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J’ai vécu tous mes instants avec passion. 
Dédicace
 

A mon sang si délicatement canalisé par le fruit d’un amour….  à mes parents. 

A mon sang si généreusement reconduit dans leurs veines…...  à mes enfants. 

A mon sang qui trop souvent n’a fait qu’un tour………………  à mes amants. 

A mon sang qui me donne le bonheur d’écrire………………..  à mes enseignants. 

A mon sang qui pourtant me fait peur………………………...  à la vie. 

 

ET enfin à tous ceux qui à travers ces aventures s’identifieront, car issus d’un même troupeau, nous sommes faits d’analogies quelles soient biologiques ou purement extrapolantes.  

Celui qui ne se trouve pas se cherche encore : la Vie n’est pas une fin en soi. 

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Cours de dessin

Le Prof.............    cyril.jpeg   ................ C'est mon fils !
Ses élèves de la MJC de Saint Egrève (38) et de la MPT de Saint Jean de Moiran (38) ont participé activement à l'illustration de mon 2ème recueil "Laisser son empreinte", auto édité ce mois d'octobre 2007.
Si le coeur vous en dit,  jeremy.jpg   Venez les rejoindre ! noemie.jpg
camille.jpgcarla.jpg
Sur Coublevie(38) Association Art et Création
,
salle Belledonne et la Sure:

Cours de dessin INITIATION avec la réalisation de compositions, de natures mortes, utilisation principale du crayon à papier et du pastel......le vendredi de 17h à 19h.

Cours de dessin APPROFONDISSEMENT avec le vivant: réalisation de la perspective, de personnages et d'animaux, d'élèments du visage(nez, yeux..) et du corps(les mains, pieds) de portraits et approche des techniques mixtes(lavis-encre de chine).....le mardi de 19h à 21h.

Cours de peinture INITIATION avec les bases de la couleur et apprentissage de l'acrylique......le mercredi de 18h à 20h.

Cours de peinture CREATIVE et TECHNIQUES d'ATELIERS avec une approche personnelle des thèmes libres et variés( peinture à l'huile, gouache, acrylique etc)......le vendredi de 19h à 21h.

Sur St-Egrève(38) près de Grenoble à la MJC Prédieu:

*Dessin initiation et perfectionnement de 18h30 à 20h30 le lundi

*Découverte artistique pour les enfants de 7 à 12 ans le lundi de 17h30 à 18h30.

*Peinture découverte et créative le jeudi de 18h30 à 20h30.

Stages de modèles vivants, d'aérographie initiation, sur sites naturels(paysages), de modelage en terre d'argile, et rencontres d'artistes pendant l'année.

Contact : Cyril CHEVALIER 06.78.27.11.35

Jeudi 27 mars 2008

tasse.jpg Nous passâmes la soirée tranquilles, à discuter jusqu’à trois heures du matin. En fait, la maison n’avait pas été forcée. Un camion avait juste enfoncé le grillage à l’avant ainsi que le compteur électrique mais pas de dégâts ni d’intrus. Je préfèrais cela. Au moins, l’inquiétude retombait. C’était à croire que cette histoire était écrite pour que nous puissions nous retrouver seuls à Merlimont. Le scénario était bien monté et nous n’aurions jamais pensé l’imaginer. Coup de grâce ? cadeau divin ? belle embellie quoiqu’il en soit. Nous nous couchâmes, histoire de dormir un peu car il fallait que je dégage vers dix heures du matin. L’amour était là, toujours puissant. Nos ébats nous emmenèrent loin dans la nuit.

J’aimais et j’aime toujours cette maison. Elle a un caché qui semble se taire. Elle a été entièrement conçue par le père de Fr….. , décédé à ce jour et je sentais sa présence. Il était là, encadré sur la cheminée du vaste salon et honoré par une rose du jardin que Fr….. prennait soin d’entretenir, comme pour bénir notre union. Je lui faisais des clins d’œil. 

