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Le 15 mai, c'est la fête des profs au Mexique,
........ C'était aussi la grêve des profs en france <<<<<<< Clic sur l'image
......... Cherchez l'erreur ! .........
Cherchez l'erreur ! ......... Cherchez l'erreur !]]>fr2008-05-16T10:35:24Z
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Mardi 13 mai 2008 à 18 h, a eu lieu au Musée Daubigny à Auvers-sur-Oisele
lancement du premier ouvrage édité de Luc Hazebrouck, qui paraît cette semaine auxEditions Mots Migrateurs.Il s’agit d’un petit livret présentant trois « Lettres de
Lucco ».Luc, c'est un café thêatre à lui tout seul ! Pour lutter contre la morosité........ entrez dans le monde de Lucco.
Que vous le vouliez ou non, Luc vous entraîne au coeur de ses "lettres de Lucco". Vous êtes dans l'action, vous ne pouvez qu'être acteur.......... C'est un beau voyage, à chaque fois
!
Pour vous donner un aperçu, voici une lettre de Lucco extraite
de la Collection "femme de Lucco" de Luc Hazebrouck
Je ne
suis pas moi
Cher ami,
Ecoutez, j’ai des doutes sur qui je suis. Récemment, j’ai eu des preuves que je n’étais pas moi. Je m’inquiète. Je
suis dans la rue et je crois marcher au hasard et en toute liberté quand peu à peu mes pas me guident vers un grand magasin que je déteste. Impossible de résister, je suis mené par le bout du
nez, comme par un fil, une fois que j’y suis entré. Je veux sortir mais le fil qui me dirige est très tendu, tendu vers un achat que je n’aurais jamais fait. Une sorbetière. Je me retrouve en
pleine rue, avec cette volumineuse sorbetière familiale sous le bras. Qu’est-ce que je vais en faire en plein hiver ? Même ma femme, qui a pourtant les idées larges, n’en voudra pas. Je vois
bien que parfois je ne m’appartiens pas. Une autre fois, sans savoir pourquoi, je vais dans une librairie. Pourtant, je m’étais promis de ne plus pénétrer du tout dans ce lieu de perdition. Ma
maison est déjà pleine à craquer de livres. Seulement, ça été plus fort que moi, au bout de dix minutes, je me suis retrouvé dans la rue avec une dizaine de livres sous le bras. La lecture est
une drogue dure. Que faire dans ces conditions ? Ne pensez-vous pas que nous sommes rarement libres de nos actions. Nous croyons l’être mais, en fait, le plus souvent, des fils invisibles
dirigent nos existences.
J’ai demandé l’aide de ma femme : « Dis, tu ne pourrais pas, avant que je sorte, couper systématiquement tous les fils
qui se trouvent tout autour de moi. » Naturellement, pour me faire plaisir, elle m’a fait une coupe rase tout autour de mon enveloppe corporelle. D’ailleurs, il ne me reste plus beaucoup de
cheveux… mon veston et mon pantalon ne tiennent plus que par un fil. Elle a fait ce qu’elle a pu : elle a coupé tout ce qui était visible et très consciencieusement. Je n’aurais pas fait mieux.
Seulement en sortant, j’ai compris qu’elle n’avait pas fait assez : le fil qui me tient est invisible. Il ne suffit donc pas de couper au petit bonheur la chance. Il faut couper le bon
fil.
Maintenant, à chaque fois que je sors dans la rue, j’ai dans la poche des gros ciseaux. Et dès que je me sens tiré, ne
serait-ce qu’un tout petit peu vers la droite ou vers la gauche dans une rue commerçante, je sors mon instrument, je fais de grands gestes et je cisaille tout ce qui bouge ou semble bouger.
Chez moi aussi je fais de même, par exemple, lors de réunions de famille de nombreux fils invisibles nous relient les uns aux autres. Je me sens comme une mouche prise dans une toile
d’araignée. Par exemple, avec ma mère, il y en a tellement que je ne sais plus où il faut couper.… Résultat, je blesse souvent mon entourage et aussi des étrangers dans la foule, sans parvenir
à me débarrasser de ces fils malheureux qui gouvernent ma vie contre moi.
