Présentation

Un p'tit plus !


 Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 


bsc news


Annick CHENU, peintre-écrivain
Clic sur la photo 

Ma photo
 

Voir la galerie d'art
http://www.artabus.com/annickchenu/
Annick réalise également
vos cartes de voeux
........ qu'on se le dise !



Clic sur la photo pour en savoir plus


   
PRESTATIONS  A DOMICILE    24H/24

ASSISTANCE AUX PERSONNES DEPENDANTES

ASSISTANCE AUX PERSONNES MALADES

SERVICES A CARACTERE FAMILIAL

GARDES

CONTACTEZ- MOI :

06 32 14 00 26

elyette4@hotmail.fr



Stéphane Denépoux
« Bouquet de roses » est
une composition unique,
comme une cerise sur…

Clic sur l'image




Un spectacle musical ludique
d'airs en duos et soli d'Opérettes
et d'Opéras pour soprane,
ténor et pianiste enjouée.

la diva Cristiana Bretz et
le ténor
Stéphane Denépoux


Georges BRASSENS


Dan Leconteur
Clic sur la photo



Arkol - Mon Grand Père (clip)


Ajouter à mon profil. | Plus de vidéos



Serge Gainsbourg




Marie GUERRAZ


annuaire du pépère

 

Référencement gratuit
 
Mon expo à Bellac (87)
clic sur la photo pour écouter
l'interview sur radio RMJ



J’ai vécu tous mes instants avec passion.
 

Dédicace
 

A mon sang si délicatement canalisé par le fruit d’un amour….  à mes parents. 

A mon sang si généreusement reconduit dans leurs veines…...  à mes enfants. 

A mon sang qui trop souvent n’a fait qu’un tour………………  à mes amants. 

A mon sang qui me donne le bonheur d’écrire………………..  à mes enseignants. 

A mon sang qui pourtant me fait peur………………………...  à la vie. 

 

ET enfin à tous ceux qui à travers ces aventures s’identifieront, car issus d’un même troupeau, nous sommes faits d’analogies quelles soient biologiques ou purement extrapolantes.  

Celui qui ne se trouve pas se cherche encore : la Vie n’est pas une fin en soi. 

LexisArte

Liens

Concours

Recherche

Cours de dessin

Le Prof.............    cyril.jpeg    ................ C'est mon fils !
Ses élèves de la MJC de Saint Egrève (38) et de la MPT de Saint Jean de Moiran (38) ont participé activement à l'illustration de mon 2ème recueil "Laisser son empreinte", auto édité ce mois d'octobre 2007.
Si le coeur vous en dit,  jeremy.jpg    Venez les rejoindre ! noemie.jpg
camille.jpg carla.jpg
Sur Coublevie(38) Association Art et Création
,
salle Belledonne et la Sure:

Cours de dessin INITIATION avec la réalisation de compositions, de natures mortes, utilisation principale du crayon à papier et du pastel......le vendredi de 17h à 19h.

Cours de dessin APPROFONDISSEMENT avec le vivant: réalisation de la perspective, de personnages et d'animaux, d'élèments du visage(nez, yeux..) et du corps(les mains, pieds) de portraits et approche des techniques mixtes(lavis-encre de chine).....le mardi de 19h à 21h.

Cours de peinture INITIATION avec les bases de la couleur et apprentissage de l'acrylique......le mercredi de 18h à 20h.

Cours de peinture CREATIVE et TECHNIQUES d'ATELIERS avec une approche personnelle des thèmes libres et variés( peinture à l'huile, gouache, acrylique etc)......le vendredi de 19h à 21h.

Sur St-Egrève(38) près de Grenoble à la MJC Prédieu:

*Dessin initiation et perfectionnement de 18h30 à 20h30 le lundi

*Découverte artistique pour les enfants de 7 à 12 ans le lundi de 17h30 à 18h30.

*Peinture découverte et créative le jeudi de 18h30 à 20h30.

Stages de modèles vivants, d'aérographie initiation, sur sites naturels(paysages), de modelage en terre d'argile, et rencontres d'artistes pendant l'année.

