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J’ai vécu tous mes instants avec passion. 
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A mon sang si délicatement canalisé par le fruit d’un amour….  à mes parents. 

A mon sang si généreusement reconduit dans leurs veines…...  à mes enfants. 

A mon sang qui trop souvent n’a fait qu’un tour………………  à mes amants. 

A mon sang qui me donne le bonheur d’écrire………………..  à mes enseignants. 

A mon sang qui pourtant me fait peur………………………...  à la vie. 

 

ET enfin à tous ceux qui à travers ces aventures s’identifieront, car issus d’un même troupeau, nous sommes faits d’analogies quelles soient biologiques ou purement extrapolantes.  

Celui qui ne se trouve pas se cherche encore : la Vie n’est pas une fin en soi. 

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Mardi 29 juillet 2008

 

30.jpg 

 

Ecoute à mes côtés ce que disent mes silences,

Quand je me réfugie dans l’ombre de l’absence,

Car des mots seraient vains, ajoutant aux sentences

Des détresses passées, comme un goût d’immanence.

 

Ecoute ces colères qui grondent comme un volcan,

Qui agitent mon âme, la tuant lentement,

Afin qu’elle puisse renaître comme un phénix blanc

De ses cendres encore tièdes, qu’emportera le vent.

 

Ecoute au fond de moi ses peurs qui me font naître,

Et qui donnent à ma vie l’envie de me repaître

De ces rêves interdits, que je vois disparaître,

Comme la foi qui se meure quand se taîsent les prêtres.

 

Ecoute mes espoirs que je porte comme une croix,

Traînant dans leur sillage les affres de ma foi.

Ecoute mes regards quand c’est toi qui me vois,

Ecoute ces quelques mots, ils te parlent de moi.

  

Dabat.D.1997

par Arielle publié dans : Un poète nommé Dabat
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Lundi 28 juillet 2008

incognito.jpg Il esquiva encore et encore http://www.grisy.net/article-21488500.html . Nous ne nous voyions plus. Oh il me téléphonait bien pour me dire qu’il reportait à demain ! Je n’y croyais fichtre pas. Demain, il se débinerait encore. Certes, il faisait l’effort du coup de fil selon mon désir mais si c’était la porte ouverte pour me dire non à tous bouts de champs, je n’avais pas gagné grand chose.

Ma fille I……. me disait qu’il reculait parce qu’il n’avait pas encore fini de réfléchir, parce qu’il n’avait pas pris de décision. Je pensais qu’elle avait raison. Je pensais aussi qu’il se méfiait de ses propres sentiments. Je sentais bien qu’il recherchait mon contact et que, m’avoir en face était trop dur pour lui. Donc il m’aimait vraiment et j’avais très peur qu’il me fuie désormais. C’était d’ailleurs ce qu’il était en train de faire. J’espèrais qu’il n’allait pas sauter bobonne histoire de se soulager pour pouvoir mieux m’affronter !

Quotidiennement, j’angoissais à l’idée qu’il allait encore annuler notre rendez vous. Et bien, Oh surprise, il vint me retrouver au bout de quelques jours.

Je suis montée dans sa voiture et nous nous sommes dit bonjour. Il s’approcha pour m’embrasser et, nos visages si près l’un de l’autre, nous marquâmes un temps de pause d’une fraction de seconde, les yeux dans les yeux, avant de joindre nos lèvres. J’avais fortement appuyé mon baiser pour bien lui faire comprendre combien je l’aimais. Les larmes lui sont montées aux yeux…je l’ai vu pleurer et pourtant il tentait de contenir son désarroi mais je le connaissais bien maintenant et ses yeux mouillés m’impressionnaient. Vous savez ce que ça fait de voir son homme pleurer pour soi ? Par amour ? Parce qu’il vous aime si fort qu’il souffre  et que toute la fierté du monde ne peut cacher sa peine ? Et bien, ça fait chaud au cœur, ça vous remue la p’tite cuillère comme on dit ! Ca renforce les sentiments.

