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J’ai vécu tous mes instants avec passion.
 

Dédicace
 

A mon sang si délicatement canalisé par le fruit d’un amour….  à mes parents. 

A mon sang si généreusement reconduit dans leurs veines…...  à mes enfants. 

A mon sang qui trop souvent n’a fait qu’un tour………………  à mes amants. 

A mon sang qui me donne le bonheur d’écrire………………..  à mes enseignants. 

A mon sang qui pourtant me fait peur………………………...  à la vie. 

 

ET enfin à tous ceux qui à travers ces aventures s’identifieront, car issus d’un même troupeau, nous sommes faits d’analogies quelles soient biologiques ou purement extrapolantes.  

Celui qui ne se trouve pas se cherche encore : la Vie n’est pas une fin en soi. 

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Le Prof.............    cyril.jpeg    ................ C'est mon fils !
Ses élèves de la MJC de Saint Egrève (38) et de la MPT de Saint Jean de Moiran (38) ont participé activement à l'illustration de mon 2ème recueil "Laisser son empreinte", auto édité ce mois d'octobre 2007.
Si le coeur vous en dit,  jeremy.jpg    Venez les rejoindre ! noemie.jpg
camille.jpg carla.jpg
Sur Coublevie(38) Association Art et Création
,
salle Belledonne et la Sure:

Cours de dessin INITIATION avec la réalisation de compositions, de natures mortes, utilisation principale du crayon à papier et du pastel......le vendredi de 17h à 19h.

Cours de dessin APPROFONDISSEMENT avec le vivant: réalisation de la perspective, de personnages et d'animaux, d'élèments du visage(nez, yeux..) et du corps(les mains, pieds) de portraits et approche des techniques mixtes(lavis-encre de chine).....le mardi de 19h à 21h.

Cours de peinture INITIATION avec les bases de la couleur et apprentissage de l'acrylique......le mercredi de 18h à 20h.

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Sur St-Egrève(38) près de Grenoble à la MJC Prédieu:

*Dessin initiation et perfectionnement de 18h30 à 20h30 le lundi

*Découverte artistique pour les enfants de 7 à 12 ans le lundi de 17h30 à 18h30.

*Peinture découverte et créative le jeudi de 18h30 à 20h30.

Stages de modèles vivants, d'aérographie initiation, sur sites naturels(paysages), de modelage en terre d'argile, et rencontres d'artistes pendant l'année.

Contact : Cyril CHEVALIER 06.78.27.11.35

Biographie "Passionnément"

Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 21:56

Dessin de Jacques BARBEAU

 

cigogne_pompier_contente.jpg Voilà donc : je ne veux plus d’amoureux http://www.grisy.net/article-ma-liberation-41059881.html , je vis bien mieux toute seule, quoique ! il faudra bien que je trouve une présence pour mes vieux jours !

Ma fille est restée sur un échec et a beaucoup de mal à faire confiance à nouveau. Elle a de nombreux ami (e) s et profite bien des charmes du limousin. Son travail va bon train, elle se démène comme un chef, j’espère qu’elle sera récompensée de tous ses efforts mais j’ai bon espoir !

Mon fils se bat toujours avec son ex, qui se sert de la petite pour tenter de s’imposer. Heureusement, sa copine a de grandes qualités qui font diversion. Son boulot est épuisant et peu intéressant mais, pour mon grand bonheur, il s’implique à donner des cours de dessin et peinture le soir. En plus de mettre un peu de beurre dans les épinards, les arts lui plaisent et il s’y consacre bien.

Ma vie désormais, se résume à l’écriture, la passion des mots qui chassent les maux :



                                                                     



Aux mots

   

J'aime à jouer avec les mots,

C'est pour moi comme un cadeau.

J'aime à jouer avec les mots,

Cela me guérit de tous les maux.

 

Le vocabulaire me met la tête à l'envers,

Pour prendre mon pied, je fais des vers......

Des verres à pied bien entendu !