Contact : Cyril CHEVALIER 06.78.27.11.35

Biographie "Passionnément"

Vendredi 14 juillet 2006 5 14 /07 /2006 10:33

8 novembre 1953

L Météorologie : nuageux et pluvieux, températures stationnaires.  

 

$ Horoscope 

Sagittaire : mon papa a trente et un ans 

Semaine valable pour une bonne activité, des initiatives, un déplacement. Travail et projets en bonne voie. Ne vous fiez pas aux apparences, prenez garde à une sécurité peu solide ou factice. Evitez les spéculations. 

Et moi alors ? ? on ne m’a pas prévue ? je suis là pourtant, j’arrive…….. 

Gémeaux : ma maman a trente ans 

Excellente semaine : prestige, satisfactions et joie de vivre. Qui a dit que je n’étais pas désirée ? au diable les envieuses qui jalousaient mon arrivée ! (voir « que sont mes souvenirs devenus…ma sœur C… » 

Scorpion : c’est moi, j’ai quelques heures 

-  Santé toujours à protéger, ennuis ou peine possibles dans l’entourage…attention ! (déjà l’entourage me posait des problèmes ! aime ton prochain comme toi même…ouais, moi j’attendrais le prochain (sic Coluche)). 

- Aboutissement possible d’une question en attente (tu parles, çà fait neuf mois !) 

-  Attention à un risque de malveillance, petit abus de confiance, perte ou vol…prudence ! (ouais..perte du cordon ombilical : premier choc émotionnel..ça commence bien ! connaissance du monde et coupure d’avec l’essentiel. A toi de jouer ma vieille, débrouilles toi !) 

Cette séparation, je ne la supportais déjà pas. Ce cordon, c’est comme celui des cosmonautes : si on nous le coupe, on s’égare, on flotte dans le cosmos jusqu’à ne devenir qu’un point dans l’horizon.Un point si minime qu’on n’existe plus aux yeux du monde et pourtant c’est là que commence la vie ! ! faut assurer, faut se prendre en charge….toute une aventure ! 

Asnières sur seine 

Coucou ! ça y est : j’en reviens du cosmos…Il est dix sept heures.et vingt minutes. 

Tout va mal de par le monde mais cela ne fait rien, je nais. J’ai toujours été têtue et insouciante mais avais je d’autre choix que de naitre ? je n’allais tout de même pas craquer si près du but ! Têtue oui..mais pas entêtée. Insouciante ? heureusement pour moi : les gens soucieux m’ennuient. 

Que sont mes souvenirs devenus ? 

De ma sortie du cosmos (vous noterez que c’est mon premier malaise) jusqu’à Olivet : tout a disparu. Je ne me souviens de rien. Le cerveau humain est si parfait que nous sommes capables, à volonté, de réveiller ou de faire dormir  telle ou telle période de notre vie. Pour ma part, si j’ai renié ces trois premières années, c’est que j’ai dû très mal les vivre. 

Aux dires de ma sœur C...., je n’aurais pas été désirée. Mon papa et ma maman n’étaient pas du style à refouler leurs désirs :  elle aura seulement traduit ses propres sentiments. Je  pense  que mes parents ne m’ont pas spolliée sur ce coup là. 

Toujours d’après les dires de C....., ils se disputaient. Ma mère était fatiguée et de toutes manières j’étais la quatrième fille alors qu’ils voulaient un garçon. Le coup du garçon : çà je veux bien le croire. J’ai toujours été très mal à l’aise dans ma féminité et mes réactions sont plutot viriles ! je mène ma barque comme un chef…  

Quant aux disputes de mes parents, je n’en n’ai aucune souvenance. Pour moi, tout allait bien dans le meilleur des mondes. J’aime et respecte mes parents du plus profond de moi même malgré ce que j’ai pu leur faire endurer et malgré les mauvais cancans de sœurs malheureuses, soit ! mais inexcusables dans leurs propos. J’étais rebelle et revendicative : c’est là le reflet d’une grande sincérité, ma requête d’amour, mes expériences sur la pureté du cœur, un hymne à la vie…. On ne badine pas avec l’amour (Alfred de Musset). 