Lorsqu’il m’a demandé comment j’allais, je lui ai répondu « mal, très mal. Je crois que j’ai fait une connerie. Je regrette. Et toi, comment vas tu ?«  «Si tu veux vraiment çà, je m’incline (il ne pouvait pas prononcer le mot « séparation »…c’était trop difficile). Je ne lui ai pas laissé le temps de finir sa phrase « non, je ne veux pas çà. Je voudrais que l’on se donne une nouvelle chance ». Il ne répondit pas à ce souhait. « Je comprends très bien que tu souffres trop. Tu es seule mais je ne changerais pas, je suis comme çà depuis toujours » « ton attitude me fait beaucoup moins souffrir que la séparation. J’accepte tes défauts. Je pense qu’il fallait en arriver là pour avancer ensemble. Quand on a une épine dans le pied, il faut l’enlever sinon c’est la gangrène ». Il acquiesça mais ne répondit toujours pas à ma question.

Nous arrivâmes au restaurant, chez la ch’ti qui, contente de nous voir, nous bisa. Je n’avais pas remarqué mais le hasard a voulu que notre table nous attendait….avec un seul couvert ! C’est Fr…… qui s’en rendit compte et cela nous fit un effet terrible. La ch’ti nous proposa la table d’à côté…avec 4 couverts !

A peine installés, Je reposais à Fr….. ma question « Es tu d’accord pour que nous recommencions tous les 2 ? » « OUI ». Quelle joie à cet instant ! Le repas fut très fort en émotions. Nous nous tenions la main ou plus exactement nos 4 mains étaient enchevêtrées. Le bonheur revenait petit à petit mais nous étions tous les deux trop marqués par cette semaine de souffrance et nos visages étaient ternes. Je le regardais bien en face « ça se fête des retrouvailles ! » « Qu’est ce que tu proposes ? » « Casse croute ! ». Nous nous mîmes d’accord pour 15h30 dans notre antre car nous n’avions pas le temps de passer prendre le café à la maison.

Retour au boulot à 14h. Nous nous garâmes sur le parking de la Snecma car depuis peu, Hispano avait acheté les murs et une grille séparait les deux sites. Seul un passage piétons restait encore libre. Nous mîmes au point notre nouvelle tactique pour franchir ce barrage pour l’avenir et c’est hésitante que je le suivis sur ce parking où je voyais bien qu’il s’inquiètait d’être vus ensemble. Avant, on nous voyait beaucoup chez Hispano mais maintenant…c’était son univers de travail et il y était connu comme le loup blanc ! Je lui demandais si cela lui posait un problème. Il me répondit que non. Certaines personnes le saluèrent. Nous partîmes travailler promettant nos retrouvailles en bas étage, bien au frais.

J’étais heureuse et soulagée mais épuisée par toutes ces épreuves. Il était lui aussi sur les rotules et m’en fit part. Il arriva avec une demi heure de retard au rendez vous mais çà…je commençais à être rodée. Cependant je m’inquiètais car il devait récupérer ses enfants à la sortie de l’école et je me disais que nous n’aurions le temps de rien. Comme un fait exprès, il y avait beaucoup de monde en train de travailler, juste autour de notre local ! J’arrivais à y entrer sans être vue. Quand mon amour ouvrit la porte, il ne savait comment s’y prendre. L’électricien le vit entrer dans ce lieu béni et il s’en faisait une salade ! je le convainquais que nous ne craignions rien, non sans efforts et il  joua le jeu. « Cela met un peu de piment ! «  Lui dis je en riant. « Elle est folle ! ». Puis nous passâmes aux choses sérieuses. Il me prit dans ses bras. Nous échangeâmes de longs regards pleins de promesses et d’amour. Nous nous embrassâmes dans un baiser langoureux puis…..carré blanc….je vous laisse imaginer nos ébats si intenses.