 

Et quand enfin je suis repue,

Que de ces phrases j'ai pompé tout le charme,

J'ai le coeur au ventre bien tendu.....

Attention, je sors les armes !

 

Sans un gros mot,

A demi mots,

Je veux moi aussi vous faire ce cadeau.

 

Ce n'est pas de la prose,

A peine quelques rimes.

Mais ne soyez pas moroses,

Car rien à celà ne rime.

 

 

 

Et, pour l’instant, toujours ce fichu boulot qui me mine. Ce n’est pas le travail qui me dérange, J’aime piloter les chantiers, j’aime le contact avec les prestataires, j’aime rendre service à mes collègues en honorant leurs demandes. Ce qui me détruit, c’est le réveil tôt le matin pour affronter deux heures d’embouteillages, selon les caprices du trafic routier, et arriver souvent en retard, complètement impuissante face aux aléas et me voir sanctionnée, en plus de n’être pas payée pour ces quelques minutes dépassées. J’ai eu beau expliquer en long, en large et en travers que ma voiture n’est pas celle de James Bond, qu’elle n’a pas le pouvoir de survoler les files bloquées, qu’en région parisienne, tout le monde siat bien qu’on est à l’heure… à un quart d’heure près, rien n’y fait ! Le règlement, c’est le règlement (proverbe chinois) : on ne tolère pas une toute petite minute de dépassement, ni à l’arrivée, ni au départ. On ne comprend pas que j’habite en pleine campagne, que les tracteurs me freinent dans mon élan, que j’avale des kilomètres et des kilomètres chaque jour et par des petites routes non déneigées l’hiver. La terre peut s’écrouler, il faut pointer à l’heure et ne pas récupérer le soir cette ridicule et insignifiante erreur d’aiguillage. On s’en fiche pas mal que je sois performante, ce qui compte, c’est d’être bêtement disciplinée. Certains sont bien dans les créneaux horaires mais ils passent leurs journées à bavasser devant la machine à café. Aux improductifs, on ne fait aucun reproche pourvu qu’ils aient badgé à temps. Alors, depuis vingt huit ans de bons et loyaux services dans cette boîte, fournissant un labeur acharné et satisfaisant, j’en arrive au découragement, au stress dès le petit déjeuner et même avant, car mes nuits sont perturbées à l’idée de plus en plus angoissante du syndrome de l’A15.

Il suffit d’un rien pour provoquer un engorgement : une voiture en panne, un contrôle de la police car ils choisissent bien leurs horaires ! Le plus souvent malheureusement, ce sont des motos renversées, cela devient quotidien. Je ne sais pas quel air de folie flotte dans l’air mais les gens roulent de plus en plus dangereusement. Je hais d’avoir à faire la route dans ces conditions.

Tant d’incompréhension dans le monde du travail, me désabuse. Je trouve que j’ai une bien triste fin de carrière et la médaille qu’on me remet en ce mois de décembre pour mes trente cinq ans de sueur, oui, cette médaille à cette période, ne peut être qu’en chocolat….. j’ai souvent été marron !

Fin de carrière, fin du bouquin. Triste ?

Taratata ! Que nennie. Je tourne simplement une longue page, je ferme ce livre pour en ouvrir bien d’autres. Peut être que dans une vingtaine d’années, je vous offrirais les mémoires d’une septuagénaire. Certainement que d’ici là, j’aurais écrit moulte recueils de poésie illustrée, des nouvelles, des nouveautés.

Une nouvelle vie s’offre à moi.

 


FIN

 

 

J'ai cru comprendre à travers vos commentaires, que mon autobiographie vous a plu. Merci, un grand merci pour votre fidélité. Il ne me reste plus qu'à revoir ma copie et la faire éditer ou auto éditer, selon ce qu'on me proposera. Je vais également tenter d'en faire un feuilleton........................ à suivre !