...........1er épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................

Par Arielle - Publié dans : Biographie "Passionnément"
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    
Samedi 15 juillet 2006 6 15 /07 /2006 11:03

(Journal du 8 novembre 1953, jour de ma naissance) 

 

Italie 

Obsèques grandioses des victimes des émeutes : les communistes réclament un changement hardi de la politique gouvernementale, c’est à dire au moins une répudation partielle des alliances occidentales, et des relations plus étroites avec la Russie. 

Les néo-fascistes voudraient que Pella envoie un ultimatum à la Grande Bretagne, demandent de rappeler de Trieste le gouverneur militaire sir John Winterton, de punir les responsables des morts et d’exécuter la promesse occidentale, à savoir la remise de la zone « A » à l’Italie.

F Bilan : six étudiants assassinés par la police…six jeunes pour retrouver une paix éphémère !Le gouvernement s’est contenté de publier un communiqué affirmant que ceux qui avaient pour mission de veiller au maintien de l’ordre public sont responsables des incidents sanglants qui se sont déroulés à Trieste et qu’avec un peu de bon sens politique, on aurait pu éviter toute effusion de sang ! 

F Facile, messieurs les décideurs ! vos grands discours réparent ils le délit d’assassinat légal ? 

Cà, c’était le journal du dimanche soir, page cinq……….allez, on tourne la page…qu’importent ces six vies anéanties, la police ne sera pas pûnie. 

 

Algérie 

Attentat contre le « casa-alger » : deux bombes explosent au moment où le rapide franchissait un pont. 

F Bilan : six morts dont quatre européens. 

Le sultan fait saluer les morts ! çà nous fait une belle jambe…, les responsables courent toujours !  

 

Iran 

L’ex premier ministre (soixante douze ans) est accusé d’avoir ignoré les ordres du Chah, d’avoir tenté de renverser le régime. Le procureur militaire requiert la peine de mort or le code iranien prévoit que les personnes de plus de soixante ans ne peuvent être exécutées….à suivre… ! mourra t-il, mourra t-il pas ? vivement le prochain épisode, qu’on s’amuse un peu ! 

F encore un assassinat légal en puissance !  

 

Indochine 

Un administrateur français assassiné par les viets, un lieutenant colonel tué dans une embuscade, un cargo anglais attaqué par une canonnière……..tout baigne !  

 

Espagne 

Une femme de la province de Cordoue a mis au monde des quatruplés : trois filles et un garçon. Tout le monde se porte bien……….sauf  l’heureux papa ! 

F Heureusement que le sud est léger….y en a marre des drames, guerres et gué-guerres.  

 

Grèce 

Chassées par la tempête, des milliers de cailles s’abattent sur une ville du péloponèse. Inutile de dire la joie des restaurateurs pour ce cadeau du ciel ! 

F Y a que les pays chantants qui nous font rigoler !….faut pas vivre ailleurs que dans la joie.  

 

Brésil 

Une fabrique de poudre explose : neuf morts. 

F ils auraient mieux fait de prendre la poudre d’escampette !  

 

Et la France 

J   Un malfaiteur vole le sac d’une vendeuse de billets de loterie : butin 500 000 frs….la vendeuse n’aura pas rêvé longtemps ! 

-          Le satire de Bonneuil est soupçonné de meurtre : le commissaire Pernet enquête…. 

-          Un caporal est mort de froid à Nancy…l’armée l’avait porté déserteur ! 

-          Week end meurtrier sur les routes : quatre morts ! 

(décidément tout fout l’camp : aujourd’hui nous nous estimons heureux lorsqu’il n’y a que quelques centaines de morts sur les routes. A quand les vraies valeurs, à quand l’enseignement d’antan, à quand le respect de la vie ?) 

-          Le célèbre acteur Jean Gabin  rate son entrée en scène sur l’hippodrome de St Cloud : ses deux chevaux ont terminé septièmes. 

-          Une jeune étudiante de dix huit ans, disparue depuis mercredi, est retrouvée près de Grasse marchant seule dans la nuit. 

(aujourd’hui, quand on les retrouve : elles ont été violées, égorgées, triturées…..celle ci a vraiment eu un coup de grâce !) 