Nous bûmes une mousse avant de repartir, chacun son tour pour cette fois car nous étions vraiment cernés d’ouvriers. Il y en avait partout ! Devant, à droite, à gauche, et en plus il y avait leur chef que nous connaissions bien tous les deux. Je ne savais pas s’ils l’avaient vu sortir. J’attendis une dizaine de minutes et sortis à mon tour. Un des ouvriers me vit mais je ne pris pas le temps de regarder lequel. J’espèrais qu’il se tairait. Avant cette échappée belle, nous nous promîmes de ne plus jamais nous faire de mal car nous nous aimions trop pour cela.


......237ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie..............
par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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Samedi 26 juillet 2008

La ribote est l'excès de table et de vin dans la bonne humeur.
th_vaatwas_vermijden.jpg
"Dehors le froid, la faim, l'homme en ribote : C'est bon. Encore une heure ; après les mots sans noms !"
Arthur Rimbaud " Les pauvres à l'église"

Arthur Rimbaud.jpg

Adjectif ribaud, ribaude qui désignait un vagabond, un débauché.

De cet adjectif est venu le nom ribote : bouffe l'emportant sur le stupre.


Source : http://www.evene.fr/livres/livre/bernard-pivot-100-mots-a-sauver-24303.php
par Arielle publié dans : Les mots oubliés de Bernard Pivot
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Vendredi 25 juillet 2008

traces.jpg

J’ai trop longtemps marché

Sur ces chemins de pierres,

Ne pouvant espérer

De mes nuits solitaires,

Que les parfums sucrés

D’un amour suicidaire.

 

Or mes pas ont laissé

Sur ces sentiers de terre,

Les traces d’un passé

Que les vents ont fait taire.

 

J’ai posé ce bagage

Et regardé derrière,

Comme le ferait un sage

Observant les chimères,

Pour ne voir de cet âge

Que tempête et poussière.

 

Le cœur plein de courage,

J’ai mis mon âme à terre,

Embrassant le rivage

 D’un océan désert.

 

Peu m’importe où me guident mes pas,

Ils suivent le chemin menant à mon destin.

 

Dabat.D.1996

par Arielle publié dans : Un poète nommé Dabat
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Jeudi 24 juillet 2008

fuite.jpg Bloqué, figé, Môsieur ne bougeait plus ! Silence radio http://www.grisy.net/article-21411493.html

Disparu, mourru, perdu ?

J’ai une sainte horreur de faire du surplace, alors j’ai provoqué la suite. Je lui ai écrit une lettre que je comptais lui envoyer par lotus le lendemain matin au travail :

« Nous sommes Dimanche et tu gardes le silence. C’est bien normal puisque je t’ai envoyé bouler. Alors j’espère que tu voudras bien lire ces quelques lignes jusqu’au bout car je n’ai pas fini ma phrase…évidemment ! Je t ‘ai raccroché au nez.

A la saint Isabelle, tu t’es fait la belle et c’est la fin de notre amour. Quel gâchis !

Maintenant je n’ai plus rien à perdre alors je me lance…j’ose te dévoiler exactement ce qu’il y a dans ma tête et dans mon cœur car je pense que l’on ne peut pas se quitter sans y voir clair.

Tu as le droit de me juger, de me trouver stupide ou cul cul : je m’en fiche, je n’ai pas de fierté mais saches tout simplement que je mets tout à plat, sans tricherie, parce que c’était notre accord du début.

Notre seul et unique obstacle  est toujours le même : tu n’as aucune parole. Tu dis «  je viens » et tu ne viens pas. Tu dis « je t’appelle » et tu n’appelles pas. Je ne peux jamais compter sur toi et à chaque fois je me sens insultée par tant d’indifférence.

Nous en avons parlé et reparlé et j’avais été claire. Il y avait 3 solutions :

-          je te quitte (je mettrais des années à m ‘en remettre mais au moins je n’attendrais plus rien de toi)

-          je te trompe (comme çà,  tes imbécilités me feront moins mal)

-          tu fais un effort (cela ne peut que me rendre heureuse)

Nous avons décidé que tu ferais un effort et que j’essaierais d’être moins sensible. Nous l’avons fait mais tes efforts n’ont pas duré longtemps et  la seule récompense aux miens a été cette baffe magistrale que tu m’as infligée ces 2 nuits des 22 et 23 février. Je ne peux décidément pas continuer de cette manière…je souffre trop.

