Le temps filait si vite lorsque nous étions ensemble. Fr……. n’avait pratiquement rien fait de ce qu’il avait promis à sa mère et prétexté à sa femme. Je m’occupais donc de ranger un peu la table, le pistolet à plombs avec lequel nous avions fait quelques cartons sur les arbres formant la haie, au fond du jardin, de faire la vaisselle pour ne pas laisser de traces pendant que mon amour arrachait les mauvaises herbes. Nous prîmes la route vers vingt heures trente, non sans avoir croisé le voisin qui n’a pas compris que Fr……. parte sans fermer le portail. Forcément, il avait vite détourné l’attention, m’avait laissée un peu plus loin et était revenu fermer tout seul prétextant que le tabac allait fermer. Quelle aventure !

Vers vingt deux heures trente, nous étions revenus à Bessancourt http://www.grisy.net/article-14612155.html. Mon amour n’avait toujours pas envie de me quitter et prit un verre à la maison….puis deux et finalement resta manger. Il repartit chez lui à une heure trente du matin, se torturant les méninges pour monter une version qui tienne debout. Il était malheureux de partir et moi aussi. Nous aurions voulu prolonger ces instants mémorables. Notre amour était immense. Il m’a même dit qu’il espérait que dans une vie future, je me souviendrais encore de lui…..c’est pas beau çà ?

Il m’avait cueilli des roses à Merlimont http://www.grisy.net/article-16737374.html pour me faire une surprise mais dans notre départ où nos esprits ne pensaient qu’à tenter de ne pas faire d’erreur, il les avait oubliées près du portail. Dommage pour les roses mais quel bonheur que de savoir qu’il avait eu cette attention délicate. Ca aussi : je n’avais pratiquement jamais connu ! A quarante six ans, j’avais parfois l’impression d’être une débutante, une petite fille à protéger tant la vie m’avait abîmée et d’ailleurs Fr…….. m’avait déjà fait cette remarque.

Le retour chez lui se passa d’abord sans trop de dégâts car elle s’était endormie mais le réveil fut hard….très hard. Elle ne croyait pas un mot de ce qu’il lui avait raconté et était persuadée qu’il avait une maîtresse. Elle ne se trompait pas de beaucoup ! Elle tentait maintenant de le piéger et j’en souffrais car elle faisait tout pour l’emprisonner. Par exemple, elle avait décidé qu’ils iraient travailler ensemble, avec une seule voiture sous prétexte de faire des économies. Qui dit une seule voiture, dit privation de tout. Restait le boulot et le foyer. Fr…….. m’avait assuré qu’il jouait le jeu au début pour mieux faire passer la pilule après notre escapade mais qu’il reviendrait très vite vers sa liberté. Je le croyais mais quelque chose m’échappait cependant. Avant les vacances, il m’avait dit qu’en septembre il quitterait sa femme et voilà : il suffisait qu’elle gueule pour qu’il marche comme un toutou. C’était vrai qu’il lui en imposait plus qu’avant mais je ne comprenais pas bien. Ou alors il préparait sa sortie en douceur……et en profondeur !

J’étais convaincue qu’il ne ferait ce pas que si l’événement le permettait. Il poussait jusqu’au bout, certainement pour être sûr que son couple n’était plus viable.


......215ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie..............
par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Jeudi 8 mai 2008

 

Je me sentais heureuse…happy, you know ? J’appréhendais beaucoup ce retour de vacances car  je pensais que Fr….. ne serait pas pressé de me revoir et je n’attendais pas grand chose de cette journée. Je m’étais trompée. Il était encore plus amoureux que moi et maintenant, après ces trois semaines de séparation, je savais…nous savions à quel point nous tenions l’un à l’autre. Il n’y avait aucun doute possible. Nos retrouvailles furent grandioses et j’en ai encore le goût sucré qui parcoure mon corps et me fait frissonner. Cet homme faisait mon bonheur, j’espérais que cela  durerait éternellement et même au delà. Notre amour était parfaitement réciproque : nous étions sur la même longueur d’ondes. Lors de ces retrouvailles, j’ai compris lorsqu’il m’a déclaré « j’avais oublié à quel point c’est bon » qu’il m’était resté fidèle tout ce long temps. S’il avait oublié, c’est qu’il n’y avait pas eu droit. Et puis sa manière de me toucher, ses regards, ses mots parlaient mieux qu’un livre. Mes vacances avaient été merveilleuses et pourtant il m’avait tellement manqué….j’osais imaginer celles que nous passerions ensemble, plus tard et j’avais hâte que ce vœu se réalise.