-          Ayant déjà enterré cinq époux, une octogénaire se marie pour la sixième fois. 

(elle en a de la chance celle là !)  

 

K   Politique française 

-          Le congrès du parti républicain et social s’est prononcé pour l’ouverture de négociations en Indochine. 

-          Le conseil économique examine demain le rapport de F.O (force ouvrière) sur le chomage, qui réclame la multiplication des centres de formation professionnelle (on n’a rien inventé !), l’interdiction du cumul d’une retraite et d’un salaire, la limitation de l’immigration (c’est raté : aujourd’hui on leur donne des sous pour quitter le pays !), le relèvement du minimum garanti (c’est encore raté : aujourd’hui on crève de faim après les études) et une politique d’investissement. 

52 ans se sont écoulés et rien n’a évolué, bien au contraire. Mais que fait le gouvernement ? peut on imaginer avoir stagné pendant tout ce temps ? « La science de gouvenner est toute dans l’art de dorer les pillules », disait A.Thiers…eh oui, ça dore, ça dort ! alea jacta est : mais aux mains de qui ? « l’art de gouverner n’a produit que des monstres » (St Just). 

Mon Dieu…dans quel état j’erre (étagère) ! ! 

 

P Sports 

Football :  le racing écrase Béziers quatre à zero. 

Hockey sur gazon :  l’Allemagne bat la France. 

Cyclisme :  Louison Bobet, le vainqueur du tour de France, a été fété hier soir à l’hotel de ville de Fontenay sous bois. 

Le racing écrase, l’Allemagne bat : que de violences dans le sport ! pourquoi le genre humain ressent il si fort le besoin de vaincre, de combattre, de gagner ? que l’Allemagne se venge de cette manière……passe encore ! mais entre nous, messieurs ? ! 

« Depuis six mille ans la guerre plait aux peuples querelleurs et Dieu perd son temps à faire les étoiles et les fleurs » (Victor Hugo). « Quoiqu’il en soit, la guerre est une chose trop grâve pour être confiée à des militaires », disait Georges Clémenceau. Alors…en avant le sport et sa brutalité ! est ce là le seul moyen qu’on a su trouver pour ne plus s’entretuer ? est ce là une nouvelle forme d’extermination ? ? ne sait on pas jouer en douceur ? 

Mon Dieu…dans quel état j’erre (étagère) encore une fois ! !

...........2ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................

Par Arielle - Publié dans : Biographie "Passionnément"
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Partager    
Mardi 29 août 2006 2 29 /08 /2006 14:47