 

 ........ 336 ème et dernier épisode ............. FIN .......... dans la catégorie "biographie" 

 

Par Arielle - Publié dans : Biographie "Passionnément"
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 22:33

camille.jpg  Mystère et boule de gomme, c’était le black out total  http://www.grisy.net/article-tordu-a-vie-on-ne-change-pas-une-equipe-qui-gagne--40697551.html . Je m’inquiétais sans vraiment me tracasser, mes sentiments avaient irrémédiablement changé. Je ne l’aimais plus, j’avais seulement de la compassion. En mars, soit trois mois plus tard, il m’appela, me contant qu’il avait offert une superbe soirée à sa maman pour son anniversaire, qu’il passait du bon temps avec ses potes. Je l’ai définitivement envoyé bouler… il m’avait trop mis les boules depuis tant d’années. Je tirais un trait sur lui.

Un de ses potes vint vers moi « Je viens d’avoir des nouvelles de Fr…. » « Ah oui ! trop tard ». Le pote l’avait houspillé pour son comportement envers moi «  Laisse tomber, il ne m’intéresse plus ». Je savais qu’il lui ferait le message car en fait, Fr…. s’était empressé de faire une dernière tentative de me récupérer via son ami. PLOUF ! noyé le poisson.

Ma fille était bien dans sa co-location mais la mère de son hébergeur, très possessive, inventait moulte tricheries pour qu’elle ne reste pas trop longtemps. I…. fit une demande de logement à la ville de Limoges et fait extraordinaire, ce qu’on ne voit jamais en région parisienne, elle eut des propositions au bout de trois semaines seulement. Je me souviens avoir fait cette même démarche lorsque j’habitais avec ma copine S….. à Saint denis dans le neuf trois  http://www.grisy.net/article-7012981.html  et j’avais été contactée…. Cinq ans après alors que je m’étais déjà installée ailleurs depuis belle lurette, en me payant le culot d’écrire directement au Président de la République, seul moyen de shunter l’administration !  En île de France, on peut crever la bouche ouverte, tout le monde s’en fiche. Il ne fait plus bon vivre dans la capitale.

I… eut même le luxe de refuser deux appartements qui ne lui convenaient pas. Pour le troisième, elle alla repérer les lieux avant de demander à visiter. Elle arriva aux abords d’une immense cité, très déplaisante à prime abord et elle me téléphona en pleurs « Maman, je ne trouverais jamais rien de bien ! » mais le soir même, elle m’annonça une bonne nouvelle. Elle était retournée sur les lieux avec une amie qui connaît bien Limoges et il s’avérait que le futur logement siégeait dans un joli petit hameau caché derrière ces buldings débectants. Son cauchemar avait viré au rose, elle était redenue joyeuse. Elle s'empressa de faire les papiers d’usage et emménagea très vite. Elle était enfin chez elle, dans un appartement spacieux et coquet, paré d’un grand balcon donnant sur un parc.

Fr…. me rappela en juillet pour m’annoncer que sa mère était décédée fin juin, qu’il l’avait veillée durant une semaine, dans la maison de houilles. Il était très triste mais lui, qui profitait tellement de tout et de tout le monde, allait être à l’aise maintenant. Il hériterait des deux maisons, celle de Houilles et celle de Merlimont, puisque sa sœur avec qui il était fâché depuis l’adolescence, déclara refuser sa part. Il n’y avait donc plus de soucis à se faire pour lui. « Si tu as besoin de quoi que ce soit, demande moi » ….. « Ah ! remord de conscience ? non, je ne te solliciterais jamais ». Ce furent nos derniers échanges.

Quand je pense que j’ai dormi – incognito - maintes fois à l’étage, juste au dessus de la chambre de sa maman http://www.grisy.net/article-23167446.html , quand je pense que les seuls cadeaux de nöel qu’elle a reçu de la part de son fils, c’était par mon truchement, quand je pense que j’ai eu une longue conversation avec elle lorsque Fr… était à l’hôpital, quand j’y pense, oui ! je n’ai jamais rencontré cette femme en dix ans ! Il a bien su me cacher, me faire vivre dans l’ombre. Je n’existais pas, corne de bouc !

