Dimanche 16 décembre 2007
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14:30
Cela fait à peine vingt quatre heures que nous avons emménagé. Nous profitons grandement des caresses du soleil, à califourchon sur le rebord de la fenêtre basse, quand un jeune
homme nous adresse la parole. « Bonjour, je suis votre voisin du dessus » « Ah ! Enchantées. Entrez, je vous prie ».
Nous ne poussons pas le vice jusqu’à lui faire enjamber la fenêtre ! La porte d’entrée est grande ouverte, il n’y a pas
de cambrioleurs dans cette petite bourgade.
Ah ben là……il était plutôt mal tombé, vu notre riche passé. Nous l’avons laissé s’enorgueillir puis nous l’avons simplement
cassé avec deux trois mots percutants, lui rappelant que la femme n’est pas l’esclave de l’homme mais plutôt son avenir http://www.paroles.net/chanson/14949.1 , selon Aragon. Il est reparti dans son étage, les oreilles basses pour ne pas parler
du reste.
Ca commençait bien ! Ce petit trou du c….. voulait déjà faire la loi.
Fr…. ne venait que lorsqu’il le pouvait et cet idiot de voisin pensait qu’il pourrait nous dominer. I… et moi étions amusées
par cette attitude ridicule et attendions impatiemment qu’il fasse la connaissance de Fr..
Notre relation allait grandissant et nous commencions à goûter les jeux de l’amour.
Un midi, nous sommes allés au restaurant avec des collègues de travail.
J’étais assise en face de lui et j’adorais çà. Toutes les occasions étaient bonnes pour lancer des sous entendus. Il m’a fait partager son dessert et lançait des gros yeux lorsque Gil se
frottait un peu trop à moi. Il ne se génait pas non plus pour jouer avec ma patience, mettant son bras sur le dossier de Pat. Alors j’ai moi aussi fait les gros yeux. Je sais que Charlie a
compris notre amourette. Il y a des regards qui ne trompent pas et Charlie l’a vu. Très discret il m’a simplement souri d’un œil complice…juste une ride de connivence pour me dire « je ne te
trahirais pas ». Sacré Charlie ! Décidément il était là à chaque fois que j’aimais un de ses potes (JC en faisait partie et Fr aussi).
Dans l’attente de revoir Fr, mes pensées étaient perturbées car je cherchais dans ma tête tous les moyens de faire justice
sur l’affaire de Jacquouille. Oh ! j’avais bien imaginé de me venger moi-même, en mettant le feu à sa maison, par exemple……on brûle bien les sorcières pour purifier l’atmosphère…….mais I….
était bien plus raisonnable que moi et me prouva que le jeu n’en valait pas la chandelle. Il eût été dommgeable que je me retrouve inculpée pour ce mec. Ce ne sont pas les idées qui me
manquaient ! J’aurais aimé m’appeler Charles Bronson et faire le justicier http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=justiciernewyork mais bon……je ne suis qu’une faible femme par rapport à
un système de société qui ne favorise pas forcément le juste. ET puis, vint l’émission de Julien Courbet « Sans aucun doute » http://lachaine.tf1.fr/lachaine/magazines/0,,3391562-VFlQRV9JTkZPIDE=,00-sans-aucun-doute-.html . Voilà une émission qu’elle était pour moi !
Julien, le sauveur des arnaqués. Je pris ma plus belle plume, persuadée que j’allais enfin pouvoir faire le deuil de Jacquouille. La suite, vous la connaissez, je vous l’ai déjà racontée
là : http://www.grisy.net/article-12804580.html .
J’avais osé croire que cette émission avait un but humanitaire. J’avais hélas confondu humanitaire avec lucratif.
Bon. Tant pis. J’ai renoncé à jouer les justiciers.