Reprenons à cette jolie petite ville du loiret, puisque j’ai effacé la préface.
En fait mes souvenirs sont flous mais il me reste quelques faits marquants qui sentent bon : des fleurs, le loiret, les barques, la famille, le pont qu’il fallait traverser à pieds pour revenir de l’école (je ne parle pas d’y aller ni de ce qui s’y passait…cette phase m’est inconnue. Seul le retour m’incombait : toujours cette envie d’être coconnée, cette recherche de chaleur, de foyer).
Je me souviens d’un après midi où, penchées au milieu du pont, nous cherchions fraternellement une éventuelle trace du cartable que notre sœur V... avait jeté dans l’eau…comme çà, pour voir s’il flottait ! le fleuve coulait, magnifique et vert…le cartable aussi coulait. Nous étions toutes excitées et rigolotes, sauf Ch.... qui s’est toujours prise au sérieux. Elle a toujours été différente. Je ne l’ai jamais comprise. Je pense d’ailleurs qu’il est impossible de comprendre l’autre : il faut simplement le vivre. Ma sœur Ch....., je n’ai même pas su la vivre : elle est un gros point noir dans mon existence..une bavure..une erreur d’aiguillage. Aujourd’hui encore elle reste un mystère dans mes pensées.
En parlant de point noir, voici que la famille Lenoir remonte à la surface. Cette grosse bonne femme, souvent sur le pas de sa porte, juste face à la nôtre. La seule image que j’ai gardé d’elle est son énormité, son allure campagnarde et son chien. Elle ne me gênait pas : elle était là, c’est tout.
Nous habitions une petite maison toute en longueur. A l’avant : une cour ouverte sur la rue. Peut être un étage ? là encore une seule partie de la maison est restée bien ancrée dans ma tête : le pied de la table en bois massif rongé par le lapin en liberté et ce coq dont papa avait coupé la tête et qui courait encore dans la salle à manger…il était nerveux ce coq !…nous avions un poulailler dans la cuisine : je crois que nous les avons toutes mangées les poules avec leurs œufs.
Le lapin, je l’aimais bien. Il avait donné à nos meubles cet air penché qui ressemblait tant à notre vie..rien de droit : tout au nom de la liberté. Aucune structure et beaucoup d’instinct : il paraît que notre père avait une âme de bohème. Il a été beaucoup critiqué. Moi, je l’admirais. Son côté aventurier et casse cou, bien sûr, ce n’est pas le reflet de la sécurité que l’on peut donner à une famille…mais c’est bien plus amusant ! MERCI Papa, j’ai bien rigolé.
Apparemment nous n’avions pas les moyens. On m’a rapporté qu’à cette époque papa vendait de la tôle ondulée sur les marchés d’Orléans. Maman était professeur de français, latin, grec et philosophie. C’était une grosse tête ma mère ! issue d’une famille de bourgeois enracinés, elle avait eu beaucoup de problèmes lors de son mariage avec papa. Lui était pourtant issu d’une famille de notables à Castelnaudary dans l’aude mais ces propriétaires terriens étaient des ploucs aux yeux crottés de la bourgeoisie maternelle. Alors pauvre maman, aucune aide de ces richards ringards, aucun sentiment non plus. Mais elle l’aimait son fiancé et c’était là sa richesse. Les trésors de l’âme rapportent bien plus que tout l’or du monde. Après tout pourquoi vit on ? pour être heureux ou pour posséder ? à chacun sa philosophie..la mienne est faite.
Olivet c’était également ces barrières basses et fraichement peintes de blanc qui gardaient sévèrement les maisons de plein pied habitées par les américains restés en France suite à la seconde guerre mondiale. Je revois ces americains, vêtus différemment et si beaux mecs mais ne me souviens pas qu’il y ait eu une caserne. Elles étaient belles leurs maisons : accueillantes et sympathiques.
La meilleure copine de ma sœur V... s’appelait S... B.... Je me souviens de jeux extraordinaires : une voiture toute en sable, décorée de rouge et d’allure moderne dans laquelle je restais des heures entières sans même penser à rentrer à la maison. Pourtant il le fallait bien. Alors tous les soirs, la rue n’étant pas éclairée et la nuit noire de campagne nous envahissant, S... nous raccompagnait. Mais elle avait peur de rentrer seule, alors V.... la raccompagnait et ainsi de suite jusqu’à ce qu’un éclair de courage soit bénéfique à l’une ou à l’autre.
Ces quelques mètres sont tout un épisode de notre passage à Olivet.
Les week end se passaient sur les bords du loiret. Papa peignait en artiste les voiliers qui, endormis ou actifs, faisaient eux aussi leur chemin dans ce décor de verdure étincelante. Nous pique niquions : le suprême du suprême était le poulet au cresson que maman avait bichonné. A cette époque, manger du poulet était un luxe. En semaine c’était bouillons, pates, légumes et jamais de viande.
Papa faisait partie de ces gens naturellement doués. Il avait le don de la musique : sans jamais avoir appris, il retraduisait avec une exactitude surréaliste tout morceau entendu à la radio, que ce soit du classique, du jazz ou autre..et ceci sur n’importe quel instrument ! Pour la peinture, c’était pareil. Il a fait des chefs d’œuvre qu’il n’a jamais voulu vendre malgré les propositions qui s’offraient à lui et pourtant l’argent manquait. C’était un artiste pour le plaisir et toujours au nom de la liberté.

...........3ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................