Ma seule compensation est que, à l’heure actuelle, il a l’aisance mais il vit en hermite, seul, tout seul. Il avait toujours dit que lorsque sa mère fermerait ses yeux, selon son expression, il n’aurait plus que moi et bien non, j’ai coupé le cordon car finalement, il n’est qu’un sale môme. Il a oublié de grandir.

Désormais débarassée de ce boulet auquel je m’étais volontairement attachée, je privilégie de plus en plus le bonheur de mes enfants. Malgré la distance, je veille à ce que notre lourd passé nous lâche enfin les baskets, j’organise tout pour que coûte que coûte, nous soyons heureux en famille.
Toute cette vie de misère m’a fait comprendre l’importance de la filiation. Qui a t il de plus précieux que de savoir les siens heureux ? Comment ne pas être là pour le meilleur et pour le pire ?
C’est à présent ma nouvelle mission, tout le reste n'est qu'options à prendre ou à laisser.

......... 335 ème épisode ............. à suivre .......... dans la catégorie "biographie"  

Par Arielle - Publié dans : Biographie "Passionnément"
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 22:06

Sur la photo : mon fils
  Fr…. voulait passer les fêtes de fin d’année avec moi
http://www.grisy.net/article-on-n-imagine-pas-tout-ce-qu-on-possede-dans-une-maison--40281714.html . Il savait très bien que, comme à l'habitude, j’allais à Voiron pour noël et le nouvel an. Il ne pouvait pas oublier les moments passés chez mon fils http://www.grisy.net/article-24761724.html , les balades en raquettes et le ski qu’il avait pu offrir à ses deux petites, grace à la proximité de la montagne, là bas, dans le dauphiné http://www.paysvoironnais.info/pages/fr/52/voiron-en-isere.html . Seulement là, c’était une autre histoire ! Avec tout ce qu’il m’avait fait subir, mes enfants n’étaient pas prêts du tout à le recevoir à nouveau et puis sa maigre pension d’invalidité ne lui permettait pas un tel voyage. Oh, bien évidemment, il comptait sur mes finances mais…. Vous savez ce qu’elles en pensaient, mes roupies ??
Niet de chez niet. Je n’avais pas besoin de lui pour profiter du grand air avec mon fils et ma petite fille.

 

On m’a raquettée

 

Nous avions choisi
Une balade facile
Car je deviens un peu sénile.

 
Nous avancions tranquilles,
Raquettes chaussées,
Les doigts non encore gelés.
Au loin disparaissait la ville.

 
Nous cherchions les indications,
La petite marmotte jaune
Qui nous donnait du baume.
Plus nous allions, moins nous la voyions.

 
C’est donc au pif
Que nous suivions mon fils,
Doué du sens de l’orientation.
Il faisait chaud sous les rayons.

 
Les traces partant de tous côtés,
Nous fûmes quelque peu égarés.
Nous devions éviter les pistes de ski,
Le doute nous a pris.

 
Un plus sénile que moi,
Trônant sur un monticule,
Nous aiguilla tout droit.
Je n’étais pas encore ridicule,

 
Sauf que tout droit, c’était à pic.
Mon fils régla  mes chausses
Selon la tactique.
Je me sentis plus haute.


 
J’escaladais, je peinais !
La tête suivait
Mais pas le corps !
J’ai cru que j’étais morte.

 
A bout de souffle
Mais pas de volonté,
Je regrettais mes pantouffles
Et rêvais d’un bon café.


 
Nous atteignirent le lac Achard,
Invisible sous la neige.
En fait, nous marchions blâfards.
Sous nos pieds, le lac était gelé.

 
Deux petites minutes de pause,
Et nous étions transformés
En épouvantails givrés.
Je commençais à avoir ma dose.

 
Mes vieux os s’enkilosent,
Il faut bouger.
Des stalactites s’osent
Au bout de mon nez.