Au petit matin, nous ouvrimes un œil, puis deux. Je le caressais, il me caressa et roule ma poule ! notre amour était si fort que les anges nous protégeaient ! nous étions repartis pour le septième ciel. FR….. m’avoua connaître avec moi des sensations auxquelles il n’avait jamais pu accéder jusque là. Ce n’était pas la première fois que je lui faisais vivre des choses nouvelles et intenses. Je le faisais inconsciemment et touchais à chaque fois sa sensibilité. Il m’aimait de plus en plus fort. Nous nous levâmes et il me prépara un petit déjeuner royal sur la terrasse. Il alla jusqu’à m’acheter mon ricoré alors qu’il avait si peu dormi et que le magasin n’ouvrait qu’à 9h ! Je l’adorais pour toutes ces petites attentions. Entre le chant du coq et le canard que nous pensions à canarder tant il caquetait http://fr.wikipedia.org/wiki/Canards avec insistance, nous nous délectâmes du doux chant des oiseaux, tartinant nos croissants et profitant des douceurs de notre ami le soleil.

Le ricoré est le seul breuvage que j’arrive à avaler le matin depuis que j’ai été empoisonnée au café dans un centre de vacances à Six fours http://www.six-fours-les-plages.com/res1024/pages_asp/office.asp?famille=meteo dans le var. La machine a café, d’une taille colossale,  avait été détartrée et non rincée et qui c’est y qui arriva la gueule enfarinée pour boire son jus ??

Je trouvais que le café était plutôt fort et amer mais je le bus quand même….. tout du moins deux ou trois gorgées car, et c’était fort de café, le goût était insupportable.

En sortant du restaurant, je fis un malaise. Je me trainais tant bien que mal jusque dans ma chambre et heureusement, mes enfants étaient là. Je mis mon étourdissement sur le compte du café trop fort. J’ingurgitais alors des litres et des litres d’eau pour évacuer mais je me sentais de plus en plus « à l’article de la mort ». Je n’avais évidemment pas assez d’argent sur moi pour payer un docteur. J’envoyais mon fils prévenir le directeur du centre de vacances, qui ne fit rien. NON ! Rien de rien.

J’étais étendue sur mon lit. J’avais ce que je peux appeler « les nerfs à vifs ». Croyez moi : il faut l’avoir vécu pour comprendre le véritable sens de cette expression. Je sentais chaque terminaison nerveuse de mon corps, comme si elle ressortaient de ma chair et c’était aussi douloureux que d’être percée de toutes parts par des milliers d’aiguilles les plus acérées possible.

Nous sommes truffés de terminaisons nerveuses http://fr.wikipedia.org/wiki/Terminaison_nerveuse_libre . Mes enfants étaient petits et faisaient de leur mieux pour me soigner. J’avais compris qu’il s’agissait d’un empoisonnement et avais la certitude qu’en éliminant, je guérirais. J’avais toujours ouï dire qu’il fallait boire du lait dans ces cas là. J’ai une sainte horreur du lait mais je fis un effort bienfaiteur. Mes enfants me portaient des plateaux repas car je ne pouvais même pas me lever. Le premier jour, je ne pus rien avaler. A force de me gonfler le bidon d’eaux minérales, le mal sortait de mon corps et je commençais à reprendre un peu de forces.

Lorsqu’on a les nerfs à vif, on ne dort pas ! Je ne suis jamais restée éveillée aussi longtemps.

Au quatrième jour, je pus me lever. Je me suis rendue, anxieuse, au repas du midi avec les enfants et Oh ! surprise……… Chaque table était équipée du même médicament. J’interrogeais mes voisins qui m’apprirent que bon nombre de vacanciers avaient été, eux aussi, victimes de cette intoxication, à plus ou moins forte dose, selon les gens.

Nous nous rendîmes unaniment, persuadés que l’union fait la force, dans le bureau du directeur. Il n’a jamais voulu reconnaître que l’erreur était de son fait.

Ma première semaine de vacances avait été gâchée. Sans avoir eu à bouger, je revenais de loin……..quel voyage dans les méandres de la fibre nerveuse !