Par Arielle - Publié dans : Biographie "Passionnément"
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Partager    
Mercredi 30 août 2006 3 30 /08 /2006 15:22

De l'autre côté du pont sur la Marne: Maisons-Alfort. Cette ville de banlieue est connue pour son école nationale vétérinaire, qui s'étend tout au long de l'avenue Charles-de-Gaulle. A côté également de cette longue avenue, qui jouxte la voie ferrée Paris-Lyon, le fort de Charenton et ses logements pour Gardes républicains...

                                                                                                                                               

Vue sur le carrefour de la Résistance, à Maisons-Alfort. Depuis 1978, la route blanche s'appelle ici et jusqu'à Sens RN6. (Photo: Marc Verney, sept. 2005)

Papa a trouvé du travail en région parisienne : le grand débarquement a alors lieu. Il achète un appartement dans le val de marne. Promotion en vue…Paris : il y a de la joie dans l’air.
Novembre 1958 à peu près (je devais avoir quatre ou cinq ans), nous voilà donc propriétaires ! L’immeuble est encore en construction….chouette ! tous ces rouleaux de ferraille où grouillent les rats font mon bonheur. Je joue et rejoue. Je bondis et rebondis sur ce trempolin improvisé : à cet âge là on est inconscient !…heureux les simples d’esprit.
Je fais mes débuts dans la vie active à l’école Condorcet, en mat sup (maternelle supérieure). C’est faramineux comme l’aspect des écoles peut rester ancré dans nos mémoires : Condorcet c’était loin, rouge et blanc, austère avec une grosse horloge dominante pour bien nous rappeler chaque retard.
Mais heureusement j’avais tant de bétises à faire en rentrant à la maison ! l’école n’a jamais eu d’importance à mes yeux : j’avais le sentiment d’être sous estimée.
Seul fait marquant de Condorcet : le placard où j’étais systématiquement enfermée pour bavardages, renchéri du bonnet d’âne qu’on m’avait infligé et que je portais avec une certaine fierté dans le coin, au fin fond d’une salle toute blanche identique aux cellules pour alliénés. Cela me laissait plutot indifférente : je pensais que je ne perdais rien en étant éloignée du cours. Je pensais qu’on nous prenait pour des ânes et avais la certitude de mériter mieux que çà…alors le placard à balai me plaisait. J’y trouvais au moins une escapade au troupeau dans lequel on voulait me faire marcher : j’étais différente et on s’intéressait à moi.
La situation familiale semble s’améliorer : très vite, papa et maman ont engagé une femme de ménage chargée entr’autres de nous éduquer ! !….mission impossible.
Nous étions cinq filles de trois à treize ans, déjà largement imprégnées de marginalité et toute à chacune d’une très forte personnalité : bon courage mesdames les « bonnes » ! la première était folle : je ne me souviens pas de son nom mais de son allure…..çà oui ! ? les cheveux noirs, courts et habillée comme une chiffonnière. Elle passait sa tête par la fenêtre de la cuisine et criait je ne sais plus quoi qui nous faisait bien rire. On aurait dit un ver de terre qui s’agitait.
La seconde était merveilleuse : une italienne au cœur italien et à la patience d’un ange. Elle a passé toutes les épreuves avec dignité : elle nous aimait. Elle m’emmenait tous les matins à l’école Raspail, munie de mercurochrome et de pansements car je tombais sur mes genoux, au moins une fois à l’aller et une fois au retour. Refus d’aller à l’école ou malformation ? aujourd’hui je sais qu’il y avait un peu des deux. Mais à cette époque mes parents étaient persuadés que je jouais la comédie et j’en souffrais beaucoup. S’ils m’avaient fait passer une radio, ils auraient vu que j’avais un réel handicap aux genoux.

...........4ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................

