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J’ai vécu tous mes instants avec passion. 
Dédicace
 

A mon sang si délicatement canalisé par le fruit d’un amour….  à mes parents. 

A mon sang si généreusement reconduit dans leurs veines…...  à mes enfants. 

A mon sang qui trop souvent n’a fait qu’un tour………………  à mes amants. 

A mon sang qui me donne le bonheur d’écrire………………..  à mes enseignants. 

A mon sang qui pourtant me fait peur………………………...  à la vie. 

 

ET enfin à tous ceux qui à travers ces aventures s’identifieront, car issus d’un même troupeau, nous sommes faits d’analogies quelles soient biologiques ou purement extrapolantes.  

Celui qui ne se trouve pas se cherche encore : la Vie n’est pas une fin en soi. 

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Cours de dessin

Le Prof.............    cyril.jpeg   ................ C'est mon fils !
Ses élèves de la MJC de Saint Egrève (38) et de la MPT de Saint Jean de Moiran (38) ont participé activement à l'illustration de mon 2ème recueil "Laisser son empreinte", auto édité ce mois d'octobre 2007.
Si le coeur vous en dit,  jeremy.jpg   Venez les rejoindre ! noemie.jpg
camille.jpgcarla.jpg
Sur Coublevie(38) Association Art et Création
,
salle Belledonne et la Sure:

Cours de dessin INITIATION avec la réalisation de compositions, de natures mortes, utilisation principale du crayon à papier et du pastel......le vendredi de 17h à 19h.

Cours de dessin APPROFONDISSEMENT avec le vivant: réalisation de la perspective, de personnages et d'animaux, d'élèments du visage(nez, yeux..) et du corps(les mains, pieds) de portraits et approche des techniques mixtes(lavis-encre de chine).....le mardi de 19h à 21h.

Cours de peinture INITIATION avec les bases de la couleur et apprentissage de l'acrylique......le mercredi de 18h à 20h.

Cours de peinture CREATIVE et TECHNIQUES d'ATELIERS avec une approche personnelle des thèmes libres et variés( peinture à l'huile, gouache, acrylique etc)......le vendredi de 19h à 21h.

Sur St-Egrève(38) près de Grenoble à la MJC Prédieu:

*Dessin initiation et perfectionnement de 18h30 à 20h30 le lundi

*Découverte artistique pour les enfants de 7 à 12 ans le lundi de 17h30 à 18h30.

*Peinture découverte et créative le jeudi de 18h30 à 20h30.

Stages de modèles vivants, d'aérographie initiation, sur sites naturels(paysages), de modelage en terre d'argile, et rencontres d'artistes pendant l'année.

Contact : Cyril CHEVALIER 06.78.27.11.35

Mardi 29 avril 2008

germany-m.gif  Je pris donc mon temps et visitais Trier http://www.trierer-weihnachtsmarkt.de/fr/trier.php , la première ville après la frontière. Rustique et fortifiée, cette ville offrait un centre animé et très coloré. Je m’y aventurais sans souci puis repris la route pour m’approcher de Seligenstadt. Il me restait environ 130 km à parcourir. Je choisis de passer la nuit à 40 km de Mainz http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayence sur une aire  de repos de l’autoroute. J’ai beaucoup étonné les gens lorsqu’au petit matin, je sortis hirsute à mon tour, de la voiture et mis en route mon réchaud pour préparer mon p’tit déj. Certains allemands entamèrent la discussion et je pris beaucoup de plaisir.

10h du mat, les yeux emplis de soleil, je me mis en quête d’un camping sur les bords du Rhin pour suivre les traces du passé de Fr……. (il avait, étant petit, campé sur les bords du Rhin http://fr.wikipedia.org/wiki/Rhin  et, complément à ces souvenirs, mon père et son frère avaient franchi ce large fleuve à la nage, sous les balles des allemands pendant la seconde guerre mondiale).