Cette première semaine de septembre restera à jamais grâvée dans ma mémoire et dans mon cœur tant mon amour me comblait. C’était comme s’il avait eu un déclic, une révélation. C’était certainement le résultat de nos trois semaines d’éloignement. L’apothéose fut lorsque, pris d’un besoin vital d’être près de moi, il se débrouilla pour m’emmener à Merlimont http://www.grisy.net/article-16737374.html  un week end entier ! Trois jours ! ! Et c’était lui qui avait provoqué cette situation. C’était la première fois en quarante six ans que l’homme que j’aimais faisait des pieds et des mains pour être à mes côtés. Je n’avais rien eu à demander et je pensais avoir rêvé ce trop plein de bonheur que l’on pourrait presqu’appeler miracle. Il avait prit des risques inconsidérés, s’était disputé avec sa femme, était passé prendre les clefs chez sa mère et avait débarqué à la maison en pleine nuit. N’étant pas sûre qu’il viendrait car n’y croyant pas vraiment vu les obstacles que sa femme lui fourrait en permanence dans les pattes, je m’étais couchée, triste.

Il s’en passe des choses pendant notre sommeil ! Fr……. arriva donc à la maison vers deux heures du matin, trouva porte close, sonna et resonna une vingtaine de fois….rien à faire : quand je dors, je dors ! Je suis sourde comme un pot. Il arriva à pénétrer dans la petite cour qui me servait de jardinet (il m’avait dit avoir trouvé le portail ouvert ce dont je doutais car j’étais certaine de l’avoir fermé comme tous les soirs avant de me coucher mais peut être que dans mon subconscient j’avais délibérément omis de verrouiller ! je ne savais plus) puis se heurta à la porte d’entrée de la maison, bien cadenacée, celle là. Il frappa aux carreaux, lança des cailloux…..rien à faire : je roupillais. Tenace, mon amour ! Il entreprit l’escalade vers la fenêtre de ma fille I……, restée à entrebâillée à l’espagnolette http://fr.encarta.msn.com/dictionary_2016006511/espagnolette.html . Il fallait monter sur la table de jardin déjà bancale puis sur le petit toit en bois. Il y parvint mais son quintal le trahit ….. le bois céda, il était vermoulu, pas bon pour des goujats et tranché en fines lamelles. Mon amour se cassa la figure du toit. Meurtri mais toujours déterminé à emmener sa belle, il réquéquépèta depuis le zébut (repart à zéro), tailla un bout de bois en biseau pour faire sauter l’espagnolette et cette fois fit une entrée triomphale en plongeant sur le lit d’I……. qui fort heureusement dormait chez son mecton ce soir là.

Notre héros ne se sentit plus de joie et pénétra illico dans ma chambre, me trouvant ronflante, ronflante, ronflante. Il avait soif et traversa la maison pour se servir une bière bien fraîche puis refit son apparition : dans mon lit cette fois. C’est là et seulement là que je me suis réveillée ! « I…… ? » balbutiais je pensant dans mon sommeil qu’elle était revenue, puis très vite mes neurones firent un tour « C’est toi ! Tu es venu ! »……la maison entière retentissait de ma liesse. « J’avais tellement envie de te voir ! Je voulais tellement t’emmener à Merlimont ! » Ce furent ses premiers mots qui claquèrent comme une déclaration d’amour, si belle et forte à la fois. Nous nous sommes enlacés. Le bonheur était à son comble.

Deux ou trois fois, il me dit « tu es prête ? On y va ? » « Oui » puis nos baisers nous clouaient dans le lit et vers quatre heures trente du matin, il s’endormit alors que j’allais me taper le bout de camembert qui siégeait au fin fond du frigo….l’amour : ça donne faim.

Nous nous réveillâmes vers dix heures. Je fis le p’tit déj. Le temps d’être fin prêts à prendre la route : il était déjà treize heures quinze. Il avait volontairement oublié son portable chez lui, ainsi elle lui foutait la paix.

