Partout où j'irais, les potes iront
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des Mots Migrateurs
La revue de presse Cergyrama m'a fait l'honneur d'un hommage bien sympathique
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1000 remerciements !
Référencement gratuit
A mon sang si délicatement canalisé par le fruit d’un amour…. à mes parents.
A mon sang si généreusement reconduit dans leurs veines…... à mes enfants.
A mon sang qui trop souvent n’a fait qu’un tour……………… à mes amants.
A mon sang qui me donne le bonheur d’écrire……………….. à mes enseignants.
A mon sang qui pourtant me fait peur………………………... à la vie.
ET enfin à tous ceux qui à travers ces aventures s’identifieront, car issus d’un même troupeau, nous sommes faits d’analogies quelles soient biologiques ou purement extrapolantes.
Celui qui ne se trouve pas se cherche encore : la Vie n’est pas une fin en soi.
................ C'est mon fils !

Partout où j'irais, les potes iront
(L’art et la manière de faire perdre la tête)
Je n’aime pas travailler avec mon chef.
Il se contredit tout le temps, donne des bouts d’info.
Quand le travail est bien ficelé et que le ciel semble beau,
Il rajoute une miette.
Juste la goutte qui fait déborder le vase,
La bribe qui déstabilise et remet tout en question.
Et quand la miette a été réajustée,
qu’on s’est bien sorti de la vase,
Il rallonge un peu la sauce et fausse le ton.
Tout ce tracas non pas par méchanceté mais par peur.
Il panique à la moindre visite et craint pour son labeur.
Il s’éparpille tel ses miettes et laisse les clients de reste.
Car de l’embrouille…on revient toujours bredouille !
..dommage que ce soit en retournant sa veste.
D’autant le critiquent, à juste titre.
Il faut connaître les gens pour cerner leurs tics.
Son apparence très chic
Nous laisse sur le flan…y a comme un hic !
Je ne me rendais même pas compte qu’à ne plus rentrer à la maison depuis si longtemps (cela faisait bien 3 semaines) et n’ayant prévenu personne, j’étais en fugue ! Je n’y pensais pas le moins du monde, je m’amusais, c’est tout. Mon esprit fugace prenait le dessus. Je vivais l’instant présent, comme je le sentais, sans aucune mauvaise pensée. Il faut dire que maman voyageait beaucoup pour son travail, que ma sœur C…. était invivable et que ma petite sœur me comprenait. Je n’avais donc aucune raison de penser qu’on se faisait du souci pour moi. Je me suis toujours sous estimée, d’ailleurs ! j’ai toujours eu la certitude que je n’interessais personne. Ce n’était pas de l’égoïsme de ma part, juste une recherche de bien être. J’ai appris par la suite que ma sœur C… qui frimait par sa culture dans les lieux chics du quartier latin (entre nous : cultivée ne signifie pas intelligente) , m’avait aperçue un jour, faisant la manche et qu’elle avait colporté que je tapinais ! Il eût été plus futé de m’aborder pour entamer le dialogue. Elle aurait bien vu qu’il n’en n’était rien, que mon jeu n’était que de l’intérêt pour l’ethnologie. Ma petite sœur, qui elle avait des neurones hautement respectables, a d’ailleurs fait par la suite des études d’éthnologie.