Finalement, les indications allemandes étant trop compliquées, je me contentais d’une ballade le long de ce magnifique fleuve après avoir visité Mainz et sa cathédrale. Je m’approchais tant bien que mal de Seligenstadt http://www.grisy.net/article-18556887.html.

Je garde de Frankfort http://fr.wikipedia.org/wiki/Francfort-sur-le-Main un mauvais souvenir. C’est la Défense en plus pollué, du moins ce que j’en ai vu. Cinquante mille autoroutes se croisent et sans comprendre, on se retrouve sur les pistes de l'aéroport. Alors on bifurque, on retrouve sa direction et toujours sans comprendre, on s’aperçoit qu’on a fait un tour gratuit ! Impossible de s’y retrouver ! J’ai vécu un vrai cauchemar à user de l’essence pour ne plus savoir sortir de ce labyrinthe, entre moteurs de camions et avions fendant l’air. Je n’avais jamais vu un tel trafic : c’est l’enfer.

J’ai donc fini par quitter l’autoroute et je suis allée frapper à une porte dans une petite ville. La dame faisait son jardin avec amour et se montra très gentille. Elle appela son mari qui se mit en quatre pour me rendre service. J’étais enfin remise sur les rails et je pouvais repartir bon pied bon œil.

Heureusement que je baragouine un peu le deutsch. Je dois cela à mon père qui avait l’amour des langues mortes ou vives ! Il m’orienta latin, puis section A5 à l’époque, soit trois langues vivantes. J’ai donc des bases de latin, d’allemand, d’anglais et d’espagnol. Mon père, quant à lui parlait couramment sept langues vivantes. Il était doué en tout, un vrai petit génie qui hélas, décéda trop tôt http://www.grisy.net/article-3845772.html  pour nous mais juste à l’heure si l’on s’en réfère au destin du tout à chacun.

Ces bases m’ont été très utiles à maintes reprises. J’ai même été capable de traduire un plan industriel en allemand, moi, la petite secrétaire qui ne payait pas de mine ! Je les ai bien dépannés chez Hispano http://www.grisy.net/article-6764040.html , alors que le traducteur se faisait attendre. Ne cherchez pas le remerciement……… il n’y en n’a pas eu mais je garde au fond de moi cette petite fierté qui m’avait « remué la petite cuiller », comme on dit.

Après avoir traversé des km et des km de forets, je trouvais enfin un terrain de camping, tout près de Langen http://www.windowslivetranslator.com/bv.aspx?mkt=fr-FR&dl=fr&lp=de_fr&a=http%3a%2f%2fde.wikipedia.org%2fwiki%2fLangen_%2528Hessen%2529 , ville où un oncle de Fr…. séjournait. C’est très cher dans cette région. Les villes allemandes sont farcies de banques. J’ai visité Langen et j’ai pris des photos pour mon amour. Le centre est mignon, le reste est banal. J’ai vu sur une sonnette le nom de Peter Ro…………. dans la bahnstrasse qui mène à l’église. Au même moment, un homme fermait son portail. Etait t-il de la famille de mon amour ? Je ne le saurais jamais.

Il était assez grand, blond, les  yeux clairs et une frimousse plutot sympathique. Je n’ai pas osé l’aborder par respect pour Fr…… car je devais rester incognito. Le soir, je suis allée boire une bière « à la nôtre » et le lendemain, j’allais enfin visiter la ville de son grand père.


......211ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................
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Samedi 26 avril 2008

JewsLuxembourgStmp.jpg  Ce soir là, j’étais un peu triste. FR…… partait dans la nuit pour trois semaines vers le sud du pays puis l’Espagne http://www.rosamarhotels.com/que_fer.php?idm=4&cs=1  avec sa femme et ses enfants tandis que moi, le lendemain, je prendrais la route vers Seligenstadt http://www.grisy.net/article-18556887.html . J’étais d’autant plus contrariée qu’il m’avait longuement raconté qu’il aurait voulu venir avec moi. Il me téléphona pour me dire de ne pas m’inquiéter, qu’il m’appellera durant ces vacances. Bien sûr que si j’étais inquiète : je savais qu’il allait me manquer terriblement.