Il ne reste donc que 2 solutions.

Je n’ai pas envie de te tromper car ce serait doubler ma galère et j’ai passé l’âge de me prendre la tête pour les autres. Plus on vieillit et moins on ne supporte la souffrance. Tu ne peux pas comprendre cela : il faut avoir passé la quarantaine mais peut être que ta mère saura te l’expliquer. Je t’ai dit et redit aussi que je n’avais plus de temps à perdre. Si mes 47 ans ne se voient pas trop, ils sont bien là et crois moi, certaines choses ne peuvent définitivement plus passer.

Il reste donc 1 solution : je te quitte puisque tu n’es pas prêt à régler ce problème.

Si tu as une meilleure idée : je t’écoute.

Lorsque nous nous sommes rencontrés, je n’avais pour intention  que de passer de bons moments avec toi, sans me préoccuper du lendemain. Tu m’as rendue heureuse, très heureuse et lorsque tu m’as dit que tu étais retourné avec ta femme, j’ai accepté la situation car j’avais l’habitude des hommes mariés et cela ne me faisait pas peur. Seulement voilà : c’était sans compter sur l’amour ! Ce genre de situation ne peut pas se passer bien éternellement lorsque l’amour s’installe. Ca aussi, je te l’avais dit et redit : je t’aime comme jamais je n’ai aimé et je ne m’y attendais pas. J’ai vraiment eu l’impression que tu étais l’homme de ma vie….celui dont on rêve….celui qu’on attend depuis toujours et j’étais comblée de bonheur.

J’ai essayé de gérer mes sentiments au mieux, sachant très bien que la maîtresse est par définition celle qu’on a le droit de cocufier, celle à qui on demande tout sans complexe, la roue de secours qu’on sort en cas de besoin. Mais je ne voulais pas te perturber, je voulais te voir heureux alors je ravalais mes états d’âme en silence. J’étais tout simplement heureuse près de toi et n’en demandais pas plus. J’ai hélas souvent craqué et n’ai pas toujours été agréable avec toi. Je te demande pardon.

Tout aurait pu aller très bien et pouvait durer longtemps comme çà si tu ne m’avais pas posé autant de lapins. Je ne demandais pas grand chose : seulement d’être correct avec moi mais là, tu y es allé un peu trop fort ! C’est  la seule et unique raison à cette dégradation.

Je ne t’en veux pas.

Je comprends que tu as une famille et que tu veuilles sauver ton couple à tous prix….moi, ce que je cherche, c’est le bonheur à tous prix et s’il faut te quitter pour cela………alea jacta est !

Tu me dis que c’est pour les enfants. Je ne suis pas tout à fait convaincue. Tu aimes tes enfants, cela ne fait aucun doute mais je pense que tu aimes ta femme aussi, bien que tu me dises qu’il n’y a plus que de la compassion. Le divorce te fait peur pour l’argent et pour le qu’en dira t’on par rapport à la belle famille. Tu sais bien que tu verras toujours tes enfants, les lois ont évolué et tes enfants t’aiment. La grande est maintenant en âge de comprendre à condition d’être honnête avec elle. Et comme tous les mecs, tu n’oses pas faire ce pas de peur de retomber dans un échec et parce qu’il faudrait tout recommencer à zéro. Tu crois que les enfants apprécient vos disputes ? Mais çà : ce n’est pas mon problème. Tu es assez grand pour décider de ta vie et je ne me donne aucun droit là dessus. Raison de plus pour que je m’en aille, au moins tu ne me reprocheras pas de t’avoir influencé.