Nous sommes arrivés à Merlimont vers quinze heures trente, avons fait une halte à Etaples http://www.grisy.net/article-13720410.html sur le port, acheté le repas du soir : nous avons pris du bon temps au soleil et dans les dunes aussi. J’adorais lorsqu’il me promenait dans les endroits qu’il fréquentait avec son père. J’avais tout aimé de cette journée. Le soir, il me fit un festin d’huitres et barbecue. Nous avons joué à un jeu de société que je ne connaissais pas (notez qu’il faut une bonne dose d’amour pour me faire participer à ces jeux car en général, cela ne me branche pas des masses). Nous étions heureux et pourtant il était perturbé car à peine avions nous mis les pieds dans la maison que le téléphone sonnait tant qu’il pouvait. Il a fini par répondre : c’était sa mère. Elle s’inquiétait. Forcément, dans notre délire, nous n’avions pas pensé aux autres. Il n’avait pas appelé chez lui ni prévenu sa mère qu’il était bien arrivé. Tout le monde le cherchait si bien que les voisins avaient été alertés et avaient confirmé ne pas l’avoir vu. Rappelons qu’il aurait dû arriver dans la nuit et que nous avons ouvert la maison seulement vers dix sept heures ! « Tu as découché ! Avec qui es tu ? » : Ce furent les premiers reproches de sa maman. Puis il a dû affronter son boulet de femme et là : ça se corsait. La crainte qu’elle débarque l’a envahit et je le sentais tendu mais cela n’a pas gâché notre soirée. Couchés à trois heures trente, nous avons fait durer le plaisir une bonne partie de la nuit, bien décidés à nous lever pas trop tard car il  avait prétexté d’arranger la maison et il fallait bien qu’il s’affaire quelque peu pour être un tantinet crédible.

Neuf heures : no problemo. Je descendis faire le p’tit déj puis après que nous soyons lavés je partis faire quelques courses pour lui laisser le temps de bosser un peu. Pour sortir et entrer dans la maison, je devais me cacher à cause des voisins et Fr…… m’a avoué en avoir assez que nous soyons obligés de faire attention aux autres, de dissimuler notre amour. Cette nouvelle déclaration me fit plaisir. Enfin ! Quelqu’un qui voulait me montrer ! J’eus le sentiment d’être reconnue pour moi même et j’ai savouré cette sensation.

......214ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie..............

par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Lundi 5 mai 2008

La basilique Einhard  J’étais au mille onzième km depuis mon départ et j’ai vu Seligenstadt.

Seligenstadt signifie ville bénie. Il fallait le mériter ce détour ! j’ai galéré pour trouver mon chemin aux alentours de Frankfort encore une fois. Les autoroutes sont gratuites et foisonnent. Il faut comprendre leur logique. Finalement elles sont construites comme les phrases allemandes : nous avons une première indication au début puis il ne faut pas dévier jusqu’au verbe final sinon on y perd son latin ! pas évident lorsqu’on est français ! si on dévie, on se perd dans des adjectifs à rallonge et on tourne en rond. Finalement, pour mener une affaire rondement : il faut y aller carrément !

Le stress de ce dédale aidant, je commençais à douter de la valeur de mes efforts pour Fr……. Mon chemin était si difficile à trouver et j’appréhendais de déboucher sur une ville sans intérêt hormis les quelques photographies que je prendrais pour  fabriquer une trace indélébile de son grand père. Et puis….pas un coup de fil depuis Sedan http://www.sedan.fr/ssctg.php?c=1&s=2 et ma motivation commençait à perdre de sa force. Est ce que mon amour méritait vraiment que je l’aime aussi fort ?Je me raisonnais en pensant que certainement, il ne pouvait pas appeler depuis l’Espagne mais quand même… ! j’avais tellement besoin au moins de l’entendre.

Je m’arrêtais dans la foret aux abords de Seligenstadt pour manger un bout. Je me suis vite aperçue que cette foret est une vaste maison de passe ! Ces cornouillards de mecs sont tous les mêmes, dans toutes les langues ! Ils n’ont pas pigé que je faisais du tourisme et commençaient à me tourner autour avec des yeux dignes de Tex Avery…  http://www.cottet.org/avery/avloup.htm sortant de leurs orbites ! je remballais donc mes quatre tomates et m’installais dans l’autre foret à la sortie de la ville.

En traversant Seligenstadt, j’eus un premier aperçu qui me remonta le moral. Ca avait l’air assez joli. J’y retournais donc pour digérer et cette fois, décidais d’y passer la journée. J’ai découvert une ville magnifique http://fr.wikipedia.org/wiki/Seligenstadt  et j’ai eu la chance de tomber en pleine brocante, juste devant l’auberge dont Fr….. m’avait parlé…celle de son grand père ?..enfin, je pense que c’était celle là : sur la place de l’hôtel de ville, non loin de la cathédrale. Les maisons sont très typiques, très colorées (beaucoup de vert) et ressemblent un peu au style normand http://www.ac-nancy-metz.fr/ia88/CPLangues/imagesetdecouvertes.html . Les cathédrales sont souvent en pierre rouge, mastoques et pourtant si raffinées. Les rues sont toutes pavées, mes talons peinaient !

