Mardi 28 avril 2009
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A défaut de fleurs, poussaient dans mon jardin, des cartons, des cartons et des cartons http://www.grisy.net/article-30483880.html . Les
déménageurs avaient bien bossé et nous improvisâmes une table basse où la bière coula à flots puis ils rentrèrent au dépôt et Fr… ne dépota pas et restait là, figé, enraciné. Ma fille I… parti
rejoindre son copain.
Fr…. m’aida à mettre un peu d’ordre dans cette jungle que j’aimais
déjà puis je le priais de me laisser m’organiser. « Ok. Si tu veux, je reviens te donner un coup de main demain, on mangera au soleil » « C’est comme tu le
sens ».
Le soir, je profitais amplement du paysage. Etant en hauteur, mon
terrain surplombe la vallée du vexin où le soleil se couche tout en douceur, caressant les cîmes des sapins. J’étais détendue, tranquille, paisible et je savourais ces instants où la solitude est
bonne compagne.
Il arriva, les bras chargés de nourriture. J’avais sorti la table de
camping que nous installâmes entre deux creux, bien stabilisée, afin de boucher notre petit creux à nous. Hum ! Fr…. savait ce que j’aimais et il avait mis l’accent aigu pour mieux me
charmer. Le soleil donnait aux poivrons des couleurs chantantes, mes papilles étaient en alerte, nous passâmes à table. Le repas s’éternisa, je faisais des plans sur la comète « Là je vais
planter mon rosier, là je vais faire une terrasse avec des plantes méridionales, dans le coin là bas je vais mettre un figuier, j’adore les figuiers ! j’y passais des heures assise
entre deux branches lorsque j’allais chez ma grand mère à Castelnaudary »
Chaurienne
Rue des champs,
Tout là haut,
Près du château d’eau,
J’entend siffler le train par grand vent.
Dans la douceur
De ma tartine miélée,
J’admire la danse des blés,
Carressés par un soleil charmeur.
Les draps sur l’étendoir
Se donnent à l’autan
Avec grace, chuchotant
Face à la montagne noire.
L’echo descend dans la vallée,
Face au canal du midi.
Le vieux moulin tourne et rie,
Tandis que la tramontane se fait espérer.
Elle chassera l’humidité,
Fera remonter jusqu’à nos narines
La suave et divine
Odeur du cassoulet.
Nous étions bien repus. Alors, pour digérer,
j’invitais Fr…. à planter mon forsythia http://www.grisy.net/article-30294778.html qui m’avait suivi depuis Bessancourt, tandis que je m’occupais du rosier. La journée
passa à une vitesse affolante. Nous fîmes une petite balade aux alentours, près du lavoir en contrebas et Fr…. rentra dans ses pénates, me donnant rendez vous pour le lendemain car il fallait
maintenant que je nettoie la maison de Bessancourt avant de rendre les clefs et puis il restait la vitrine d ’ I…. que nous n’avions pas pu rentrer dans le camion.
Je m’endormis, des oiseaux plein la tête, mes rêves étaient si
beaux ! On dort bien à la campagne, on n’entend que le silence de la nuit et le crépitement des étoiles formant une voûte céleste dont je me délecte de jour en jour. La lune veille sur
moi.
J’avais mis le réveil de bonne heure pour me transformer en
« Conchita » le lendemain. Bessancourt était triste avec ses murs à nu. Seul le balai m’attendait. Je me mis à la tâche avec ardeur mais sans conviction. En fin de matinée, j’avais tout
lustré, du sol au plafond et j’attendais que le sieur Fr…. débarque avec son joly jumper pour y caser la dite vitrine, trop lourde pour mes petits biscottos.
Midi : pas plus de Fr… que de beurre en branche. Je l’appelle et
tombe sur le répondeur. Je cherche au fond de ma cervelle le moyen de me passer de ses services, je tente de soulever la vitrine, je n’y arrive pas.
Le temps passe et je crois bien que ce midi là, je vais me bouffer un
lapin.
.......... 295 ème épisode
............. à suivre .......... dans la catégorie "biographie"