A quoi mène notre relation ? Je ne peux pas faire de projets avec toi puisque tu as choisi de rester avec ta femme. Il est très difficile de vivre un amour lorsqu’on sait qu’il n’y aura pas d’évolution. Je ne peux pas continuer à vivre sans espoir, à passer mes soirées, mes week end et mes vacances en ermite. Il n’y a rien de plus terrible que d’être seule avec quelqu’un ! Que de voir qu’il fait beau et d’être condamnée à se faire plaisir en solitaire ! Que de se coucher dans un grand lit vide et glacial alors qu’on a un homme dans sa vie.

Si tu avais voulu de moi, j’aurais été d’accord pour vivre avec toi malgré tes défauts dont j’ai bien conscience. L’expérience, l’âge sont deux atouts majeurs pour  savoir faire les concessions nécessaires et apporter la paix dans un ménage. Je suis prête à çà : je me suis pris assez de baffes pour connaître la valeur d’une vie à deux et ce qu’il faut faire pour avancer en toute harmonie…..mais pour comprendre çà, il faut encore avoir passé la quarantaine. A vingt ans, on fait des concessions par amour et ça dure le temps d’une rose…à quarante ans, on en fait par qualité de vie et on ne veut rien gâcher. J’étais prête à te suivre sans poser de questions, à t’épauler, à t’encourager dans tes projets. J’ai toujours vécu seule et respecte trop la liberté pour ne pas gêner celle des autres. Un couple, c’est d’abord garder son identité et sa personnalité puis avancer ensemble dans la même direction. En fait, si je ne supporte pas les coups de fil que tu ne me donnes pas et les rendez vous aux abonnés absents, c’est parce que je ne suis jamais sûre de te revoir le lendemain. Un coup de fil : ça rassure et ça évite bien des malentendus. Si je savais que tu rentres à la maison tous les soirs (peu importe l’heure ni dans quel état, etc (çà : je m’en contre fiche, ce qui compte c’est que je te voie souvent), je ne m’inquièterais pas et la vie serait belle. Alors que demande le peuple ? Il ne faut pas grand chose parfois pour être heureux.

Je pense t’avoir dit le principal. Je suis très malheureuse d’avoir ce choix à faire mais j’assume. Il est quasiment inhumain de renoncer à l’homme qu’on aime. Je n’ai jamais rompu par amour ! Je vais avoir beaucoup de mal à me passer de toutes ces bons moments que nous avons vécus ensemble.

-          plus de casse croûte

-          plus de leffe, plus de Mado, plus de mousse

-          plus de Merlimont

-          plus de resto, plus de St Valentin

-          plus d’halloween, plus de danse, plus de délires

-          plus de retour au boulot à l’heure où les autres rentrent chez eux

-          plus de joies dans ma maison, plus de barbecue

-          plus ton sourire que j’aime tant !

……mais plus de souffrance à attendre un mec qui n’a rien à me proposer.

 

Maintenant je vais construire ma vie car il est temps.

Sur quelles bases ? La joie de vivre et l’humour.

Mon but ?

-          une maison à la mer avec un rocher

-          un homme qui m’aime sans tricherie pour ce que je suis et non pas en tant que roue de secours

-          beaucoup de fêtes et beaucoup de voyages

-          savoir mes enfants heureux et les aider du mieux que je peux

En bref : m’éclater avant qu’il ne soit trop tard.

Si le destin voulait un jour que tu reviennes vers moi et que tu sois libre….je dirais oui sans hésiter car un amour comme le nôtre ne peut pas mourir et il suffira d’une étincelle pour qu’il dure toujours.

Mais là, je rêve encore ! !

 

Voilà : je n’ai pas triché………arielle « 

 