Le comble du comble est que, depuis ce jour, j’ai été sevrée définitivement du café. Vingt ans après, je ne peux toujours plus boire une seule goutte de café, ni même le respirer ! Cependant, dès que mon état reprit le dessus, j’avais des manques de cafeïne. J’avais besoin de café mais tournais de l’œil à sa simple vue. J’ai pallié à ce désespoir en buvant ce fameux Ricoré : soixante pourcent de café et quarante pourcent de chicorée…….. que j’agrémente d’une bonne dose de lait concentré sucré.

Dans les restaurants et cafés, le ricoré n’est pas dans les mœurs, alors, je promène mon petit bocal dans mon sac ! On me traite de grand mère lorsque je bois du ricoré mais je n’en n’ai cure car c’est effectivement une bonne cure qui me convient.


......202ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................
par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Dimanche 23 mars 2008

Nous allions de rebondissements en rebondissements. Nous nous retrouvions de plus en plus dans notre antre secrète. C’était notre repaire, notre nid. Telles deux bêtes sauvages, nous prenions du bon temps à l’abri de tout regard, bien dans notre monde qui n’appartenait qu’à nous seuls. « Tu fumes après l’amour ? » « Sais pas, j’ai pas regardé ! »…..… dès fois que des signaux indiens s’échappent au dessus de nos têtes ! J’appréciais ces moments de détente : la cigarette qui vient annoncer le repos du guerrier. Ma tête doucement posée sur son épaule, j’écoutais vibrer notre bonheur.

