Dimanche 5 avril 2009
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Le soleil illuminait une vaste clairière engoncée dans les sapins et où la blancheur des mobil home
dominait http://www.grisy.net/article-29635544.html . Juste à l’entrée, non loin du vieux lavoir caché dans les bois et à la croisée des
chemins, se situe le mobil du gardien. Nous n’osions pas sonner de suite mais préférions visiter le terrain. C’était tellement nouveau pour nous mis à part notre escale furtive au terrain de
camping de Maisons Lafitte http://www.grisy.net/135-categorie-736764.html lorsque je m’étais disputée avec
ma sœur E….. qui nous hébergeait ! Cette fois ci, le contexte était différent. C’était notre choix, notre quête de qualité de vie au sein de la nature, notre hâvre de paix.
Quarante familles vivent là, à l’année. Etant plutôt citadine,
j’avais braqué les talons aiguilles et je me tordais les chevilles. Ma fille, bercée par sa jeunesse, était en baskets et me chariait un peu beaucoup. Nous arrivâmes devant un chalet, clinquant
et coquet. C’est l’accueil. Tout était fermé sauf l’œil vif du deuxième gardien qui loge juste en face, encore à la croisée de chemins. « Vous cherchez quelque chose ? » « On
nous a dit qu’il y a des mobils à louer » « la propriétaire n’est pas là durant la semaine. Il faut revenir samedi » « Ah ! ok. Merci ». Ici, les affaires se font le
week end, présage que la vie doit y être basée sur le loisir.
Dans ce terrain de camping, il y a l’avenue des champs elysées, là où
vivent les plus fortunés, mais il y a aussi chicago tout là haut, dans le fin fond, près d’un autre bois. C’est immense. Au centre se trouve le terrain de boules. Les chiens sont admis, pas les
enfants en bas âge ! Cela m’avait choquée à prime abord mais j’ai eu l’explication quelques mois plus tard. Ne payant pas d’impôts locaux, les occupants du camping ne peuvent pas inscrire
leurs enfants à l’école du village. Par contre, les propriétaires de mobil ne venant qu’occasionnellement, en week end ou en vacances par exemple, peuvent tout à fait emmener les petits avec eux.
No problemo pour nous, ma fille était majeure et vaccinée.
DE retour à Bessancourt, je reçus un coup de fil de Fr…… Vous
savez ? l’homme qui tombe toujours à pic ! Je ne l’avais pas sonné cette fois ci mais il sentait, il reniflait qu’il se passait quelque chose de pas catholique. Je ne lui ai pas parlé
de notre intention de déménager, cela ne le regardait plus.
Sa mère allait mieux mais il restait près d’elle et donc, ne faisait
pas les démarches de pub nécessaires pour attirer la clientèle vers son entreprise. Je pensais qu’il allait tout droit au clasch !
I… et moi, comptions les jours qui nous entraîneraient jusqu’au
samedi. C’est long vingt quatre heures lorsqu’on a un but à atteindre !
Sabbat http://www.mediadico.com/dictionnaire/definition/sabbat/1 arriva enfin.
Nous rencontrâmes la propriétaire du terrain. Une femme charmante,
veuve et bien bavarde ! « J’ai un mobil qui se libèrera dans un mois ». Elle nous fait visiter. Le mobil est propre mais un peu petit. Cependant la parcelle est agréable. I…. et
moi, étions sous le charme de cette nouvelle aventure. « D’accord. Vous nous contactez ? » « Oui, Madame ». La propriétaire à juste jeté un coup d’œil rapide sur ma fiche
de paie « OK. J’ai vu ». Aucune question. On ne vous demande pas le pourquoi ni le comment d’une telle décision. Ici, le respect de la vie privée est primordial.
Un mois ! Vous vous rendez compte ? encore un mois à
trépigner dans nos basques. Bon tant pis, on va retourner faire boulot/dodo en attendant de pouvoir bêcher, jardiner, humer et se faire dorer la pillule.
Nous commencions à récupérer des cartons, à faire du tri dans la
maison.
Trois jours après notre rencontre au cœur du vexin, la propriétaire
me téléphona « J’ai un mobil qui se libère demain. Ce n’est pas celui que je vous ai montré mais si ça vous intéresse ? ». Je ne fis ni une ni deux et enfourchais ma petite auto
illico. I… était à son travail. Je ne la prévins pas et je décampais à toute allure, non sans faire un clin d’œil malicieux à mes boutures. Les cheveux au vent, l’avant bras posé nonchalament sur
le rebord de la fenêtre, je roulais, ivre d’espoir. Arrivée sur le pont d’Auvers ou l’oise fait tanguer quelques péniches, le doute me prit. Et si elle me proposait un mobil à Chicago ? Oh
la la…..
.......... 291 ème épisode
............. à suivre .......... dans la catégorie "biographie"