Par Arielle - Publié dans : Biographie "Passionnément"
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Partager    
Jeudi 31 août 2006 4 31 /08 /2006 12:43

J’y ai fait les pires bétises : du vol à l’impertinence en passant par la débauche d’une classe entière. Et pourtant j’étais toujours parmi les mieux notées et même appréciée ! Je rends aujourd’hui hommage à ces instituteurs/trices qui, bien que malmenés, restent fidèles à leurs élèves et leur témoignent malgré tout beaucoup d’affection. Sans rancune….là aussi j’ai bien rigolé !
Mon institutrice favorite parce que bonne à persécuter, s’appelait Mme Ourson. Comment se prendre au sérieux avec un nom pareil ? Elle : elle y arrivait.
Un jour, ne me supportant plus, elle a violemment balancé mon cartable à travers la classe : imaginez speedy gonzales se prenant pour un boomerang ! Tel un aéroplane, mon joyeux copain de cartable a dépassé le mur du son….acclamé dans un vacarme foudroyant de rires d’enfants diaboliques, laissant sur le flan Mme Ourson qui se rendit et jeta les armes. C’était l’éducation de l’éducatrice : dès cet instant elle mis au panier sa vieille règle en bois qui lui servait de fouet et toute la classe est devenue raisonnable. On ne badine pas avec les enfants !
Elle devint des plus charmantes et constitua un stock d’images qu’elle nous distribuait chaque jour, tant nous étions sages ! Voilà comment mâter les professeurs stupides : nos rires lui avaient démontré l’énormité de son geste et l’avaient rendue sociable, voire presqu’aimable (je veux dire digne d’être aimée) !
Raspail, c’était aussi les jeux stupides des filles dans la cour. Il n’y a rien de plus bête qu’un troupeau de filles dans une cour d’école. Comme j’avais un caractère plutot masculin et que Raspail était devenue mixte, je jouais avec les garçons. Les filles chuchotaient et blasphémaient sur mon passage. Cela me faisait assez rire et très vite je devins le chef d’une horde de gars…alors là, mes vieilles…les griffes sont sorties ! parce qu’une fille, non seulement c’est gnan-gnan mais en plus c’est jaloux. Une d’entr’elles cependant faisait preuve d’intelligence et de simplicité : elle devint ma copine. Son nom ? son allure ? j’ai oublié. Elle était différente et adhérait à mes jeux : c’est tout ce qui comptait pour entrer dans mon amitié. Si j’ai tout oublié d’elle c’est sûrement pour fuir ce que je lui ai fait endurer par la suite. Il y a là un vrai blocage : je sais seulement qu’elle marchait à fond dans mes délires : j’avais trouvé un nouveau jeu, un défi à moi même (je n’ai alors que sept ans) : j’allais dépouiller l’école Raspail de ses fournitures scolaires ! Belle vengeance en perspective ….oter les moyens d’enseigner à cette institution archaïque et gallo-romaine. J’élaborais un plan : tous les jours, à petite dose, j’emportais chez moi les cahiers, crayons, gommes et principalement les supports de cours. La stratégie était simple et le jeu dangereux : accéder aux armoires et les vider, doser intelligemment pour que le stock ne baisse pas à vue d’œil, changer d’armoire chaque jour. Et comme je ne pense pas qu’à chaque jour suffit sa peine, je prenais un peu plus de risques à chaque vidage ! Ahhhh la belle librairie que j’avais montée dans ma chambre ! j’étais riche…riche et fière : objectif atteind.
A la réflexion, nous étions trois sur le coup : la troisième s’appelait M.... J..... Elle habitait le même immeuble que nous. Elle était fine et haut perchée sur deux guiboles assez alléchantes qu’elle grandissait un peu plus en mettant des talons de grande Dame (au grand damne de ses parents). Elle portait des mini jupes et j’admirais son petit nez en trompette (le mien serait plutot du style grec). Autant nous avons été complices, autant nos « prises de gueule » faisaient trembler l’environnement.
Un beau matin donc, fut annoncé à l’école qu’un voleur rôdait….pour ne pas attiser les soupçons, nous décidâmes de continuer notre petit trafic. Notre règle d’or était une maxime chopée dans l’hebdomadaire « Picsou » à savoir que « le meilleur moyen de passer inaperçu est de se faire remarquer ». Nous avions de sérieuses références ! c’était très logique : si les vols s’arrêtaient brusquement, cela signifiait que le voleur était au courant de cette annonce..alors nous n’avions pas le choix : il fallait continuer…cela nous excitait tellement !
Les maximes de bandes dessinées ne s’appliquent pas à tous les cas et le corps enseignant n’est pas aussi dupe que nous le pensions : une fouille eût lieu dans ma chambre pendant que nous étions en classe. Pas besoin de chercher bien loin : mon étalage étincellait de fierté ! je vivais dans un petit paradis.
De l’Eden au commissariat en passant par l’horrible cage du directeur, il n’y avait qu’un pas ! première confrontation, mes deux compères sous le bras, avec cette mégère de directrice…une vraie enquête de police ! faut dire qu’elle s’y croyait la bougresse ! elle prenait certainement son pied derrière son large bureau aussi large que sa connerie et beaucoup moins étroit que son esprit.
Je m’en suis très bien sortie ! j’avais réussi à convaincre que M... et D... (ça y est, je me rappelle son prénom : l’écriture est un bon exercice pour la mémoire) m’avaient entraînée. Forcément elles étaient toutes deux provoquantes dans leurs vêtements alors que j’étais si douce et discrète ! l’habit ne fait pas le moine, c’est bien connu et pourtant les gens de savoir jugent sur l’apparence et çà : je l’avais compris depuis longtemps.
Il paraît que j’avais des dons de comédienne : mon air angélique de chien battu aurait eu raison du plus vil des délits ! « la pauvre petite ! il ne faut pas la laisser dans cet entourage ! ». Alors bien sûr, on écarta mes deux complices et on me recommanda auprès de l’école religieuse à deux pas de là, juste sur le trottoir d’en face.