Voyant la faible efficacité et la dangerosité de mes manières, j’ai décidé, plusieurs fois par semaine, d’effectuer
des séances d’observations très intenses sur mon comportement intime, comportement qui, jour après jour, ne cesse de m’étonner. Je m’enferme donc dans une chambre débarrassée de tous ses
meubles, afin de ne pas les abîmer inutilement et je demande à ma femme de ne surtout pas ouvrir la porte afin de ne pas être blessée. Et là, dans le silence et le noir, dans le calme et la
concentration je m’observe longuement pendant des heures. Là, j’entrevois les fils qui dans la vie quotidienne paraissent si invisibles et un à un je les coupe. Evidemment cette opération n’est
pas sans risque. Je le sais à mes dépens. Vous croyez couper un fil et vous plantez malencontreusement les ciseaux dans votre chair. C’est ainsi que je me suis souvent blessé au sortir de ces
curieuses séances. Des flots de sang pour un malheureux petit fil de rien du tout. Parfois, c’est à se demander si la liberté acquise en vaut vraiment la peine. Seulement, je perçois au bout du
compte que j’ai gagné en mouvements possibles dans ma vie quotidienne, ce qui est tout de même, vous en conviendrez, fort appréciable. J’ai aujourd’hui un corps pouvant s’épanouir davantage
dans son espace. Si je veux, je peux faire les pieds au mur ou marcher sur la tête ou faire des sauts périlleux sans m’occuper de ces fils invisibles contraignants. D’ailleurs, depuis que j’ai
gagné cette nouvelle liberté de mouvement, je veux la faire partager à d’autres, mais il faut l’avouer avec des succès peu probants.
*
Ainsi récemment ma femme et moi, nous sommes allés voir un spectacle. Un spectacle de marionnettes. Quand j’ai vu, sur scène, ces pauvres créatures tenues par des fils agir comme si elles
étaient libres alors qu’elles ne l’étaient pas, mon sang n’a fait qu’un tour ! J’ai bondi, ciseaux en main, pour, tous les couper. Je pensais qu’on allait me remercier, même si ma femme m’avait
averti que j’étais en train de commettre une erreur. Je pensais, moi, que je faisais bien. Seulement, le marionnettiste ne l’a pas entendu de cette oreille : j’ai été éjecté du théâtre, manu
militari. Il s’en est d’ailleurs fallu d’un fil, que je passe de vie à trépas. Ma femme m’a ensuite rejoint et nous sommes rentrés silencieusement chez nous, en suivant chacun le fil de
nos pensées… Je me demande si, insidieusement, elle ne me préférait pas avant.
Qu’en pensez-vous ? Ne me répondez pas, je sais, ô combien, qu’il est difficile de dénouer le nœud de nos existences…
Bien amicalement. Lucco.
]]>fr2008-05-15T12:45:18Z
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fr2008-05-09T22:20:07Z
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Je me sentais heureuse…happy, you know ? J’appréhendais beaucoup ce retour de vacances car je pensais que Fr….. ne serait pas pressé de me revoir et je n’attendais pas grand chose de cette journée. Je m’étais trompée. Il était encore plus amoureux que
moi et maintenant, après ces trois semaines de séparation, je savais…nous savions à quel point nous tenions l’un à l’autre. Il n’y avait aucun doute possible. Nos retrouvailles furent grandioses et
j’en ai encore le goût sucré qui parcoure mon corps et me fait frissonner. Cet homme faisait mon bonheur, j’espérais que cela durerait éternellement et
même au delà. Notre amour était parfaitement réciproque : nous étions sur la même longueur d’ondes. Lors de ces retrouvailles, j’ai compris lorsqu’il m’a déclaré « j’avais oublié à quel
point c’est bon » qu’il m’était resté fidèle tout ce long temps. S’il avait oublié, c’est qu’il n’y avait pas eu droit. Et puis sa manière de me toucher, ses regards, ses mots parlaient mieux
qu’un livre. Mes vacances avaient été merveilleuses et pourtant il m’avait tellement manqué….j’osais imaginer celles que nous passerions ensemble, plus tard et j’avais hâte que ce vœu se
réalise.
Cette première semaine de septembre restera à jamais grâvée dans ma mémoire et
dans mon cœur tant mon amour me comblait. C’était comme s’il avait eu un déclic, une révélation. C’était certainement le résultat de nos trois semaines d’éloignement. L’apothéose fut lorsque,
pris d’un besoin vital d’être près de moi, il se débrouilla pour m’emmener à Merlimont http://www.grisy.net/article-16737374.html un week end entier ! Trois jours ! ! Et c’était lui qui avait provoqué
cette situation. C’était la première fois en quarante six ans que l’homme que j’aimais faisait des pieds et des mains pour être à mes côtés. Je n’avais rien eu à demander et je pensais avoir rêvé
ce trop plein de bonheur que l’on pourrait presqu’appeler miracle. Il avait prit des risques inconsidérés, s’était disputé avec sa femme, était passé prendre les clefs chez sa mère et avait
débarqué à la maison en pleine nuit. N’étant pas sûre qu’il viendrait car n’y croyant pas vraiment vu les obstacles que sa femme lui fourrait en permanence dans les pattes, je m’étais couchée,
triste.