 
La nuit s’impose déjà,
Suivie par le verglas.
Une lampe frontale pour trois,
Nous entamons le retour aux pénates.

 
La  petite joue les éclaireurs,
Mes genoux flagellent
Mon fils a du labeur
Pour rassurer la vieille.

 
Nous finimes la balade
Dans la nuit.
Sans trompettes ni parade,
Mais d’une bonne fatigue nantis.



Je l’invitais donc à venir trois jours chez moi, avant mon départ. Il était heureux d’être là, dans mon vexin et nous nous régalions à l’entrée de l’hiver, des quelques flocons qui feutraient la campagne. Fr… me tendait toujours la perche pour que je l’emmène à la montagne mais il voyait bien que c’était une mission impossible : « Bon, je vais aller passer les fêtes avec ma mère, à houilles
http://www.ville-houilles.fr/article/archive/212/  ». Et oui ! si moi, j’avais pardonné, ce n’était pas le cas de mes enfants et cette sentence lui était très pénible mais il recevait les fruits qu’il avait semés. Cette épée de damoclès restera au dessus de sa tête jusqu’à la fin de ses jours.

Il avait oublié à Merlimont, ses médicaments anti rejet et ça  craignait. Il téléphona à son pote resté là bas, pour qu’il les lui envoie par la poste mais Allan ne pigeait rien à rien et Fr… sentait bien qu’il allait devoir se passer de son traitement.

Nous nous téléphonions tous les soirs. Tandis que nous préparions un petit festin avec mon fils, Fr…. dégustait quelques huitres et une coupe de champagne, bien sagement avec sa maman, qui, vu son grand âge, se coucherait de bonne heure. Ce réveillon de noël, magique à Voiron, était désespérement classique dans les yvelines. FR… me fit croire que pour le nouvel an, il était invité à une super java chez son ex beau frère mais qu’il hésitait à y aller car il y aurait chez eux, certaines de ses ex conquêtes et qu’il ne voulait pas semer la zizanie. Waouh ! quel superbe baratin auquel je ne crus pas une seconde ! Il voulait me rendre jalouse mais je savais trop que sa belle famille n’était pas très fière de lui, je connaissais trop à quel point il était diminué désormais et ses conquêtes…. Laissez moi rigoler !

Mais il joua le jeu du mensonge jusqu’au bout. A dater du trente un décembre à minuit, je ne pouvais plus le joindre, pas plus que le jour de l’an, ni les jours suivants. Je m’inquiétais quand même à cause de ses médicaments anti rejet et du fait de l’état de santé de sa mère, qui n’était pas folichon en cette période. S’était il passé quelque chose ou voulait il me faire croire qu’il s’amusait et avait embarqué quelque nénette ?

......... 334 ème épisode ............. à suivre .......... dans la catégorie "biographie"  

Par Arielle - Publié dans : Biographie "Passionnément"
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 22:18

  I… et Dd… n’étaient pas mariés, seulement pacsés http://www.explic.com/2140-pacser.htm et sans enfant. Les démarches pour la séparation étaient donc assez aisées http://www.grisy.net/article-que-justice-soit-rendue--40052339.html . Suite à son accident, Dd…. eut trois semaines d’arrêt maladie. Il en profita pour aller chez sa nana à Dax. Il ne faisait aucun effort pour trouver une voiture à I…. mais elle, de son côté, bougeait bien pour déménager. Il ne savait toujours pas qu’elle avait trouvé une co-location et de toutes façons, il la croyait incapable d’emporter les meubles toute seule. Il n’imaginait pas à quel point elle était bien entourée. C’est son meilleur ami à lui, qui aida ma fille. Cà ! c’était un comble et il allait bien vite voir que ses potes lui en voulaient de son comportement et commençaient à le lâcher. Ma fille est appréciée partout où elle passe et s’il avait fait un tant soit peu attention à elle, il l’aurait su mais il était aveuglé par son orgueil et ne voyait que son nombril…. Pas brillant, brillant !