...........5ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................

Par Arielle - Publié dans : Biographie "Passionnément"
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Partager    

Divers

En ce qui me concerne
Clic sur la photo

Il y a comme un écho.....
clic sur le logo pour voir l'article

 ECHO LE REGIONAL


La revue de presse Cergyrama
m'a fait l'honneur d'un hommage
bien sympathique
1000 remerciements !
clic sur la photo



Les chansons d'Orbor
Clic sur la photo


Catherine SINCLAIR
vous refait le portrait !
Si intéressés : 200 euro non encadré
Catherine travaille à partir de photos
laisser un message sur ce blog
En savoir plus :
clic sur le tableau

Vingt ans

Son blog en bretagne

Florence Foucart
, écrivain reconnu
Association des Mots Migrateurs
Clic sur la photo



Mots Arts 2008
vu par Dominique Chauvin, photographe
Clic sur l'affiche
 










De purs jeux de mots
Clic sur l'image

medium_livre_ecrire_un_mot.jpg

Justyne, si tu te reconnais.

Clic sur l'image !  
justyne3.jpg




  voir l'image en taille réelle

Pour semer cette graine sur votre blog
et ainsi soutenir
 
Lucie-Maria
dans son combat, un clic droit sur
la fleur puis enregistrer-sous


Qu'on se le dise.........

On entre par la terrasse d'été,

Le portail nous met déjà au parfum

par ses dessins,

On passe le petit salon fumeur

Où l'envie nous prend de s'y

installer. On peut y lire.

une charmante hôtesse nous

accueille et nous invite à prendre

place dans cette merveilleuse

salle richement décorée par des

toiles, dessins et même une statue !

On y passe une excellente soirée

Bercés par une musique douce.

J'ai adoré  le restaurant Ratapoil

Et sa cuisine si fine !

 

Coups de pouce

Jérome Delepine, artiste peintre

maison-atelier 21 rue pasteur 95830 Cormeilles en vexin

01.34.66.67.69

 

Visitor Map
Create your own visitor map!

 

Me contacter

 

Petit test

Bulletin de commande
Paiement par Paypal accepté

Recueil de 55 poèmes et illustrations,

consultable sur ce blog

dans la catégorie "instants choisis"

 Vous pouvez également trouver mon recueil chez Ratapoil

(voir plus haut)

-------------------------

Recueil de 52 poèmes et illustrations,

consultable sur ce blog

dans la catégorie "laisser son empreinte" 
expo-ce-sn-copie-1.jpg


-----------------------------------
Recueil de 33 poèmes illustrés de
tableaux d'artiste Geralby 
consultable sur ce blog
dans la catégorie "Nano" 



--------------------------------------------------

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés