Samedi 14 novembre 2009
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Me voici donc rentrée http://www.grisy.net/article-missions-dangereuses--39014635.html
dans mon petit paradis du vexin http://www.grisy.net/article-30989789.html . Ma fille I… nous avait fièrement promenés dans son « Wrangler », une jeep toute noire et lustrée, acquise en leasing avec son gendarme. Il avait des goûts de luxe
et avait convaincu ma fille de vendre sa clio, achetée à la sueur de son front. Il avait aussi changé d’assurance et, bien sûr, tout était à son nom à lui. Mais I… avait eu le privilège de
choisir elle même le type du véhicule et jouait les « borsalino »
http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&q=borsalino&um=1&ie=UTF-8&ei=N4z-Sq-hKJGOjAetxZSHCw&sa=X&oi=video_result_group&ct=title&resnum=10&ved=0CD0QqwQwCQ#
, derrière des vitres fumées. Il ne lui manquait plus que le cigare et le chapeau ! C’était la classe et sa vie de couple lui plaisait beaucoup. En mettant les
pieds à la gendarmerie, elle avait gravi un échelon social mais tout n’était que frime. Le gendarme respectable se prenait pour le caïd de ses dames.
A grisy, je retrouvais avec joie A… et J…. , mes voisins et amis http://www.grisy.net/article-36279663.html . J… était à nouveau en phase de perdre son emploi, comme je l’avais
présumé. Elle feignait la colère et l’injustice et avait même monté ses collègues contre son chefaillon, histoire de justifier qu’elle tenait à son boulot mais je savais que cette fois ci,
c’était bien prémédité. Elle maintenait le cap sur son objectif : ne plus travailler et profiter des assedic. Elle jouait la comédie à fond et vint mettre à jour son curriculum vitae sur mon
ordinateur. Lorsqu’un jour, je fis la réflexion devant sa belle mère « de toutes manières, tu ne trouveras pas de job », elle s’offusqua mais ne rétorqua point, sachant que j’avais
compris son petit manège. Elle tomba très vite enceinte pour la senconde fois et abandonna sa soi disant recherche de travail.
Cette fois ci, le bébé resta bien accroché et J…. décida son mari à changer de crèmerie. Elle ne
voulait plus vivre en mobil home, afin d’assurer à son enfant un avenir confortable. Elle avait mille fois raisons et atteignait ainsi son but : elle serait femme au foyer, élèverait son
enfant dans la sécurité et le confort. La cause était défendable et ma foi, empreinte de dignité, mais A… dut travailler d’arrache pieds pour assumer tous les frais de cette vie de
rêve.
Ils trouvèrent un pavillon en location dans l’eure, avec un grand jardin au sein d’un domaine
fait de vieilles pierres et de pelouses joliment entretenues. Ils avaient pour voisin, un collègue de travail de A… et c’était la fête chaque soir. Tous leurs amis et toute leur famille voulaient
leur rendre visite dans leur nouvelle demeure et il me fallu prendre rendez vous, pour moi aussi, les féliciter de cette évolution.
J’ai attendu deux mois avant de pouvoir passer un week end chez eux. Ils n’étaient jamais
libres ! Nous avions convenu que, vue la distance, j’arriverais le samedi midi et je repartirais le dimanche soir. No problémo… je préparais mes petites affaires et me rendis dans l’eure où
nous avions prévu d’aller faire un tour à la brocante qui s’y déroulait en ce jour béni. Depuis ces deux mois, j’avais quand même pas mal déchanté car ils ne m’appelaient jamais. C’était toujours
moi qui faisais le premier pas et j’avais le sentiment que c’était à sens unique, qu’en quittant le terrain de camping, ils quittaient aussi leur entourage, avec soulagement. Nous étions pourtant
amis, du moins je le croyais, et j’avais quand même sauvé A… des griffes de la rue http://www.grisy.net/article-32080304.html mais il semblait être devenu amnésique. Je tentais de leur trouver des excuses du style « il faut leur laisser le temps d’emménager, je dois me faire des
idées ! » mais j’eus à plusieurs reprises, la désagréable surprise de constater qu’ils venaient régulièrement au terrain de camping, rendre visite à une vieille dame dont ils s’étaient
occupés. Je voyais leur voiture garée à l’entrée, près de la barrière et je n’avais même un coup de fil !
J’arrivais donc en ce premier mai, heureuse mais soucieuse de l’accueil qui m’attendait. J’avais
eu un peu de mal à trouver l’endroit, si bien planqué dans la forêt et étais un peu en retard. Le barbecue fumait et je découvrais avec émerveillement, une jolie petite maison qui semblait faite
pour J…. Elle était contente de ma visite. Nous entâmions à peine l’apéro que A…. me demanda « tu pars quand ? ». Eberluée, je regardais J…., qui répondit à ma place « il
était prévu qu’elle passe le week end » « Ah ! tu ne me verras pas beaucoup, j’ai prévu d’aller à la pêche demain matin de bonne heure, avec mon pote ». Ma déception
amplifiait à vive allure et je compris que je n’avais plus ma place dans son cœur, mais je me tus.
Comme prévu, nous sommes allés à la brocante et, sans le vouloir, je me suis bien vengée !
J’ai eu un coup de cœur pour un paravent en fer forgé… bien trop lourd pour mes petits bras et c’est A…. qui se l’est coltiné sur le dos sur au moins deux kilomètres. Il faisait chaud, il
transpirait à grosses gouttes et cela n’a même pas éliminé sa vacherie, mais j’eus un sentiment de satisfaction et J…., complice avec moi, rigolait en douce.
Le lendemain, il rentra de la pêche avec de belles prises. Il pensait que j’étais partie et fut
surpris de me voir, tranquille, à discuter joyeusement avec J…. Il alluma le barbecue et nous avons dégusté le fruit de la rivière.
En fin de compte, J…., que j’avais tant critiquée, était bien plus sincère que son faux cul de
mari. Sur le retour, je me suis promis de ne plus faire le contact mais J… accoucherait dans quelques mois et je savais bien que je les reverrais, ne serait ce que pour elle.
......... 330 ème épisode ............. à suivre .......... dans la catégorie "biographie"