Le départ a été difficile ! Trop de travail le dernier jour. Nous ne nous sommes vus que cinq minutes et je suis partie la gorge serrée. « Qu’est ce que c’est que trois semaines dans la vie d’un homme ? » m’a t-il dit pour me consoler ! C’est vrai que trois semaines ce n’est que 21 jours et même 504 heures…seulement moi, je comptais les minutes et les secondes aussi : trois semaines de séparation : c’était un cauchemar.

Me voilà donc prête à partir.

Il se passe mille choses lorsque l’on part à l’aventure ! Mon périple n’avait que quatre jours et j’avais déjà tant à raconter !

Les ardennes http://www.ardennes.com/fr/index.Aspx m’ont bien plu. J’y ai été dirigée malgré moi – bercée par le hasard – et me suis installée au camping du lac de bairon http://champagne-ardenne.lpo.fr/balades/bairon.htm : endroit sauvage où Fr….. m’a tellement manqué ! Tout là bas lui aurait plu. Systématiquement à 22h30, des centaines d’oiseaux prenaient leur envol juste au dessus de ma tente. Leurs cris et leur multitude m’impressionnaient beaucoup. Ils volaient en escadron et semblaient accomplir une mission de reconnaissance. Le lac était paisible, argenté et bercé par le soleil couchant. Des enfants jouaient sur la plage. Sur toile de fond, les collines ajoutaient de la profondeur au décor. Les vaches s’y promenaient en rang d’oignons.

J’ai d’abord visité Rethel « porte des ardennes » http://gtiss.club.fr/rethel/index.html : le plus extraordinaire était les toits d’ardoise bleutés. En redescendant vers le  sentier nature que j’avais repéré, je me suis trouvée en pleine fête foraine avec bal à 17h. Belle ambiance qui m’a replongée dans notre folle nuit à la fête des loges…. http://www.grisy.net/article-18984194.html je n’étais pas prête de t’oublier, mon amour !

Après la foire, j’ai donc emprunté le sentier nature qui longe le canal. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je dus traverser un camp de manouches http://perso.calixo.net/~knarf/manouche/manouche.htm  ! Seule, sur un chemin isolé et loin de tout…voilà pas que je me fais draguer par un sale mec hirsute qui fabricait des paniers d’osier pour sa survie ! Pas de panique ! Je discute gracieusement et poursuis ma route en priant Dieu que le manouche m’oublie très vite. Dans sa grâce, Dieu m’a exaucée.

Le sentier nature débouchait à 5 km sur une petite île puis sur un village où des touristes se reposaient.

Le lendemain, j’ai visité Sedan http://www.sedan.fr/ssctg.php?c=1&s=3 et son château fort. C’est de là que j’ai téléphoné à Fr…… pour la 1ère fois depuis mon départ. Je m’étais installée sur les bords de la Meuse http://www.tourisme-meuse.com/les-promenades-et-autres-itineraires-en-meuse,6268,fr.html et regardais les pêcheurs. J’aime l’eau et ses rivages : cela me repose.

3ème jour : je lève le camp et me dirige sur le Luxembourg http://www.province.luxembourg.be/provlux/provlux_fr_themes/tourisme/index.html . Fascinant ce duché où les noms de rue sont en français et tout le reste en allemand. C’est un vaste rendez vous d’affaires où costumes-cravates foisonnent. Mais costumes-cravates pas si coincés qu’en France : ces bureaucrates, attaché case à la main, sucent des cornets de glaces et allongent de merveilleux sourires. Les gens sont sympathiques et détendus même dans un cahot de building supérieur à celui de la Défense à Paris http://www.ladefense.fr/ . Je n’ai fait que traverser cette zône pour le moins surprenante car je commençais à m’inquiéter pour ma halte de la nuit. J’imaginais mal trouver un terrain de camping dans cet endroit ! En désespoir de cause et après avoir tourné et retourné dans les méandres d’un périphérique, j’ose une entrée impromptue dans un café à la sortie de la ville.