Ensuite, nous nous esquivions. Il m’emmenait manger dans un petit resto portugais à Bezons http://www.ville-bezons.fr/heading/heading3603279.html . Il choisissait bien ses endroits ! C’était un lieu où son beau père était connu comme le loup blanc. Notre passage était donc voué à être forcément narré à qui de droit. Partout où nous passions, l’amour se dégageait. Les gens ne sont pas dupes. La viande là bas prend tout l’espace sur une planche de bois : amis carnivores, je vous recommande ce petit rad. La première fois, nous nous étions dirigés vers Carrières/seine http://www.carrieres-sur-seine.fr/jsp/site/Portal.jsp?page_id=51 car il devait réviser ma voiture dans le garage de sa mère. Il m’avait donc laissée sur les bords de seine et avait pris ma Ford. Ses enfants étaient là bas et sa mère ne connaissait pas mon existence : il fallait donc que je passe le temps ailleurs. Je m’étais bien promenée dans les vieilles ruelles, tentant vainement de trouver un tabac ouvert. Après une halte dans la petite église où Fr….. s’était marié, je retournais visiter les quais. Elle est sympathique cette église. Petite et très bien agencée. Quelques bancs à l’étage font face au Seigneur. Les vitraux donnent un air d’intimité dans lequel je me suis régalée. Très vite, mon amour m’appelle pour me rejoindre. Nous nous donnons rendez vous chez Mado. Il y a là les boulistes tapant la discute plus que le point. Fr…. avait bien réparé ma voiture : nous nous accordâmes une Pelfort http://www.lachope.com/heinek.html , puis deux lorsque un ancien de ses potes vint faire intrusion. No problemo : il me présente et la Pelfort coule à flots. C’est Guéguèz. Il rougit comme une pivoine pour un oui, pour un non. Il est tatoué et divorcé. Fr…. et lui évoquent des souvenirs dont nous parlions juste quelques secondes avant son arrivée, comme si ce passé lui avait fait signe d’entrer dans le bistrot afin de faire ma connaissance. J’adorais quand Fr….. m’impliquait dans sa vie…j’adorais qu’il me fasse connaître ses amis. Les canettes commençaient à s’aligner sur la nappe à carreaux rouges et blancs…Chiche ! Nous faisons une ligne de canettes..toute la longueur jusqu’au mur « tu tiendras l’coup, mon amour ? » « Oui, bien sûr ! ». Mado nous remet çà. Guéguèz s’en va et nous avançons tous les deux dans notre trip. Soudain Fr…… change de tête « ne te retournes pas, y a mon beauf ! » « C’est pas vrai ! » « Si, je t ‘assure qu’il y a mon beauf ». Là, c’est moi qui change de tête. Fr……. ne se dégonfla pas et l’invita à se joindre à nous. Son diabolo menthe dépareillait quelque peu. Il n’était pas du tout comme je l’avais imaginé. Petit et blondinet, bien cravaté et simplement discret. Il travaillait dans la sono hifi et nous orientâmes la discussion sur ce sujet. Le beauf s’en alla, nous payant à nouveau une tournée et promettant à Fr……. de considérer qu’il ne nous avait pas vus. Canettes pour canettes, nos fourches commencent à languer ou plutôt nos langues commencent à fourcher ! Mais ça allait encore. Nous sortons du bistrot, n’ayant pas du tout l’envie de nous séparer et pourtant Fr…… devait rentrer : son commando l’avait déjà rappelé à l’ordre à plusieurs reprises tant et si bien que Fr…… avait fini par couper son portable pour qu’elle lui fiche la paix. Mado, Guéguèz, le beauf…ils savaient tous que nous nous aimions et cela me plaisait. Je me dirigeais vers ma voiture puisqu’il fallait arrêter là notre escapade et voilà pas que mon Fr……. fut pris d’une envie pressante ! …… normal avec la bière ! « ben tiens, y a la seine ! », suggérais je… OK, nous voilà descendus sur les berges. Mon amour se soulage face aux ondes, le dos tourné pour que les badauds ne voient pas ce jet impressionnant par la quantité qu’il contenait. Je me glisse doucement le long de sa colonne verticale (ou vertébrale : c’est comme vous le sentez), l’enlace et promène mes doigts là où cela convenait bien pour mieux l’aider à faire la vidange. C’était donc la quéquette à l’air, sous un ciel menaçant, que je le tripotais. Et l’instant durait et perdurait, et l’envie pressante se transforma en envie sensuelle. « Viens, suis moi..je connais un coin tranquille ». De joie, je saute à pieds joints dans l’eau et dans un éclat de rire, le suivis. Sa moto faisait de l’œil à ma Ford, nous ne nous quittions plus. Arrivés dans son coin tranquille (en fait c’était un parking à ciel ouvert devant un gymnase), nous nous installâmes sur la banquette arrière, au nez et à la barbe de tout à chacun. Seul notre univers existait, nous nous fichions pas mal d’être vus, et nous nous aimions, nous nous aimions….jusqu’à la nuit. Puis chacun rentra à son bercail. Le lendemain, pas de problèmes. Fr…… avait simplement eu droit à la soupe à la grimace de la part de sa chère et tendre.

Dans notre délire de Pelfort, Nous avions concocté d’organiser un week end en amoureux à Merlimont en sachant très bien que cela n’était pas gagné d’avance (contraintes de son couple bien entendu). Au café du matin, entre deux rendez vous pour le travail, Fr…… m’annonça qu’il commençait à en avoir ras la casquette de passer des mauvaises soirées chez lui, ayant  altercation sur altercation avec sa femme et que le week end à Merlimont semblait bien compromis. Il en avait gros sur la patate de ces disputes conjugales et me disait qu’il en était au point ou « ça passe ou ça casse ». Il était si bien en ma présence et si mal dans son couple ! Il était malheureux. Bon, tant pis pour Merlimont..Je m’apprêtais à passer un week end des plus ordinaires et j’étais un peu triste mais cela faisait partie de notre situation extra conjugale et je l’acceptais. Nous nous promîmes de passer un peu de temps ensemble en fin d’après midi, avant ce fichu week end et retournâmes à notre labeur, l’amertume au coeur.