En fin de compte, I… possédait bien plus que ce qu’elle pensait. Cela ne se voyait pas car toutes ces choses faisaient partie du quotidien. C’est lorsqu’elle préparait son départ qu’elle en prit conscience et ma foi, elle detenait là encore une belle vengeance ! Monsieur détenait la télévision grand écran, l’ordinateur et la live box mais outre le réfrégirateur, le lave vaisselle et le four que son père leur avait offert, il était tout nu. Lorsque I… enleva les deux canapés qu’elle avait gagné à une loterie, les draps et les rideaux, la commode, le vélo d’appartement, le lit d’appoint, la plaque électrique et la machine à laver, sans oublier pratiquement toute la vaisselle, la place était bien vide et elle voyait déjà la tête de Dd…. lorsqu’il emmènerait sa nouvelle conquête et qu’il n’aurait même pas une casserole, ni une fourchette, ni même un verre pour l’accueillir. Il ne leur restait que quelques chaises inconfortables mais rien de ce qui fait la vie de tous les jours, rien pour flamber devant sa nouvelle proie.

Au bout des trois semaines, Dd… déclara à I…. qu’il partait rendre visite à sa mère au maroc, avec l’autre, et que par conséquent, il n’avait plus assez d’argent pour la voiture, qu’il lui enverrai un chèque de deux mille euro pour qu’elle fasse la démarche elle même. Outre la douleur de savoir qu’il la présentait déjà à ses parents, qu’il l’avait bien vite effacée de sa vie,  la somme proposée était à peine la moitié de ce qu’il lui devait et I…. ne connaissant rien en mécanique, allait forcément tomber sur une arnaque. Il remuait le couteau dans la plaie, il était odieux.

Les beaux parents étaient très chagrinés pour ma fille et lui téléphonaient souvent de l’étranger. Ils redoutaient la venue de cette nénette et cela se confirma. Elle était l’inverse de ma fille et très vite, ils ne l’acceptèrent pas. Dd… se facha avec sa mère et son beau père. Son père légitime aussi lui reprochait sa bêtise. Il s’était mis tout le monde à dos tandis que ma fille agrandissait son cercle d’amis.

Elle dénicha une punto jaune, de très belle allure mais il ne fallait pas regarder sous le capot !  Au bout de trois mois, il y avait déjà tout à refaire et cela lui couta une petite fortune. Elle n’eut même pas le temps de chercher correctement car Dd…., dès son retour de maroc, avait vendu la jeep, sans la prévenir, bien sûr. Mais I…. savourait quand même l’effet « espace vide » du lieu qu’elle avait quitté « Tu te rends compte ! tu ne m’as même pas laissé une fourchette ! Et la plaque électrique… comment je cuisine, moi ? Je ne peux même pas emmener qui que ce soit à la maison ! » « J’ai pris ce qui m’appartenait »…. Dd… était comme un con avec sa télé grandeur nature et ses idées machistes.

Mon ex, le père de ma fille, se maria à la même époque et I… fit le voyage à Paris pour assister à la noce. Elle était heureuse de revoir tous ses copains, elle retrouvait ses habitudes à la maison, cela lui faisait du bien.

Fr….. avait sagement attendu que je revienne de vacances pour me donner des nouvelles http://www.grisy.net/article-l-occasion-qui-fait-le-lardon-38373706.html . Il était devenu adorable et lorsqu’il apprit tout ce qui était arrivé à I…., il se montra outré, choqué ! Il avait simplement oublié qu’à quelques choses près, il m’avait fait la même et je pris un malin plaisir à le lui rappeler. Il ferma son caquet un instant puis insista pour que l’on se voie « Ok. Tu n’as qu’à venir le week end prochain ». Il arriva tout content de me voir et nous passâmes à nouveau trois jours dans la gaité. Il avait toujours son problème d’impuissance suite à sa maladie http://www.grisy.net/article-36912266.html mais il se montra respectueux et cela m’allait bien.