J’avais aussi mes meubles rouges à récupérer chez E…. C’est pareil. J’ai renoncé à me battre. Je lui ai donné ses 2000 frs et
ai pu embarquer mon living laqué. E…. pensa que nous pouvions reprendre la relation comme si de rien n’était, maintenant qu’elle avait gagné. N’étant pas rancunière pour deux ronds, je lui ai
laissé cette nouvelle chance, sachant très bien qu’elle avait gagné matériellement mais pas spirituellement. La valeur des meubles est une goutte d’eau par rapport à la valeur des sentiments. Le
vainqueur n’était pas obligatoirement celui qu’on pensait !
Elle approchait de la cinquantaine et ne voulais plus me faire des nœuds au cerveau, alors j’usais et j’abusais de pardons en
tous genres.
J’étais arrivée là par une belle journée, dénuée de tout bagage et la tête si chargée : mon passé, mes douleurs, mes projets.
Par un coup de séduction due à la grace de Dieu, je logeais désormais dans cette location…au vert, envers et contre tout.
J’avais l’impression que je n’avais pas vu Fr… depuis une éternité ! Il me manquait, j’avais besoin de réconfort. J’étais là à
me remémorer nos caresses et embrassades. Je le revoyais assis dans mon fauteuil rouge où il me narrait ses débuts dans la vie.
Parisien, né dans le quatorzième……à un arrondissement près, il aurait pu naître chinois, vue la populace de ce quartier aujourd’hui,
il est issu de père allemand et de mère bien française, de l’oise. Et pourtant, elle ne ressemble pas à un oisillon ! Elle est grande et forte.
Ses relations avec la grand-mère maternelle, furent faussées dès le départ car, ses parents s’étant connus pendant la guerre, elle
considérait que Fr.. était un rejeton de sale bosch et elle lui voua de la haine, jusqu’à sa mort récente.
Il fut gravement malade dès son plus jeune âge et le médecin conseilla à ses parents de l’emmener prendre de l’iode plein les
narines.
Ils partirent dans le pas de calais, faire du camping sauvage. L’environnement leur était propice et ils furent bien acceptés par les
Ch’ti. Ils se plaisaient tant là bas qu’ils décidèrent d’acheter un terrain et construire eux-mêmes leur maison, qui est aujourd’hui, une belle demeure où il fait bon vivre.
je l’aimais déjà (pas le fauteuil ! ! : faut suivre !) C’est comme si ce fauteuil était à lui : c’était sa
place. Je me remémorais également tout ce qu’il m’avait dit : après analyse, je pense qu’il m’aimait beaucoup plus que ce qu’il laissait paraître. Il faisait tout pour que je n’aie aucun
espoir mais je savais qu’il était malheureux. Il avait beau dire que la situation avec sa femme (encore une S…. ! Décidément ce prénom me poursuit ! !) s’améliorait, je le trouvais
de plus en plus triste. Il s’était déjà renseigné sur la procédure de divorce et quand je lui demandais s’il allait retourner avec elle, il disait que si c’était pour que ça aille bien trois
jours, cela ne valait pas le coup.
Il aimait mes yeux : J’aimais qu’il aime mes yeux. En partant, il me disait de ne pas m’inquiéter…que fallait il
interpréter ? Je laissais faire le temps….
......172ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.................
Demeure agréable, voisin remis à sa place, et le fauteuil de l'amoureux,... tout pourrait être pour le mieux dans le meilleur des mondes, si Fr avait eu une vie plus longue, je pense que c'est là que le bât blesse hélas ! A bientôt, bisous
BONJOUR ARIELLE
LE DEBUT D'UNE ROMANCE ??? VA SAVOIR !
JE SERAI MOINS DISPO PENDANT QUELQUES JOURS RECEVANT MA FAMILLE, MAIS FERAI EN SORTE DE FAIRE UNE VISITE DE TEMPS EN TEMPS .
BON WEEK-END DE NOEL, QUE LE SOLEIL SOIT DANS NOS CŒURS.
BISOUS, STELLA