J’étais donc en fugue ! C’est B…. qui m’en a fait prendre conscience lors d’une discussion sur le pas de porte du Bistrot 27. Nous parlions beaucoup de tout et de rien. Nous nous entendions bien. Son pote Jésus était beaucoup plus terre à terre et vidait des verres au comptoir. Je n’ai jamais su ce qu’ils faisaient là tous les deux, des heures entières. Je n’ai jamais posé de questions. Un jour, j’ai compris qu’ils étaient mal barrés quand ils m’ont proposé de gagner plus d’argent qu’à faire la manche, en devenant michtonneuse. Ne cherchez pas ce mot dans le dictionnaire, vous ne le trouverez pas ! Michtonneuse : c’est occuper les clients pour qu’ils restent longtemps à consommer mais surtout ne rien donner d’autre que des sourires. C’est se faire payer le champagne, c’est faire faire du profit au patron de bar. J’ai, bien évidemment refusé cette offre. Je ne manquais pas d’argent et ne traînais pas la rue par nécessité, mais par expérience. J’avais un toit. B…. a vite compris la confusion et s’est excusé. Jésus, sans aucune éducation, a continué dans ses délires sans jamais rien piger. Je ne leur en ai pas voulu. J’ai toujours été tolérante et sans rancune. Nous avons avancé dans ce début d’amitié et B… passait maintenant une bonne partie de ses journées avec moi. Un soir pas comme les autres, je me mis en tête de poursuivre l’aventure en allant passer quelques jours au bord de la mer. B… ne voulu pas suivre mais Jésus décida de m’accompagner. Nous voici donc à l’entrée du périphérique, faisant de l’auto stop, direction la manche. Ben oui ! comme mer, on ne pouvait choisir que la manche puisque ce mot nous collait à la peau………. Les gens n’ont pas eu peur de Jésus et pourtant, y avait de quoi ! On a été très vite installés dans une voiture qui se dirigeait sur Rouen. Ah ! qui m’aurait dit qu’un jour Jésus guiderait mes pas ! Evidemment, je m’amuse avec ce prénom de Jésus. Ce type était exactement ce que Jésus (je parle du fils de Dieu) nous invite à ne pas être et cela me faisait sourire. Les contraires sont riches en réflexions.
Rouen était un point de chute car ma sœur E….avait une chambre à l’universté. Je savais donc où nous allions passer la nuit. Ceci démontre bien que je ne me sentais pas fugitive puisque je prévoyais d’aller visiter ma sœur……..sans la prévenir : cela va de soi !
...........37ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................

(Tactique de l’autruche)
Ce n’est pas en se cachant
La vérité à soi même
Qu’on la cache à autrui.
L’autruche, en enfonçant
Sa tête sous l’arène,
Nous dévoile ses plus beaux fruits !
Elle ne voit pas qu’on la regarde,
Pense être en sécurité,
Et pourtant nous pousse à la curiosité !
Le meilleur moyen de passer outre la garde
Est bien de se faire remarquer ;
Celui qui cache tout tend à être dévoilé.
Parmi les chevelus imprégnés de musique, je fis la connaissance d’un anglais, blond aux yeux bleus et qui chantait du Bob Dylan………..ouaff !! ………..Puis je rencontrais B….., un Lillois qui traînait sur le pas de porte du Bistrot 27. Le copain de B…. se faisait appeler Jésus… Cheveux longs très crades et jeans. Pas très catholique le Jésus ! mais j’étais intriguée et commençais à m’interesser à ces 2 phénomènes.
C’était maintenant les grandes vacances, d’autant plus grandes puisque j’avais refusé l’épreuve du bac. Je n’avais plus aucune contrainte si ce n’était celle de choisir ce que j’aimerais faire dans la vie. Je n’en n’avais aucune idée. Tout ce qui m’importait à ce moment, c’était de rejoindre mes potes du quartier latin. Je n’y passais plus des journées entières………j’y avais élu domicile. On ne parlait pas de SDF (sans domicile fixe) en cette année 1971. Il n’y avait que des clochards, des riches ou des français moyens. De nos jours, il y a les nouveaux pauvres : ceux qui travaillent mais n’ont pas les moyens de manger correctement, les SDF : ceux qui travaillent mais qui ne peuvent pas payer leur loyer ou ceux qui ne trouvent pas de travail et que les parents ont remercié car ils ne peuvent plus assurer financièrement les besoins du foyer, les clochards et les riches. Nous regressons à une allure vertigineuse et je me demande bien comment la France va pouvoir relever la tête. Mais bon……..c’est un autre sujet. J’avais donc choisi de vivre avec l’air du temps, près des guitaristes chevelus. Il y avait toujours un copain pour nous loger. Personne n’était vraiment à la rue sauf les clochards qui eux, avaient fait ce choix. Ce n’était pas la peine de leur proposer un toit, ils n’en voulaient pas. Ils étaient heureux avec leur coup de rouge, bercés la nuit par les flots de la seine se brisant sous les ponts. Lorsque je vois à la télé tous les efforts déployés par le Samu ou la Croix rouge ou d’autres associations pour réchauffer le cœur des SDF, je les trouve très courageux et d’autant plus forts lorsqu’une vraie « cloche » - comme on dit dans le milieu – accepte de passer la nuit dans un foyer.
...........36ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................
En ce qui me concerne
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