A l’oblique : un comptoir où des hommes et uniquement des hommes s’enfilaient une bière. »Vous n’êtes pas de région » me lance en allemand un habitué du bistrot. « Gagné, je cherche un terrain de camping (campingplatz en allemand) ». Ils ont tous été très aimables et suis ressortie de là renseignée et détendue. Tous ces hommes étaient sains d’esprit et je n’ai eu aucune inquiétude…bonne mentalité au Luxembourg.

Je passais donc la nuit au terrain de Hesperange http://www.hesperange.lu/Default.aspx?id=6f28ff8d-23b1-4a5c-9119-c8321bbecb82 . Le Luxembourg est riche, très riche et joliment organisé. Les maisons sont bien rangées et fleuries, les gens sont accueillants.

Le lendemain matin, Ô surprise : il fallait mettre des sous dans une boîte pour avoir de l’eau chaude ! Alors…question de principe : j’ai pris une douche froide et il m’en resta un torticoli qui prenait un malin plaisir à m’escorter pendant mes vacances. Je m’étais réservé la journée pour visiter le Luxembourg. Comme tout est payant là bas, j’ai garé la voiture rue de chicago, dans un quartier moins favorisé sur les hauteurs de la ville et suis partie à pieds. J’en ai fait des Km !

La vieille ville est magnifique. J’ai eu la chance d’assister à un spectacle de fanfare sur une place au cœur des remparts. J’ai été très surprise de voir qu’il y avait autant d’hommes que de femmes portant des grosses caisses ou jouant du clavier et ce sont les hommes qui faisaient tourbillonner en l’air leur bâton de maréchal. Ces femmes militaires semblaient appartenir à un autre monde. Puis je me suis promenée dans cette forteresse qui cerne la vieille ville. J’étais en plein conte de fées ! Je n’oublierais jamais Luxembourg et son monde merveilleux.

En fin de journée je décidais de continuer ma route vers l’Allemagne mais il fallait d’abord retrouver la voiture !…au secours …j’étais perdue ! ! J’avais heureusement récupéré un plan dans la matinée mais je n’y comprenais rien. Un homme examinait lui aussi son plan. Je m’approchais et lui demandais de m’aider. Il commença à se frotter à moi et je n’aimais pas çà du tout. Manque de pot, il allait dans ma direction et me colla un bon bout de route. C’était un chercheur grec, hirsute…décidément je les attire ! Il vivait en écrivant des livres (son dernier : l’aliénation du genre humain…..toute une philosophie dont nous discutâmes longuement) et en jouant de l’harmonica dans la rue. Il était intéressant mais ne m’intéressait pas et je cherchais le moyen de m ‘en débarrasser. Je l’ai donc accompagné jusqu’au parlement européen http://www.cegelec.fr/nos-activites/secteurs-dactivite/tertiaire/luxembourg-parlement-europeen/ qui était son point de chute et je l’ai laissé choir puis je me suis remise en quête de trouver ma voiture. Je remercie le ciel de m’être égarée dans les fortifications de cette ville car je n’aurais sans cela, jamais vu d’aussi belles choses. Ma route a été truffée de sites plus merveilleux les uns que les autres.

En fin de soirée, j’ai passé la frontière allemande. Vive l’europe ! Juste un poste de garde sans gardiens, sans contrôle, abandonné. Rien pour changer l’argent non plus (nous n’étions pas encore passés à l’euro). Alors…seule solution : dormir dans la voiture cette nuit là.


......210ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................
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Mercredi 23 avril 2008
La fête des Loges au XVIIIe siècle,
dessin de Philibert Louis Debucourt (1755-1832) (source Gallica)

La fête des Loges au XVIIIe siècle, dessin de Philibert Louis Debucourt (1755-1832) (source Gallica)
  FR….. était enfin venu faire le ciment dans ma douche. Maintenant je savais comment il fallait s'y prendre. J’aime voir un homme bricoler : cela attise mes envies ! un homme qui bâtit, répare, transforme un chantier en un tour de main est un génie. Et puis j’aime apprendre ces choses de la vie. Moi aussi je veux pouvoir dire « j’ai fait et voilà le résultat ». Je trouve qu’il y a là un sentiment de puissance assez sympathique.

Après la douche, nous sommes passés à l’apéro. Je lui avais préparé un bon repas avant que nous repartions travailler. L’apéro s’éternisa et dévia en « casse croute » selon notre expression bien à nous (souvenir de Merlimont), si bien que Fr…….. décida de rester avec moi plutôt que d’aller au boulot.

Vers 17h, alors que nous passions seulement à table, les livreurs arrivèrent pour porter le lit que ma fille I…….. s’était acheté. Il fallait bien l’installer ce lit, alors nous avons testé son ancien  clic clac…..merveilleux moment de nouveau interrompu par le bruit des clefs dans la serrure ! I……. rentrait du boulot. Nous nous sommes vite resaisis et avons pris un petit temps de pause avant d'essayer le nouveau lit.

Je pensais que mon amour allait rentrer chez lui car il commençait à se faire tard. Il reprit un apéro qu’il aprécia beaucoup : pastis à l’ancienne que j’avais trouvé lorsque j’avais visité le musée de l’absinthe à Auvers http://www.auvers-sur-oise.com/content/content3539796.html . Je l’invitais à manger avec nous le soir mais il déclina…force oblige ! il allait se faire gronder par sa femme. Mais après tout : se faire cuisiner pour se faire cuisiner, il n’était plus à quelques heures près ! il nous invita au restaurant, chez Wallie à Colombes http://www.colombes.fr/fr/decouvrir-colombes/colombes-et-ses-villages/index.html . Nous voilà donc partis tous les trois….…et oui tous les trois car Cl……., le fiancé d’I………… (à cette époque) était un vieux pépère pantouflard et ne suivait jamais dans les sorties. Tant pis pour lui.. nous, on allait faire la fête.

Mon amour commençait à être « bien fait » et sur l’autoroute, il nous fit quelques sueurs froides mais la route de chez Wallie, il connaissait par cœur et nous sommes arrivés sans bobo. Malgré l’heure tardive, Wallie nous servit un couscous royal de chez royal…bien arrosé encore et mon amour, plus amoureux que jamais, proposa d’aller faire un tour à la fête des loges à Saint Germain http://www.ville-st-germain-en-laye.fr/loisirs/fete-des-loges/presentation/ . Il avait passé cette journée à me faire des déclarations plus belles les unes que les autres. J’allais de surprise en surprise…de bonheur en bonheur. C’était sa manière de montrer comme il tenait à moi. Il n’avait de cesse de vouloir me faire plaisir,  juste avant ces trois semaines de vacances qui allaient nous éloigner l’un de l’autre .

Pour la seconde fois depuis que je le connaissais, il questionna  I…….. pour savoir si notre relation la gênait. Il  était soucieux de notre bonheur et je ne l’en aimais que plus.

Il déclara qu’en septembre, il quitterait sa femme. Il m’avait déjà dit chez Mado http://www.grisy.net/article-18014590.html la dernière fois, qu’en septembre il allait y avoir du changement. Je le croyais. Je pensais qu’il allait accepter cette place que son pote lui avait proposée, celle pour laquelle il m’avait dit il y a longtemps déjà « si je prends ce boulot, je divorce ». Il projetait de retourner vivre chez sa mère dans un premier  temps et je le comprenais. Chat échaudé craint l’eau froide ! il ne voulait pas d’un deuxième échec. Mais au moins il serait libre et nous pourrions de nouveau passer des nuits entières dans les bras l’un de l’autre…comme au début de notre histoire mais avec cette force d’amour qui nous liait à présent. Ce serait grandiose…j’avais hâte !