Dans le milieu de la journée, le travail fit que je devais le rejoindre sur le site de SNECMA http://www.snecma.com/rubrique.php3?id_rubrique=26&lang=fr . J’étais à peine arrivée que son portable sonne : « on a cambriolé Merlimont !, la porte  a été forcée ! ». Mon amour me regarde : « Moi, j’y vais…tu es prête ? ». La joie m’envahit bien que je n’aimais pas qu’il aie des soucis. Je retournais finir mon travail et attendis qu’il me fasse signe car il devait organiser son départ après discussion avec sa mère et sa femme. Rien n’était encore gagné : si sa mère l’accompagnait, je serais encore sacrifiée. Vers 18h, il me rejoint et m’annonce qu’il part dans une heure…seul mais qu’il ne peut pas m’emmener car sa mère le rejoindra le lendemain matin. Par contre il me propose de le rejoindre avec ma voiture et de disparaître quand sa mère arrivera. Cela ne nous laissait qu’une nuit et un p’tit déj mais  l’occasion était trop belle et j’étais déjà toute excitée. Cela n’était d’autant pas plus gagné car si sa fille voulait venir…je serais encore et encore sacrifiée. Je rentrais donc vite à la maison, râlant contre ces embouteillages qui me faisaient perdre du temps et priant le bon Dieu que Fr….. fasse le maximum pour que notre idylle puisse s’exprimer librement cette nuit là.

19h30, il ne m’avait  toujours pas rappelée. Je me disais que tout était fichu et commençais à regarder ma valise de travers, estimant qu’elle n’avait pas lieu de se tenir si prête dans l’entrée de la maison.

19h35, le téléphone sonne. « Je suis en route..Je pars » « et moi ? » « Si tu le veux, tu me rejoins ». L’excitation était à son comble. Je n’y croyais plus et voilà que le miracle se produisit  ! Là dessus, ma fille I….. rentra. Je lui laissais à peine le temps de défaire ses chaussures et lui annonçais mon départ imminent. Dans l’excitation, je ne trouvais plus mes clefs ! La folie douce me gagnait.

Plus rien ne comptait à part mon amour. Je partis et roulais si bien que j’arrivais seulement dix minutes après lui à Merlimont. Enfin…nous y étions. C’était le début d’un week end de bonheur parfait.


......201ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................
par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Jeudi 20 mars 2008

doc_4089a.jpg Je l’acceptais avec tous ses défauts et pourtant je n’arrivais pas à corriger les miens. J’ai toujours été incapable de cacher ma douleur. Fr….. m’avait expliqué ne même pas se souvenir de son attitude de la veille http://www.grisy.net/article-17754329.html  tellement il avait éclusé ! mais ces mots qu’il m’avait dit restaient ancrés dans ma mémoire et je n’arrivais pas à m’en défaire. Je n’avais pas pu m’empêcher de lui dire combien il avait été « moins que rien, tout petit, ridicule » et je n’avais pas su dissimuler mon chagrin. Comme d’habitude, il s’était excusé mais n’empêche…cela ne passait pas. C’est un truc de catholiques ça ! S’imaginer que le mal est effacé parce qu’on a demandé pardon. Je ne peux pas être d’accord avec ce raisonnement. J’estime qu’il vaut mieux penser avant d’avoir à panser, nous sommes des adultes, nom d’un chien !

J’étais triste. Je le comprenais et en même temps j’étais rongée par tout ce qu’il ne pouvait pas  m’accorder, soit par manque de temps, soit par manque de liberté. Je ne lui en voulais pas et pourtant l’envie de le quitter me turlupinait lorsque la douleur m’assaillait. J’avais peur de tout gâcher sur un coup de tête: il fallait absolument que je contrôle mes émotions. Je ne suis pas masochiste, non…je tenais simplement à le garder car je savais au fond de mes entrailles qu’il était fait pour moi, que nos deux vies étaient appelées à n’en faire qu’une. C’était une chose que je ressentais sans pouvoir l’expliquer.  

Nos journées cependant étaient basées sur l’art et la manière d’honorer pleinement ce que la société tendait à devenir : un vaste programme de loisirs. A l’heure des 35h/mois dans cette fichue époque où l’on tue la production……....je dis que nous en profitions bien. Le gouvernement nous pousse au « j’men foutisme » et ça marche ! Fr…..  et moi, avions bien compris que personne n’est indispensable pour faire tourner la machinerie et que la vie valait bien plus que cette démotivation professionnelle à laquelle nos hiérarchies travaillaient ardument. Nous étions donc de plus en plus souvent dans les bras l’un de l’autre plutôt qu’au boulot et les sentiments croissaient, croissaient………… Pour quelqu’un qui affichait ne pas s’attacher facilement, j’estimais être vernie. Fr…..  disait que peu de femmes avaient compté dans sa vie…j’étais vraiment privilégiée alors !