 ......... 333 ème épisode ............. à suivre .......... dans la catégorie "biographie"  

Par Arielle - Publié dans : Biographie "Passionnément"
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 22:13

 Monsieur s ‘amusait tandis que ma fille souffrait http://www.grisy.net/article-l-ignominie-39687154.html . Il devait partir le mois suivant, en mission outre mer. Il y tenait beaucoup car le salaire était fort dans ces cas là.  Cela laissait un peu de temps à I… pour se retourner et trouver une solution adaptée à son maigre budget. Il rentra de chez son père, la gueule enfarinée et sa nana dans la tête. Durant ces quelques jours, il n’avait même pas passé un coup de fil pour savoir si l’examen à l’hôpital s’était bien passé. Je n’oublierais jamais l’angoisse de ma fille lorsqu’elle s’était réveillée de son anesthésie et qu’elle réalisa qu’il ne s’était pas inquiété une seule seconde de son état de santé. C’était un cauchemar !

J’avais regagné la capitale car …. Travaille oblige ! mais j’en avais gros sur la patate de laisser I…. désemparée mais que faire lorsqu’on est loin de ses enfants et qu’on les sait malheureux ?

 

Que faire ?

(Question sans réponse)

Y a pas d’argent,
Y a pas d’amour,
Y a qu’de la misère
….. Que faire ?

La guerre à Lucifer ?
La tête aux « bien séants » ?
Lutter encore et toujours,
Lutter à en crever !

Y a pas d’bonheur
Tout fout l’camp,
Y a qu’des gageures
Au secours…..Maman !

L’argent pourrit la vie
A celui qui en manque,
L’amour n’est que trahisons,
On nous prend pour des cons…

… Que faire ?

Prier, invoquer, palabrer ?
Jeter des sorts ?
Il est difficile d’accepter sa route
Sans quelques plumes laisser dans la déroute.

Plumé…. À poils !
Que faire quand on est tout nu,
De tout dépourvu
Et délaissé sans aucune morale ?

Que faire ? comment faire ?
Avec qui ou quoi faire ?
Là est la sempiternelle question :
Faudrait les sentiments jeter aux lions.

Car il est là le problème,
Le bas blesse dans nos cœurs.
Heureux les insensibles, ils tiennent les rennes :
Ce sont eux les vainqueurs.

… Mais que faire lorsqu’on est généreux ? ?

 

 

Il leur fallait régler le problème de la jeep. I… ne pouvait pas rester sans véhicule, elle était bien trop loin de son travail. Elle n’avait pas les moyens d’acheter quoique ce soit et moi, je comptais les malheureux centimes égarés au fond de mon porte monnaie. Son frère aussi était dépouillé de blé et puis, quand même, ce foutu tordu de gendarme lui avait fait vendre sa clio pour parader au volant du gros 4x4 ! Il devait la rembourser, c’était un minimum, surtout que lui et sa famille en avaient plein les fouilles !  Seulement voilà, il ne voyait pas la chose du même œil que nous et lui proposa de lui trouver une occasion avant son départ à l’étranger. En attendant, il acceptait qu’elle utilise la jeep. Ce n’était pas de bonne guerre et cela me mettait hors de moi. J’étais convaincue qu’il allait lui trouver une épave.

I… devait également s’enquérir d’un toit. Ce n’était pas une mince affaire car notre pédant s’imaginait qu’elle allait retourner chez sa maman et ne bougeait pas un petit doigt pour l’épauler dans sa démarche. Elle avait déjà tout quitté, à deux reprises, pour ce monstre, elle n’allait pas maintenant laisser un job valorisant qu’elle venait de dénicher après tant d’efforts ! Quel idiot ce type ! Et dire qu’on demande des diplômes pour entrer dans la gendarmerie…. Je me torturais l’esprit pour tenter de comprendre dans quelle case de son cerveau il avait réussi ce tour de force !!