Nous sommes donc partis à la fête des loges, après avoir déposé I……….. à la maison car elle ne voulait pas venir…….…normal, elle aussi avait un lit à tester avec son mecton.

Toute la nuit, mon amour m’a serrée dans ses bras. Dans la rue il me tenait fort, on ne se cachait pas…mes rêves se réalisaient enfin !

Après quelques peluches gagnées au tir au pistolet puis à la carabine, mon amour m’emmena dans la forêt. La nuit n’était pas trop noire, on y voyait encore les flaques d’eau sur le chemin s’enfonçant vers la densité feuillue qui nous attendait. Il me coucha dans les orties….et s’endormit ! ! ses ronflements m’amusaient et je prenais du plaisir allongée à ses côtés en pleine nature. Je finis par le réveiller car je frissonnais de froid et d’orties. A peine levé, il m’enlaça et…..jusqu’à 4h du mat au clair de lune, nos lunes s’épanouirent. Bon : il m’avait réchauffée !

La sagesse dans ces 17h de folie nous imposait le retour à la maison car il fallait bien se reposer un peu avant d’attaquer une nouvelle journée de travail. J’avais une réunion à 8h30 et mon amour un rendez vous à 8h. Je lui proposais de dormir chez moi au point où il en était ! mais il déclina… »ça va gueuler ! ». Bon OK, tu fais ce que tu veux, moi je vais dormir. Il n’avait pas envie de partir et me suivit dans ma chambre. J’ai donc eu le bonheur de me réveiller dans ses bras au petit matin et lui fis son p’tit déj…j’adore çà ! nous avons dormi en tout et pour tout 1h30. La journée, bien que difficile par moments, se passa très bien et nous avions remis le couvert en fin de journée. Il eu droit à son engueulade comme prévu et même mieux ! sa fille aussi l’avait sermonné mais cela ne semblait pas le perturber outre mesure ce qui me faisait penser qu’il avait vraiment prit sa décision.

......209ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................

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Vendredi 18 avril 2008

nng_images-6.jpg  Je m’étais trompée : il ne m’avait pas emmenée ce week end là mais je restais persuadée qu’il en avait eu l’envie.

J’ai mis à profit  ces quelques jours en solo en retournant toutes les vieilleries enfouies au fin fond de mes tiroirs et j’ai retrouvé à la maison un vieux dictionnaire d’allemand.  J’ai cherché à la lettre « R ». Tous les noms en Allemagne ont un sens. Celui de mon amour signifie « qui appartient au marais » tel le roseau ou le jonc. C’est un terrain dangereux où l’on s’embourbe facilement, c’est la nature avec tous ses pièges, c’est sauvage et rare…c’est flexible et résistant, accessible à tout le monde mais peu savent y rester car  très méandreux. Il n’était pas étonnant que je me sente si bien avec lui : il y a tant à découvrir dans les recoins secrets d’un marécage ! Je trouve que cette définition lui collait bien à la peau et résumait parfaitement les chemins sinueux de mon cerveau. Nous nous trouvions dans ce cahot, notre route était un labyrinthe dont nous seuls connaissions la sortie…. Il suffisait de regarder l’avenir dans la même direction et en même temps. La vase ne nous effrayait pas et je la trouvais beaucoup plus consistante que ce vase recollé qu’était son mariage. Nous survolions la boue et en viendrions à bout…à petits bouts de bonheur qui  faisaient de nous des boute-en-train !