J’aimais le surprendre. J’improvisais de belles escapades tout à fait innatendues et originales et il  appréciait. Dans nos discussions, à l’apéritif, je me suis aperçue que c’était la deuxième fois que j’offrais ce genre d’imprévus à un mec. La première c’était pour mon ex mari. J’ai soudain réalisé combien notre relation était sérieuse pour lui avoir donné toutes ces joies. Nos journées étaient à rebondissements !

Toujours au restaurant mais cette fois au dessert, Fr….. m’annonça qu’il avait dû changer ses dates de congés car sa femme ne pouvait faire autrement. Je n’ai pas su me contrôler et mes yeux se sont emplis de larmes. Il m’avait regardée avec tant de complicité que j’en suis encore toute bouleversée. Il avait vu à quel point mes sentiments étaient forts. Dans le chagrin que je ne voulais surtout pas lui montrer mais qui était si puissant que rien ne pouvait le dissimuler, je lui avais avoué que je ne supporte pas de ne pas le voir et qu’il était hors de question que je reste 1 mois et demi loin de lui. Il avait tenté de me consoler en me racontant des histoires drôles et y était très bien parvenu. Il était chagriné aussi : il n’aimait pas me voir triste. En rentrant au travail, esquivant tant bien que mal cet orage qui commençait à fendre le ciel en mille morceaux, je demandais immédiatement mon changement de dates de congés prétextant la venue de mon neveu de Mexico http://www.tripalbum.net/mexico/ et m’attendant à un refus formel puisque nous ne pourrions pas respecter le quota de présence si je faisais cela. J’étais vraiment bien épaulée par mes hiérarchies : mes nouvelles dispositions furent acceptées. Je n’avais encore rien dit à Fr…... J’espèrais qu’il serait heureux de cette bonne nouvelle.

 

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Dimanche 16 mars 2008
punch1946.gif Il a coupé ses cheveux ! Je n’ai jamais aimé les hommes sortant de chez le coiffeur, je trouve que cela ne leur va pas. Vivement que ça repousse : je le trouvais moins beau maintenant mais je l’aimais toujours autant. Il deviendrait moche que cela ne me gènerait pas mais je n’y tenais pas quand même ! Je n’ai jamais su cacher mes émotions et ma déception se lisait sur mon visage. C’est un terrible défaut car bien souvent, le bas blesse !
J’avais pris goût à Merlimont. J’y avais emmené ma fille I…… et sa meilleure amie Steph. Nous avions passé une journée mémorable autant que délectable. Nous avions beaucoup ri, nous nous sommes défoulées en faisant des choses simples, des bêtises de gens heureux. Fr…. ne se lassait pas lorsque je lui parlais de son pays. J’aimais le voir sourire et lui raconter notre périple m’emplissait de joie autant que lui.
Drôle de jour placé sous le signe du punch ! Il faut dire « ponch » et non pas « punch » …tout est une histoire de punch…..de pêche ! Je fus contrariée car la secrétaire de la production m’avait déjoué mes plans. Coups de gueule, coups de colère, discutions…la situation s’arrange et heureusement mon amour de Fr…… arrive pour boire un café avec moi. Il me voit dans cet état de nervosité, reste calme et plaisantant…..cherche une solution et m’aide à finir le travail…dans la joie et la bonne humeur. Quel bonheur d’être épaulée par celui qu’on aime ! Lui seul pouvait me calmer et il le savait. Me voilà donc à nouveau heureuse et je pouvais reprendre le cours de mes activités sans tracas. Il était déjà midi et Fr…. était invité à boire un ponch. Je le connaissais si bien ….…je savais qu’il en boirait au moins un pour lui et un pour moi et d’autres car il aime çà. Il avait l’occasion de s’amuser : j’étais contente pour lui. Il faut dire que le punch était fabriqué maison par un collègue antillais……………. http://www.forums.supertoinette.com/recettes_303294.punch_antillais.html Nous nous séparons donc dans un long baiser à découvert (nous ne nous cachions presque plus et j’en étais ravie), promettant de nous revoir en fin de journée. Je l’appelle à seize heures comme convenu avec l’intime conviction qu’il ne devait pas être très frais. Conviction confirmée…il pètait la forme ! il m’avoua qu’il est beuré (c’était la seconde fois depuis que je le connaissais qu’il faisait ce genre d’aveu…vu ce qu’il éclusait en temps normal, vous imaginez la gravité du cas ! !). La première fois, il m’avait bien fait rire. Cette fois ci, il me proposa de me retrouver dans deux minutes et demi là où nous seuls savions. Je saute de joie ! C’était trop beau ! Je n’osais y croire. Timidité confirmée : une demi heure après, il n’y avait pas plus de Fr…… que de beurre en branche. Je lui téléphone savoir où il en était. Bien évidemment cette journée loin de son bureau était à récupérer et le boulot l’assaillait..Il n’arrivait pas à s’en défaire et j’en faisais les frais. Il tentait de tourner la situation à la plaisanterie pour que je ne sois pas fâchée mais sa blague était de très mauvais gôut et vlan ! Je restais sur le flan. Au lieu de m’avouer qu’il ne s’en sortait pas et qu’il n’avait plus le temps pour moi, il faisait diversion et me dit « je n’ai pas envie de te voir » sur un ton que je n’ai pas apprécié. C’était une boutade et je le savais mais ces mots m’ont claqué dans les oreilles tels une grosse baffe…plaisanterie de quelqu’un qui avait trop bu ! Il s’aperçoit de sa maladresse et tente de rattraper le coup, m’envoyant des bisous à qui mieux mieux et attendant que j’en envoie également. Il sentait bien à ma voix que mes bisous étaient forcés et devint très sérieux : « tu es capable d’assimiler la chose, je plaisantais ! Je suis embêté car je voulais vraiment te voir ». Ok mon amour, je comprends que tu t’es amusé, que tu t’es laissé dépasser par les évènements, je ne t’en veux pas mais quand même…elle est raide celle là ! Cette anecdocte fait partie de la découverte de l’autre. On m’avait bien prévenue que lorsqu’il était saoul, il fallait le ramener chez lui tant il ne tenait pas l’coup mais j’avais refusé d’y croire. A ce jour, je savais que c’était vrai. Il n’était pas saoul à ce point là…mais pas loin ! C’est donc un nouveau trait de sa personnalité que j’acceptais sans broncher…il avait bien le droit de s’amuser un peu tout de même. On m’avait également dit que sa femme l’avait mis à la porte à cause de l’alcool…je n’y avais pas cru non plus surtout qu’il m’avait toujours affirmé que c’était lui qui l’avait quittée…On verra bien, pensais je ! Si cela est vrai, cela se confirmera tôt ou tard mais ça m’arrangeait. J’attendais tellement qu’il soit libre à nouveau. Je l’acceptais avec tous ses défauts…d’ailleurs j’avais un peu les mêmes et c’est pour cela que je le comprenais. J’aimais tout chez lui…pour le meilleur et pour le pire…C’est çà l’amour.

......199ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................
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Jeudi 13 mars 2008
2006_carrierespont_posi.jpg Ce fichu week end de Pâques était enfin terminé ! il avait plu et replu à engorger les jardins. Je m’étais donc repliée à faire la peinture de la salle de bains. Et le mardi suivant, pour reprendre le boulot, j’étais complètement shoutée aux vapeurs de glycéro. Mon foie ne me reconnaissait plus à tel point que j’avais juste fait le tour de l’usine et prit la poudre d’escampette ! Imaginez : vous allez travailler..vous vous garez…et vous vous dégarez immédiatement pour prendre le large…..c’est un super pied ! je vous recommande cette manip.
Je n’avais pas prévenu Fr……, persuadée qu’il ne s’apercevrait même pas de mon absence. C’était mal le connaître. Il m’a téléphoné dans l’après midi et cela m’avait fait grand plaisir car il me prouvait encore ses sentiments. Je n’arrivais pas cependant à être souriante et pourtant il m’aimait ce mec ! J’avais tellement peur de me tromper ! Il était rentré de son week end, gai comme un pinson. Il l’avait excellement passé à Merlimont http://www.grisy.net/article-16435675.html en famille et avec des amis : la famille P……. (Encore une coïncidence : ma fameuse copine S….. http://www.grisy.net/article-6988589.html s’appelait également et exactement P….. le même nom !). Je n’avais pas entendu Fr….. siffler de la sorte depuis des mois.
Nous entamions le second week end de 3 jours : 1er mai. Mon amour était à nouveau parti à Merlimont mais cette fois je le vivais beaucoup mieux. Il avait été adorable avec moi toute la semaine et cela m’aidait à patienter. Je n’avais de cesse de penser et repenser à ses merveilleuses caresses et attentions. Ses mains sur mon corps, ses longs baisers, sa chaleur ….…tout ce qu’il me donnait était délice. Je le savourais.
Il m’avait emmenée dans son fief à Carrières sur seine http://www.carrieres-sur-seine.fr/jsp/site/Portal.jsp?article_id=712&portlet_id=1240 . Cela fut une grande joie pour moi que de connaître ce quartier qu’il affectionnait. Le bistrot devant la Seine tenu par Mado, les vieux évoquant les potins, les deux énormes chats si calmes, le caniche et mon Fr….. si heureux dans cette ambiance ! Doux souvenir qui me rappelait tant le café de ma jeunesse à Fuilla http://maps.google.fr/maps?f=q&hl=fr&q=Fuilla,%20,%20,%20France&t=k dans les Pyrénées orientales http://www.grisy.net/article-3986282.html . J’avais hâte d’y connaître les parties de pétanque l’été. Le vieux Carrières http://fr.wikipedia.org/wiki/Carri%C3%A8res-sur-Seine#Histoire  est très typique aussi : c’est un peu le même style que Bessancourt, ville où je commençais à mettre mes marques. Ce sont des lieux où je me sens bien : mi campagne – mi ville et si proche de Paris. Le centre de Carrières est quand même plus étoffé que celui de Bessancourt : c’est un petit village surplombant la seine tandis qu’à Bessancourt, j’étais bordée de forêts. Ce sont deux charmes à intensité égale, l’un préférant l’eau, l’autre la verdure. Tous deux sont paisibles et chargés d’un passé si présent. A Carrières, il y a des champignonnières. Mon amour y a fait les mêmes bêtises http://www.grisy.net/article-3691524.html  que j’ai faites à Maisons Alfort sauf que pour lui, cela se terminait dans un café où – furax – le gérant nettoyait leurs traces de terre glaise. Pour ma part, c’était les coups de fusil à sel qui nous aidaient à descendre de nos cerisiers. Mêmes jeux délirants, mêmes gôuts : je ne comprends toujours pas que nous ayons autant d’années d’écart. Nous aurions presque pu passer notre jeunesse ensemble et pourtant quand j’avais 12 ans, il n’en n’avait qu’1 ! La différence de génération n’est jamais ressentie entre nous et cela ressemble à un mystère. Je pense que nous étions vraiment faits l’un pour l’autre.

......198ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie................
par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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On entre par la terrasse d'été,

Le portail nous met déjà au parfum

par ses dessins,

On passe le petit salon fumeur

Où l'envie nous prend de s'y

installer. On peut y lire.

une charmante hôtesse nous

accueille et nous invite à prendre

place dans cette merveilleuse

salle richement décorée par des

toiles, dessins et même une statue !

On y passe une excellente soirée

Bercés par une musique douce.

J'ai adoré  le restaurant Ratapoil

Et sa cuisine si fine !

 

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