J’arrivais donc au boulot et rien…toujours pas de nouvelles. Je voulais lui envoyer ma lettre mais lotus était en panne. Tout semblait être fait pour que je ne la lui donne pas, alors je provoquais encore. Je me déplaçais pour porter quelques clefs et régler quelques détails au patio et je repérais où Fr….. était garé. Je savais que souvent le midi, il allait manger avec ses enfants. En général, il partait vers 11h30 alors je me débrouillais pour être sur sa route à cette heure là………mine de rien. Evidemment, ce jour là, il semblait ne pas partir ou bien partir plus tard. Je me dis que tout concourait à nouveau pour que je ne lui donne pas cette lettre et pourtant j’étais convaincue qu’elle était très importante pour l’avenir. Je m’en remis donc à la destinée, flânais encore un peu et décidais de retourner à ma place. Mon portable sonna…c’était lui ! Il était juste en face de moi et je ne l’avais pas vu. Il voyait que j’allais mal et je voyais qu’il avait lui aussi une sale tronche. Il me proposa que l’on se voie le soir. Je répondis « oui, il faut que l’on discute ». Nous convînmes d’un horaire. Juste avant de partir, je lui remis la lettre : « Si ça peut t’aider à réfléchir, je t’ai écrit ». Il fut stupéfait de constater qu’il y en avait deux pages. Je crois qu’il n’avait pas conscience de l’ampleur du dégât. Je m’en allais après que nous ayions échangé un regard baignant de tristesse. 17h : il m’appelle « j’ai une urgence : une canalisation qui a pété et je pense que le temps de réparer tu seras déjà partie. On se verra demain matin si tu veux » « attends…on ne va pas régler nos problèmes à la machine à café, devant tout le monde ! C’est ça que tu veux ? ». Je constatais à nouveau qu’il ne prenait pas la situation au plus sérieux mais je voyais bien qu’il était peiné. « Bon, je t’appelle demain matin » « ok ».

Je ne savais donc toujours pas quelle allait être sa réaction. Je crois qu’il se disait que, comme à chaque fois, j’allais pardonner. J’en crêvais d’envie de pardonner et de repartir joyeuse mais si je faisais cela, il recommencerait et nous n’avancerions jamais dans notre histoire. Il fallait que je tienne bon, qu’il comprenne que notre histoire c’était du béton, qu’il soit sûr de tenir à moi. Et s’il acceptait la rupture, alors tant pis ! Dans ce cas, je n’aurais rien perdu d’autre qu’une aventure sans lendemain et cela me servirait de leçon pour ne plus me faire piéger au jeu de l’amour. J’espérais qu’il tenait suffisamment à moi pour ne pas vouloir que je le quitte. J’allais savoir çà le lendemain.

Aujourd’hui c’était le lendemain encore une fois et je souffrais le martyr. Je n’avais pas vu Fr….., il avait trop de travail. Je le soupçonnais de faire exprès pour me dominer ou bien de fuir notre entrevue car il souffrait lui aussi beaucoup trop. Il me rappela à nouveau pour remettre cela au lendemain. Je n’en pouvais plus ! il fallait que je le voie, que je sache ce qu’il pensait. Comme il reportait encore le rendez vous, je lui demandais s’il ne voulait pas que l’on parle de notre problème « si, si, bien sûr que si, on va en parler. Ne t’inquiètes pas, je te comprends ». Ces mots me firent très peur. En une seconde je compris que tout était fichu, que s’il me comprenait, il était prêt à accepter la séparation pour que je ne souffre pas. Et j’ai fondu en larmes ! Je ne voulais pas le quitter, je voulais simplement qu’il s’occupe mieux de moi et désormais, j’avais le sentiment d’avoir fait une belle bêtise. Le quitter me paraissait invraisemblable ! Je souffrais mille fois plus que pour ces lapins qu’il me posait. Je ne concevais pas l’avenir sans lui.

J’angoissais et j’étais torturée au plus profond de mes entrailles.

Je n’étais plus sûre du tout qu’il accepterait de me reprendre et s’il acceptait, il continuerait à me poser des lapins ! Que faire ? Comment réagir ? Je ne me sentais pas assez forte pour le quitter et pourtant c’était bien moi qui l’avais décidé ! Et si maintenant c’était lui qui ne veuille plus de moi ? Je l’aurais bien mérité à vouloir le dompter mais quand même, je ne pouvais pas laisser passer ce qu’il m’avait fait ! J’étais prise dans un tourbillon machiavélique. C’était un vrai cauchemar.

......236ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie..............

par Arielle publié dans : Biographie "Passionnément"
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