A l’issue de ce week end, Fr…… m’ emmena boire une bière dans notre café d’Argenteuil http://www.argenteuil.fr/ .  Nous avons discuté de nous, de lui, de ma recherche vers ses origines….de son mariage raté aussi. Il semblait tellement heureux que je m’intéresse à son passé.. Il  regrettait de ne pas pouvoir m’accompagner à Selingenstadt http://www.grisy.net/article-18556887.html . Il souhaitait que sa famille me reçoive bien là bas mais voilà : il y avait danger ! Il ne pouvait décemment pas leur annoncer que sa maîtresse arrivait ! ! Ses mots, ses intentions, ses regards en disaient longs sur ses sentiments. Je me suis sentie aimée…beaucoup aimée et j’étais heureuse. Ces voyages dans les méandres de ses racines (d’abord Merlimont http://www.grisy.net/article-18267834.html , puis son nom et bientôt l’Allemagne) étaient des moments bien à nous. Personne ne pouvait pénétrer notre monde. J’y allais seule la plupart du temps (en tous cas toujours la 1ère fois) et nous avions le sentiment d’y être à 2. Nous partagions ce qu’il avait de plus cher : son enfance et ses souvenirs. Constat après ces  mois de….comment puis je dire ? J’avais la sensation que nous nous appartenions l’un à l’autre, que nous étions un couple, nos émotions étaient si fortes !: je ne lui faisais que des choses que l’on ne lui avait jamais faites. Je ne faisais pas exprès. C’était tout simplement les événements, nos discussions, le déroulement de notre histoire qui me donnaient des idées que j’accomplissais. Fouiller dans son passé devenait une vraie passion pour moi. J’adorais çà. J’avais envie de le connaître comme personne ne le connaissait pour savoir le rendre heureux comme personne ne pouvait même l’imaginer. Je voulais être en lui, pour lui et avec lui. Je voulais que notre amour soit universel. Plus j’irais au fond de ses viscères et mieux je me confondrais dans ses entrailles. Je voulais tout savoir de lui jusqu’au pourquoi et comment de la formation de sa première cellule…celle par qui il avait vu le jour et qui semblait m’être destinée.

......208ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................

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Mardi 15 avril 2008

zeus.gif  L’Ö ! rage, Ô désespoir semblait se dissiper et Zeus http://www.ac-versailles.fr/pedagogi/anti/zeus/zeus0.htm n’avait plus qu’à retenir ses foudres de guerre. Peu à peu nous commençions à mieux nous connaître et j’avais l’impression que Fr….. prenait conscience de certaines choses nous concernant. Par exemple, il fit soudainement le rapprochement entre ses parents et nous, rapport aux onze années d’écart d’âge (sa mère avait onze ans de plus que son père…… nous reproduisions sans le savoir, exactement le même schéma). Il était temps….mais mieux vaut tard que jamais (vieux motard que jamais aurait dit Coluche http://www.coluche.fr/ ). J’avais l’intime conviction que notre rencontre n’était pas due au hasard. Fr…… me rejoignait totalement sur ce sujet et me disait « c’est écrit ». Nous savions tous les deux à quel point nous étions soudés.

Ce pot et ces propos que nous avions eus chez Mado http://www.grisy.net/article-18014590.html  avaient déclenché quelque chose. Je ne pouvais pas l’expliquer mais je savais qu’il s’était produit un événement en lui qui le poussait à réfléchir, comme si miraculeusement il avait fait une découverte dans son fort intérieur. Et puis je remarquais depuis quelques temps qu’il semblait jaloux : cela m’émouvait.

Il restait huit jours pile poil avant nos congés. Nous allions prendre la route chacun de notre côté, arborant au mieux ces trois semaines qui nous éloigneraient. Cette épreuve se montrait certainement difficile pour nous deux mais elle était déterminante. En attendant, j’essayais de ne pas trop y penser.