Il s’en passe des choses pendant notre sommeil ! Fr……. arriva donc à la
maison vers deux heures du matin, trouva porte close, sonna et resonna une vingtaine de fois….rien à faire : quand je dors, je dors ! Je suis sourde comme un pot. Il arriva à pénétrer
dans la petite cour qui me servait de jardinet (il m’avait dit avoir trouvé le portail ouvert ce dont je doutais car j’étais certaine de l’avoir fermé comme tous les soirs avant de me coucher
mais peut être que dans mon subconscient j’avais délibérément omis de verrouiller ! je ne savais plus) puis se heurta à la porte d’entrée de la maison, bien cadenacée, celle là. Il frappa
aux carreaux, lança des cailloux…..rien à faire : je roupillais. Tenace, mon amour ! Il entreprit l’escalade vers la fenêtre de ma fille I……, restée à entrebâillée à
l’espagnolette http://fr.encarta.msn.com/dictionary_2016006511/espagnolette.html . Il fallait monter sur la table de jardin déjà bancale puis sur le petit toit en bois. Il y
parvint mais son quintal le trahit ….. le bois céda, il était vermoulu, pas bon pour des goujats et tranché en fines lamelles. Mon amour se cassa la figure du toit. Meurtri mais toujours
déterminé à emmener sa belle, il réquéquépèta depuis le zébut (repart à zéro), tailla un bout de bois en biseau pour faire sauter l’espagnolette et cette fois fit une entrée triomphale en
plongeant sur le lit d’I……. qui fort heureusement dormait chez son mecton ce soir là.
Notre héros ne se sentit plus de joie et pénétra illico dans ma chambre, me
trouvant ronflante, ronflante, ronflante. Il avait soif et traversa la maison pour se servir une bière bien fraîche puis refit son apparition : dans mon lit cette fois. C’est là et seulement
là que je me suis réveillée ! « I…… ? » balbutiais je pensant dans mon sommeil qu’elle était revenue, puis très vite mes neurones firent un tour « C’est toi ! Tu es
venu ! »……la maison entière retentissait de ma liesse. « J’avais tellement envie de te voir ! Je voulais tellement t’emmener à Merlimont ! » Ce furent ses premiers
mots qui claquèrent comme une déclaration d’amour, si belle et forte à la fois. Nous nous sommes enlacés. Le bonheur était à son comble.
Deux ou trois fois, il me dit « tu es prête ? On y va ? »
« Oui » puis nos baisers nous clouaient dans le lit et vers quatre heures trente du matin, il s’endormit alors que j’allais me taper le bout de camembert qui siégeait au fin fond du
frigo….l’amour : ça donne faim.
Nous nous réveillâmes vers dix heures. Je fis le p’tit déj. Le temps d’être fin
prêts à prendre la route : il était déjà treize heures quinze. Il avait volontairement oublié son portable chez lui, ainsi elle lui foutait la paix.
Nous sommes arrivés à Merlimont vers quinze heures trente, avons fait une halte
à Etaples http://www.grisy.net/article-13720410.html sur le port, acheté le repas du soir : nous avons pris du bon temps au soleil et dans
les dunes aussi. J’adorais lorsqu’il me promenait dans les endroits qu’il fréquentait avec son père. J’avais tout aimé de cette journée. Le soir, il me fit un festin d’huitres et barbecue. Nous
avons joué à un jeu de société que je ne connaissais pas (notez qu’il faut une bonne dose d’amour pour me faire participer à ces jeux car en général, cela ne me branche pas des masses). Nous
étions heureux et pourtant il était perturbé car à peine avions nous mis les pieds dans la maison que le téléphone sonnait tant qu’il pouvait. Il a fini par répondre : c’était sa mère. Elle
s’inquiétait. Forcément, dans notre délire, nous n’avions pas pensé aux autres. Il n’avait pas appelé chez lui ni prévenu sa mère qu’il était bien arrivé. Tout le monde le cherchait si bien que
les voisins avaient été alertés et avaient confirmé ne pas l’avoir vu. Rappelons qu’il aurait dû arriver dans la nuit et que nous avons ouvert la maison seulement vers dix sept heures !
« Tu as découché ! Avec qui es tu ? » : Ce furent les premiers reproches de sa maman. Puis il a dû affronter son boulet de femme et là : ça se corsait. La crainte
qu’elle débarque l’a envahit et je le sentais tendu mais cela n’a pas gâché notre soirée. Couchés à trois heures trente, nous avons fait durer le plaisir une bonne partie de la nuit, bien décidés
à nous lever pas trop tard car il avait prétexté d’arranger la maison et il fallait bien qu’il s’affaire quelque peu pour être un tantinet
crédible.
Neuf heures : no problemo. Je descendis faire le p’tit déj puis après que
nous soyons lavés je partis faire quelques courses pour lui laisser le temps de bosser un peu. Pour sortir et entrer dans la maison, je devais me cacher à cause des voisins et Fr…… m’a avoué en
avoir assez que nous soyons obligés de faire attention aux autres, de dissimuler notre amour. Cette nouvelle déclaration me fit plaisir. Enfin ! Quelqu’un qui voulait me montrer ! J’eus
le sentiment d’être reconnue pour moi même et j’ai savouré cette sensation.
......214ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie..............
]]>fr2008-05-08T21:54:36Z
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fr2008-05-07T12:22:16Z