La vieille ville est cernée par un bras du Rhin et je pensais que c’était là, la balade en bateau que Fr…. avait faite lorsqu’il était petit. J’ai cherché des anciennes cartes postales de Seligenstadt mais n’en n’ai pas trouvé. Un commerçant m’a dit qu’à sa connaissance, c’était très rare et qu’il me faudrait faire des recherches. Je n’avais pas le temps ni l’argent pour séjourner plus longtemps ici, alors j’abandonnais cette idée.

Ensuite je suis allée me recueillir un peu sur la tombe des grands parents de Fr…….. Le cimetière est derrière la cathédrale sur les bords du fleuve. La tombe des grands parents de Fr……, est la quatrième à gauche avant la petite église. J’ai été surprise de voir qu’elle était bien entretenue. Elle était joliment fleurie et il n’y a pas de mauvaises herbes. J’ai rencontré, deux tombes plus loin, une dame qui m’a dit avoir bien connu la grand mère de Fr……. et avoir passé son dernier été avec elle. C’était cette dame qui entretenait la tombe. D’après elle, il n'y’a plus de famille R……. à Seligenstadt.

Une autre vieille dame a été charmée par l'objectif de mon voyage et m’a prise en sympathie. En quelques minutes, elle m’a apporté beaucoup d’affection. Elle semblait être la gardienne du cimetière. J’ai pris une photo de la tombe des grands parents de Fr…….,  puis je suis repartie à Morfelden http://www.campingplatz-moerfelden.de/ pour passer la nuit. Il était déjà tard et je n’avais rien acheté à manger.

Sur ma route, j’ai fait une halte dans un centre commercial heureusement ouvert jusqu’à vingt heures. Wal-Mart est impressionnant…..grandiose !  http://fr.wikipedia.org/wiki/Wal-Mart  C’est une grande surface qui fait à elle seule la longueur des " 3  fontaines » à Cergy Pontoise http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_3_Fontaines , et ceci sur deux étages. On trouve tout : de la pince à cheveux au portail en passant par la nourriture et des kilomètres de chaussures ! A l’étage, il y a largement de quoi meubler et même construire une maison ! Mirifique !

Je me suis acheté quelques wurst http://fr.wikipedia.org/wiki/Saucisse_allemande , spécialités allemandes. Ils ont le secret de la fabrication des saucisses comme nulle part ailleurs. La charcutaille allemande c’est quelque chose ! C’est donc à la nuit que je me suis fait un petit festin, à la bougie, devant ma tente et bercée par la radio allemande. S’ils sont forts en wurst, ils sont nuls en radio. J’ai été bien déçue de ne pouvoir capter que des bavardages ringards et des musiques culcul à la mords moi l’nœud !

Le lendemain midi, j’avais prévu de plier bagages et de rentrer en France car mon fils m’attendait à Voiron http://www.ville-voiron.fr/index.adml?r=1208 , chez lui.

J’avais fait ce voyage pour Fr…….. et pour moi aussi…  »à la nôtre » ! et je m’étais régalée malgré les quelques prises de tête à Frankfort. Ainsi j’avais le sentiment d’avoir à nouveau partagé quelque chose d’important avec mon amour. A travers Merlimont http://www.grisy.net/article-18014590.html  et Seligenstadt, j’étais heureuse d’être entrée un peu plus dans son fort intérieur comme si je faisais un peu plus partie de lui et j’aimais çà. J’aimais le connaître, le comprendre, le découvrir.

Disons que Merlimont était son cœur et que Seligenstadt était ses entrailles et comme ensemble nous prenions de bons pieds….l’osmose semblait presque parfaite. Il restait à toucher son âme……….. !


......212ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie..............
par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Qu'on se le dise.........

On entre par la terrasse d'été,

Le portail nous met déjà au parfum

par ses dessins,

On passe le petit salon fumeur

Où l'envie nous prend de s'y

installer. On peut y lire.

une charmante hôtesse nous

accueille et nous invite à prendre

place dans cette merveilleuse

salle richement décorée par des

toiles, dessins et même une statue !

On y passe une excellente soirée

Bercés par une musique douce.

J'ai adoré  le restaurant Ratapoil

Et sa cuisine si fine !

 

Coups de pouce

Jérome Delepine, artiste peintre

maison-atelier 21 rue pasteur 95830 Cormeilles en vexin

01.34.66.67.69

 

     

         

 

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