I… ne devait pas craquer. Sa place de responsable ne le lui permettait pas, alors elle pleurait avant d’aller au boulot, pendant les pauses où elle fuyait la compagnie de son équipe, entre deux clients où elle prétextait devoir mettre à jour les fichiers sur l’ordinateur. Elle était d’une immense force morale et le soir, à peine sortie, elle m’appelait emplie de désespoir.

Ses collègues et sa hiérarchie avaient bien perçu que quelque chose clochait mais ils pensaient que c’était dû aux résultats de son examen  gastrique. Ils ne la questionnaient pas mais surveillaient discrètement. Un collègue plus perspicace que les autres décela son désarroi et chercha la faille. I…. ne put contenir sa douleur qui perlait sur son visage et cracha le morceau.

A cet instant, un énorme élan de solidarité plana dans le magasin. C’est ça la vie en province : on se serre les coudes. Deux collègues lui proposèrent une colocation pour qu’elle puisse « se refaire », les autres organisèrent chaque soir, une soirée pour la distraire. Elle était vraiment bien entourée et je respirais un peu.

Ma fille choisi de vivre chez celui qui avait réussi à ce qu’elle se confie. Il venait de faire construire sa maison et ses traites lui pesaient beaucoup. Ainsi, en rendant service à I…., il soulageait aussi ses finances. C’était l’embellie pour tous les deux. I… se retrouverait d’un appartement austère en milieu militaire, vers une jolie petite maison à deux pas de la forêt, au grand air. Elle occuperait la chambre d’amis et lui, retombait sur ses pattes. Jolie manœuvre venant du cœur en premier lieu.

Elle décida de faire son déménagement lorsque Dd… serait parti en mission. Elle ne lui avait rien dit et il s’inquiétait de voir qu’elle restait là « Que vas tu faire ? » « Sais pas » « Tu vas retourner au mobil home de ta mère ? » « Non, tu m’as trouvé une voiture ? » « J’ai du mal ». En fait, il ne cherchait pas, persuadé qu’elle retournerait chez moi et que j’assumerais tout. « Je ne vais pas quitter mon travail, il me faut une voiture ! ». Il ne comprenait plus rien, si tant est, qu’il eut la capacité à gamberger. « Ce week end, je vais à Dax » http://www.ville-de-dax.fr/default.asp?IDPAGE=83&cnf=1|B0314EB5 . C’était là qu’il prenait son pied avec l’autre, ex copine d’un pote gendarme qui les avait présentés alors qu’il connaissait bien ma fille puisqu’elle vivait à la gendarmerie et participait aux soirées dans le mess. Bravo les copains destructeurs de couples !!

Sur ces mots, Dd… s’en alla à la piscine et I… resta seule. Coup de fil inattendu « Dd… a eu un accident, il faut l’emmener à l’hôpital ». Il venait de se couper un doigt, il y avait urgence. I… ne bougea pas. La logique des choses lui rendait la monnaie de sa pièce. De plus, cela entravait sa mission outre mer, il ne pouvait plus partir et I… savait combien c’était une punition pour lui. Elle eut enfin un sourire.

Il rentra le soir même mais devait se faire opérer dans deux jours et demanda à I… de l’accompagner car l’épreuve lui semblait rude. Ah ! tiens donc… n’avait il pas abandonné ma fille pour son examen ? Qu’espérait il ? Mais il savait que ma fille a bon cœur.

I…. l’emmena jusqu’au bloc opératoire et lui déclara « Bon, je te laisse là, j’ai autre chose à faire. Tu rentreras en ambulance » « Mais… tu n’attends pas l’opération ? » Elle lui jeta un regard noir, tourna les talons et le laissa choir. Bien vu ma fille ! je ne peux qu’applaudir. Tu as déjà été bien généreuse de le véhiculer !


 ......... 332 ème épisode ............. à suivre .......... dans la catégorie "biographie"  

Par Arielle - Publié dans : Biographie "Passionnément"
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