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L'Univers d'Arielle

L'Univers d'Arielle

J'aime les mots, les affiches anciennes, les BD, les dessins animés, la mer et tant d'autres choses ! En bref, j'aime la vie. Je suis fan de Brassens, Jean De La Fontaine, Brel, Rimbaud, Gainsbourg, Pierre Perret, Renaud....

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Partout où j’irais, les potes iront …. Potiron et patapon !

Tout compte fait, j’étais beaucoup mieux appréciée que ce que je pensais http://www.grisy.net/article-30294778.html ! Je n’ai pas eu à chercher très loin. Un pote d’un pote d’un pote me trouva un autre pote déménageur qui me prêtait un garde meuble sans limite dans le temps et qui se proposait de faire le transfert avec ses potes. Plus on est de fous, plus on rie et je pus vérifier cet adage « partout où j’rais les potes iront ». Le bouche à oreille, le système D, tout cela, ça fonctionne à merveille. Je n’avais jamais vu de garde meuble de ma vie et j’avais entendu que ça coûtait une petite fortune. J’étais bien fortunée d’être si bien entourée ! Rendez vous était pris pour le week end suivant.

Le camion se gara devant ma fenêtre basse http://www.grisy.net/article-14652897.html où j’avais tant profité des caresses du soleil, face au parc où les chouettes hululaient la nuit. J’avais acheté des canettes de bière pour encourager ma future main d'oeuvre. L’un sifflotait, l’autre chargeait tandis que I…. et moi, nous régalions de ce spectacle. C’était un travail colossal et qui se passait dans la bonne humeur et la joie. Et puis, ce plaisir de passer le mobilier par la fenêtre ! Pas d’escalier biscornu ou de porte étroite imposant une gymnastique rocambolesque pour que les pieds du lit ne se coincent pas, pas de tracas. Pour midi, je préparais des sandwich pour tout le monde, comme je sais si bien les faire…….. un peu de pain pour la déco et beaucoup, beaucoup de bonnes choses à s’en lécher les doigts. I…. avait l’eau à la bouche ! Ca la changeait du fast food pris sur le pouce, à son heure de pause. Ils étaient alertes les potes des potes des potes et le camion fut vite rasasié. Il restait deux trois bricoles et une vitrine qu’avec la meilleure volonté, nous n’avions pas pu entasser. Une épingle à cheveu ne trouvait même plus sa place. Tout était bien sanglé, nous nous apprêtions à partir quand surgit comme un diable de sa boîte, Fr…. le magnifique ! http://www.grisy.net/article-4940683.html . « Tu déménages ? » Cette fois, je ne pouvais pas prétexter une brocante, la maison était quasiment vide « Ben, voui ! » « Comme ça, sans prévenir ! » « Ma vie ne te regarde plus ». Fr…. s’assit sur le rebord de la fenêtre, pensif et hagard. « Allez, on y va. Si tu veux, tu nous donne un coup de main ». Chacun prit son automobile, I… emmenait les chats, Fr…. suivait, le camion fermait la marche. Je jouais les éclaireurs avec malice, pensant à la tête de Fr…. lorsqu’il découvrira mon mobil home. J’avais juste oublié de prévenir que le petit chemin bordé de lucioles et qui mène à mon domaine, était quelque peu caillouteux et en côte ! Je m’inquiétais de savoir si le camion pourrait arriver jusque là.

Nous fîmes une première halte au garde meuble. Dans un grand hangar étaient superposées d’énormes caisses de bois. Je cherchais du regard la pièce où mes meubles seraient à l’abri. Il n’y avait que des caisses, des caisses partout. Je ne comprenais pas et je n’osais pas poser de questions, j’aurais eu l’air naïve, alors je laissais faire. Mes meubles étaient maintenant déposés devant ces conteneurs. Il fallait avoir de la force pour les ouvrir tant les crochets étaient costauds et je découvris des mètres cube d’espace dans ces boîtes. Il en fallu quatre pour tout ranger, soit environ vingt mètres cube. J’étais dans un univers bien singulier et mes yeux s’écarquillaient ! C’était donc ça un garde meuble http://garde-meuble.comprendrechoisir.com/comprendre/garde_meuble  !

Rassurée, je classais soigneusement les numéros des boîtes dans mon portefeuille et j’entrainais mon petit monde vers la campagne. Tout près du terrain de camping, je fis une halte et prévins le chauffeur du camion qu’il allait devoir transformer son bahut en quatre quatre, que la route était du genre sinueuse. Il était largement amusé « Vous inquiétez pô ma brav’ dame, on a l’habitude ! » « Bon, je vous aurais prévenu….. » J’enquille la première, lâche le volant dans les creux et les bosses pour ne pas m’éclater la clavicule contre la portière de la voiture, jette un œil vers mon cortège, « ah ! ils ont l’air de suer à grosses gouttes ! » mais ils suivent bien. Je passe mon badge pour ouvrir la barrière des gardiens et entâme direct la montée vers mon hâvre de paix. Elle est raide, la côte, fendue au centre par les éboulis de cailloux lors d’intempéries et il faut aborder une manœuvre à angle droit pour pouvoir se parker. Il faut monter d’une traite, sinon on repart en marche arrière sans même l’avoir demandé. Il faut avoir le compas dans l’œil !

Avec nos petites voitures, nous nous en sortions à peu près correctement mais le camion……. Dérapage non contrôlé, manœuvres en marche arrière dans le chemin croisant l’avenue des champs élysées http://www.grisy.net/article-29993231.html ….. Non ! Ils n’y arrivaient pas. Il ont dû gravir la pente jusqu’au bout pour pouvoir faire demi tour dans la superbe clairière, tout là haut près du cerisier géant en fleurs et redescendre en marche avant pour ne pouvoir se garer que dans le chemin, empêchant quiconque de passer. Heureusement qu’ils avaient un bon frein à main !

Fr…. restait muet comme une carpe et je riais, je riais, je riais !

.......... 294 ème épisode ............. à suivre .......... dans la catégorie "biographie"

Publié le 20/04/2009 à 22h29 dans Biographie "Passionnément"

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