Fr…… devait venir faire du ciment dans ma douche et je m’en faisais une fête mais il m’annonça une fois de plus et par téléphone qu’il ne pouvait pas : il avait un empêchement qu’il m’expliquerait dans la journée. Déjà ma gorge se serrait bien que je reconnaissais qu’il avait fait l’effort de me prévenir assez tôt. Il l’avait senti et m’avait vite rappelée « tu fais quoi à midi ? » « je fais ce que tu me proposes ! » « appelles moi à 11h30 ». OK, je me demandais un peu ce qu’il me préparait et dès 11h28, je décrochais le combiné. « Je t’invite au resto ».. Toute la joie que cette invitation me procurait avait du mal à chasser mon angoisse du matin…pour vous dire comme nos instants étaient précieux !

Nous avons eu affaire à un serveur des plus chelou…….. (louche à l’endroit ! mais il faut bien vivre avec son temps). Il oubliait tout, jusqu’à mon apéritif qu’il avait laissé mariner sur une autre table dans le passage mais il était sympa. Visiblement ce mec avait un problème de santé : trop de java sans doute. Fr….. pensait qu’il était homosexuel.

C’est devant le rumsteack qu’il me demanda « tu fais quoi ce week end ? » « Rien de prévu. Tu fais ma voiture ? » « Non, je pars à Merlimont chercher mes affaires de camping pour les vacances » « tu m’emmènes ? » « Non, je pars avec S………..erpent à sonnette, ma femme S………….. samedi soir ». Bon, la conversation poursuit son bonhomme de chemin et tout me laissait croire qu’il avait l’intention de m’emmener ce week end là. Quand je lui dis que j’allais acheter ma tante de camping le lendemain, soit samedi, il me demanda si je ne pouvais pas faire çà un soir de la semaine. « Bien sûr que je peux mais je n’ai rien prévu ce week end, alors j’y vais demain ».

Il l’avait probablement joué fine car il savait que s’il me proposait et qu’il ne pouvait pas respecter ses promesses, j’aurais été très déçue. Je pensais qu’il partait seul  et qu’il prévoyait de m’emmener….mais peut être me trompais je !

Son couple battant de l’aile, les filles quémandaient plus d’affection qu’à l’ordinaire. On pouvait lire le bonheur de Fr….. sur son visage lorsqu’il me raconta que sa fille avait voulu dormir avec sa mère. L’occas était trop belle…il avait vite squaté le lit de sa fille « j’ai merveilleusement bien dormi ! ». Cette illumination dans ses yeux était comme un bonbon pour un enfant ! il devait vraiment être malheureux avec sa femme pour apprécier autant cette escapade. Il cachait bien sa peine en tous cas.

J’avais tort de m’inquiéter pour notre avenir. Il était évidemment tout tracé. Fr….. m’informa pour la seconde fois que les gens jasaient de plus en plus à notre sujet car nous étions toujours fourrés ensemble. D’ailleurs Fa……., un collège de Fr…..,  nous avait vus et ce n’était pas la première fois mais ce coup ci j’avais le sentiment que Fr…… ne se souciait pas trop de ces ragots comme s’il était prêt à l’annoncer lui même.

Allais je enfin pouvoir aimer sans me cacher ?


......207ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................
par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Qu'on se le dise.........

On entre par la terrasse d'été,

Le portail nous met déjà au parfum

par ses dessins,

On passe le petit salon fumeur

Où l'envie nous prend de s'y

installer. On peut y lire.

une charmante hôtesse nous

accueille et nous invite à prendre

place dans cette merveilleuse

salle richement décorée par des

toiles, dessins et même une statue !

On y passe une excellente soirée

Bercés par une musique douce.

J'ai adoré  le restaurant Ratapoil

Et sa cuisine si fine !

 

Coups de pouce

Jérome Delepine, artiste peintre

maison-atelier 21 rue pasteur 95830 Cormeilles en vexin

01.34.66.67.69

 

     

         

 

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